LE guide touristique du Médoc – Patrimoine du Médoc -
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le Port de Goulée à Valeyrac


 

Vers la fin du XVIIIème siècle, la culture de la vigne favorise l’expansion de ce petit port 

dont l’activité était partagée entre les transports fluviaux et la pêche.

 

 

image Jean-Claude Jelia




D’après l’abbé Baurein, le port est aménagé au moment des travaux d’assèchement du marais de Lesparre, vers 1648.

En 1708, Claude Masse représente les marais de Queyrac et de Lesparre "desséchés en 1648" : deux chenaux dits de Goulée présentent un tracé rectiligne et parallèle traversant les terres drainées et reliant Gaillan et Lesparre à l'estuaire. Chacun des chenaux est doté d'une écluse installée au niveau de la route du port ; en aval de ces deux écluses, les chenaux se rejoignent pour former un estey commun qui forme l’"embouchure du chenal de Goulée ou il entre de grosses barques" ; un magasin est aménagé à la confluence.

La carte de Belleyme, vers 1763-1764, distingue le petit (au nord) et le grand (au sud) chenal de Guy.

L'abbé Baurein précise, vers 1784-1786, que "c’est aussi dans ce chenal qu’on embarque les denrées des paroisses circonvoisines, entr’autres de Valeyrac, Gaillan, Queyrac et de Vendays".

Dans les années 1840, le port est estimé comme "le plus considérable de tous les ports de la côte et offre le plus d’avantages". Le rapport de l’ingénieur Chambrelent, du 6 octobre 1844, le décrit comme un port "des plus commerçants de la rive gauche de la Gironde, [qui] dessert plusieurs communes du Bas-Médoc ; il est d’autant plus actif aujourd’hui, qu’il s’est établi dans les 2 chenaux qui le précèdent, une petite navigation qui permet de faire les transports par eau sur une assez grande longueur". C'est à dire jusqu'à Lesparre. Des travaux d’améliorations sont engagés en 1847 et en partie achevés en 1851. Ils consistent en la construction d’un perré en amont de la route, au redressement du coude du chenal et à l’établissement d’un terre-plein pour le dépôt des marchandises.

Entre 1870 et 1872, de nouveaux travaux sont exécutés pour redresser le chenal. Ils sont réalisés par l’entrepreneur Chaudru.

Entre 1887 et 1888, un nouveau pont d’écluse est construit sur le chenal de Goulée par les syndicats de Lesparre et du Polder de Hollande. Cet aménagement nécessite l’établissement d’un mur de quai sur la rive gauche du chenal, dans le prolongement de la cale inclinée et l’aménagement des fondations de l’ancien pont en un "petit gril de carénage susceptible d’être utilisé par les bâtiments de faible tonnage qui fréquente le port".

Au début du 20e siècle, le port semble en mauvais état et fait l’objet de dévasements réguliers.

Dans les années 1920, divers arrêtés préfectoraux autorisent la construction de cabanes-abris et l'occupation temporaire du sol. Construites en bois, elles sont dédiées à l’exploitation de la pêche aux huîtres et au stockage du matériel et des embarcations.

Au début des années 1990, le port est converti en port de plaisance et en halte nautique. Des pontons flottants sont alors installés.

Source : dossiers inventaire d'Aquitaine










Valeyrac
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