LE guide touristique du Médoc – Patrimoine du Médoc
LE guide touristique du Médoc – Patrimoine du Médoc
⬆️ photo : Steph du Médoc
Le Château Belgrave, Cinquième Cru Classé en 1855, possède une histoire architecturale assez singulière qui le distingue de ses voisins médocains souvent plus "ostentatoires".
Voici les points clés de l’évolution de son bâti :
Contrairement à d'autres domaines qui ont été construits d'un seul bloc comme des résidences de prestige, Belgrave était à l'origine, sous le règne de Louis XV, un simple pavillon de chasse.
Sa situation en bordure de la commune de Saint-Julien (dont il n'est séparé que par un ruisseau) explique son usage initial pour la vénerie.
Le nom "Belgrave" vient d'ailleurs de son terroir de "belles graves", mais l'aspect résidentiel est resté longtemps secondaire par rapport à l'exploitation agricole.
C’est au cours de ce siècle que le bâti s'est structuré pour devenir une véritable exploitation viticole de renom.
La famille Coutanceau a largement contribué à l'assise du domaine.
Lors du célèbre classement de 1855, le domaine était connu sous le nom de Château Coutanceau. Le bâtiment principal que l'on voit aujourd'hui reflète cette architecture sobre et élégante typique du Médoc, sans les fioritures néogothiques que l'on retrouve ailleurs à la même époque.
C'est à cette famille que l'on doit le nom actuel. En 1845, Bruno Deon rebaptise la propriété "Belgrave". Architecturalement, le domaine conserve cette structure en "U" caractéristique, où les bâtiments d'exploitation (chais, cuviers) encadrent la cour d'honneur et font face à la demeure de maître.
Le tournant majeur pour le bâti contemporain a lieu en 1979, lorsque la maison de négoce Dourthe reprend l'exploitation.
Restructuration technique : Les chais ont été entièrement rénovés pour intégrer la gravité et une gestion parcellaire ultra-précise.
Esthétique : Le château a bénéficié de restaurations importantes pour préserver ses façades en pierre de taille tout en modernisant les espaces de réception, alliant le cachet du XVIIIe siècle à une efficacité technique moderne.
Source : Gemini