La maison d’habitation, grande pour l’époque (environ 130 m2), est une bâtisse construite entièrement en torchis et colombages. La façade à l’origine en colombages, est recouverte de briques à la fin du 19e siècle début du 20e. A l’arrière, côté potager, elle présente toujours une magnifique façade en colombages.
Elle se répartit sur trois niveaux :
au rez-de-chaussée on entre dans une grande cuisine avec une large cheminée où trône un poêle. Là mangeait toute la famille ainsi que les ouvriers agricoles employés lors des gros travaux agricoles (jusqu’à 15 personnes), donnant d’un côté sur un débarras, et de l’autre côté sur une salle appelée « la glacière », et enfin une laiterie.
un escalier en bois dessert un 1er étage avec 4 chambres,
au 2ème étage un grenier. Exceptée une d’entre elles, les chambres n’étaient pas chauffées, il fallait bien se cacher sous les couvertures ! La toilette se faisait avec des bassines d’eau chauffée qui étaient montées à l’étage. De nos jours, une douche a été installée au rez-de-chaussée.
A droite de la maison, on aperçoit une citerne de récupération des eaux de pluies, avec sa margelle et son mécanisme, qui donnait l’eau pour la cuisine. Le château d’eau a été mis en service en 1956-58.
A gauche une buanderie est installée dans une tourelle. La buanderie comportait une grande chaudière (avec un tuyau en guise de cheminée), pour laver le linge et un grand trépied pour tenir le baquet. Le linge lavé une fois par semaine était étendu sur une longue corde à linge qui allait loin dans le pré derrière.
A l’arrière de la maison, un grand jardin potager en partie clos de murs (vieux de près de 300 ans) ou de haies, nourrissait toute la famille : haricots à rames, à pied (conserves dans des bocaux en verre), carottes, salades, betteraves, choux de Bruxelles, salades, poireaux, etc…
Ce potager aurait nourri un monastère de moniales de l’Abbaye de Notre Dame de Bondeville aux XVIe et XVIIe siècle (à la place de l’entreprise pharmaceutique ASPEN).
Au-delà du potager se trouvait une grande prairie puis des vergers (jusqu’à 100 arbres fruitiers).