LE guide touristique du Médoc – Patrimoine du Médoc


le Château Arnauld à Arcins


https://www.google.fr/maps/place/Ch%C3%A2teau+Arnauld/@45.0725197,-0.7264577,17z/data=!3m1!4b1!4m2!3m1!1s0x4801d72d33b04627:0x27a96226e9c95e28?hl=fr


Au XVIIème siècle, sieur Pierre Jacques Arnauld,
procureur en la Cour du Parlement de Bordeaux, donna son nom au château.

Ancien prieuré d’Arcins, Château Arnaud fut une étape importante
sur la route des pèlerins se rendant à Compostelle
.



Sur la carte de Trudaine du milieu du XVIIIe siècle et sur le plan cadastral de 1826 figurent à l'emplacement actuel du domaine, des constructions et notamment un bâtiment présentant une configuration similaire à celle du logis actuel, comprenant un ensemble de bâtiments sur une cour fermée et des bâtiments annexes. Les matrices cadastrales mentionnent quatre constructions nouvelles en 1864 et 1865, ce qui correspond aujourd'hui à l'ensemble de logements d'ouvriers, alors que des modifications sont apportées en 1864 sur la parcelle correspondant au logis. Le commanditaire du château, maître Jacques Arnauld, alors procureur à la cour du Parlement de Bordeaux, lui donne son nom. Ancien prieuré d’Arcins, le château Arnauld est également une étape sur le chemin de pèlerinage vers Compostelle. Repris par la famille Roggy, en 1956, Château Arnauld n'exploite pas seulement la vigne mais possède un cheptel très important, selon le Cocks et Féret de 1969. A la fin des années 1980, le vignoble est reconstitué et les installations (cuvier et chais) sont modernisées avec la construction de nouveaux bâtiments à la fin du XXe siècle.

Le domaine se compose de deux ensembles : une partie organisée autour d'une cour carrée comprenant le logis, les chais, l'orangerie, l'étable, la resserre, et une autre partie avec les logements des ouvriers et les chais. Le logis de plan en L s'élève sur un étage carré et un étage en surcroît éclairé par des lucarnes. L'ensemble des murs est enduit partiellement laissant la pierre de taille des encadrements apparente. Les élévations sur la cour comptent trois travées et deux en retour et présentent deux baies à l'étage en arc segmentaire et une travée dont les baies sont rebouchées. Les élévations antérieures sont percées de la porte d'entrée encadrée d'une moulure et d'un tore ; cette façade compte sept travées et quatre lucarnes. Une corniche à modillons est régnante. A l'ouest le logis est prolongé par des logements secondaires en moellons dont les encadrements sont en pierre de taille ; cette aile est remaniée, traversée par un porche en arc segmentaire, comptant trois travées. Dans la continuité, un bâtiment, peut-être une ancienne orangerie, en moellons et pierre de taille pour l'encadrement des baies, présente pour ses deux élévations une façade pignon plaquée ; la baie et le portail sont en arc segmentaire ; l'étage de comble est percé d'une baie encadrée d'oculi. Les chais et cuviers, en retour formant une sorte d'aile, sont disposés parallèlement. Un second cuvier, les bureaux ainsi qu'un troisième bâtiment ferment la cour. Dans le prolongement des chais et cuviers, l'étable à vaches est convertie en lieu de stockage. L'ensemble des bâtiments est couvert d´un toit à longs pans à tuiles creuses. Un bâtiment à l'extérieur de la cour abrite 4 logis d'ouvriers. Le bâtiment s´élevant sur un étage est construit en moellons couverts d'un enduit, les encadrements et pilastres sont réalisés en pierre de taille et brique. L'élévation principale s'ouvre sur quatre jardinets. Chaque logis est percé au rez-de-chaussée d'une porte centrale en arc segmentaire encadrée par une fenêtre à plate-bande et à l'étage d'une baie en arc segmentaire. Les élévations postérieures, sur la route, sont percées sur les deux niveaux de fenêtres en arc segmentaire. Sur le pignon est, s'appuie une extension dont l'étage est réalisé en brique et l'avant-toit orné de lambrequins soutenu par des aisseliers. A l'ouest s´appuie une resserre en brique et pierre de taille. La partie supérieure du pignon ouest des logis est percée de deux oculi. L'ensemble des toits de ce bâti est à longs pans, couverts de tuiles creuses.

Source : Châteaux de France


Arcins