LE guide touristique du Médoc : Patrimoine du Médoc


Le Pian-Médoc

Les origines de la Commune indiquent que la paroisse de Le Pian Médoc faisait partie en 1525 du Fief d'Agassac dont le seigneur était Jean de Sault. En 1601, la chatellerie de Blanquefort éclate et la seigneurie de Le Pian voit le jour avec pour seigneur François d'Alesme. Cette seigneurie se trouvait dans la maison noble de Geneste qui restera dans la famille d'Alesme jusqu'en 1768.

La légende voudrait que le nom de la commune soit lié à celui d'une maladie. Il existe en effet une maladie infectieuse, chronique des régions tropicales, dont la symptomatologie est comparable à celle de la syphilis : la maladie du "Pian". Mais les différentes recherches effectuées notamment auprès des archives départementales de Bordeaux et du Port autonome, montrent en réalité qu'il n'en est rien.L'Histoire de Bordeaux de Charles Higounet, ainsi que les publications des professeurs Dauzat et Rostaing de l'Université d'Aix, font plutôt pencher pour une origine provençale, "Péa" ou "Péda" qui signifie terrain à bâtir impropre à la culture. Il semble en fait que la légende relative à la maladie du "Pian" ait pour point de départ une tentative d'explication de l'habitat dispersé.

L'étendue de la Commune et son habitat dispersé si caractéristique s'expliquent en partie par son histoire. En effet, si l'on se penche sur le passé, les archives révèlent que les différents lieux-dits comme Feydieu, Auquin ou Le Poujeau étaient auparavant de véritables villages qui n'ont été englobés et rattachés que bien plus tard. D'où aujourd'hui cette structure si particulière de hameaux et ces distances importantes à parcourir entre la mairie et l'église distantes de plus de trois kilomètres.



La localité du Pian est présente dans les textes médiévaux et les actes gascons sous la forme de "Daupian". À l'ouest de la commune passe le tracé de la levade, l'ancienne voie romaine reliant Bordeaux au médoc. L'église, au centre de la commune, est positionnée sur un petit promontoire dont l'emplacement est sans aucun doute antique : des fouilles ont mis au jour les vestiges d'un sanctuaire préchrétien en soubassement ainsi qu'une réutilisation du site jusqu'au Moyen Âge. En témoignent actuellement le chœur roman (chapiteaux et culots sculptés), ainsi que le clocher qui le surmonte. La paroisse fait partie de l'archiprêtré de Moulis.

Selon l'abbé Baurein, les paroissiens tenaient une partie de leurs terres de Miramonde de Calhau, dame de Podensac (1335).

Jusqu'en 1601, la paroisse est sous la domination des châtelains de Blanquefort puis échoit aux d'Alesme et aux Durfort-Duras. Deux maisons nobles sont citées à cette époque et présentent des éléments des 16e et 17e siècles : Sénéjac et Geneste. Il semblerait que cette dernière fut plutôt la seigneurie principale, tenue par la famille D'Alesme dont la litre blasonnée est toujours visible à l'intérieur de l'église.

Au 18e siècle, la commune est en grande partie recouverte de landes, de quelques forêts et d'un modeste vignoble comme le montre la carte de Belleyme. Pas moins de huit hameaux composent la commune dont celui de l'église, fort isolé.


Source Dossiers inventaire Aquitaine


Le Pian Medoc