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LE guide touristique du Médoc : Patrimoine du Médoc



 
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l’église Saint Martin de Carcans

l’église reconstruite en 1870




Carcans possède quelques monuments, qui dès le Moyen-Age, ont connu leur importance dans le cadre de la pérégrination vers Saint-Jacques-de-Compostelle. L’église primitive, dédiée à saint Martin comme celle d’aujourd’hui, est mentionnée au Moyen-Age, sous le nom d’ « ecclesia carcanno ». Donnée à l’abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux par Fort de Gosselin en 1099, elle est le siège d’un prieuré jusqu’au XIII ème siècle. Un de ses autels était consacré à saint Jacques et une confrérie jacquaire y tenait ses réunions en 1661.

 

Bien vétuste, l’édifice médiéval est remplacé en 1869 par l’église néogothique actuelle, oeuvre de l’architecte Jean-Edouard Bonnore. La façade épaulée de contreforts, ouvre sur un portail, dont l’arc brisé est souligné par des archivoltes. L’église possède une nef centrale, à cinq travées, flanquée de deux collatéraux et présente le même plan que celle d’Hourtin. Une remarquable statue de saint Jacques pèlerin du XVII ème siècle, en bois polychrome et une curieuse tête de saint Jean-Baptiste du XVI ème siècle, en pierre verte, au réalisme surprenant , portant des cheveux et une barbe en crin de cheval sont les éléments majeurs du mobilier.
Source : Maison du Tourisme de la Gironde (textes : H. Sion)




    



 

Qui était Saint Martin ?

Saint Martin naquit en Pannonie aux confins des années 316 et 317, dans cette ancienne contrée d'Europe centrale, située entre le Danube et l'Illyrie, comprise entre les Alpes orientales et les Carpates, et qui avait été soumise aux Romains de 35 avant J.-C. à 95 après J.-C.

 

Le célèbre apôtre des Gaules était le fils d'un officier de la cavalerie romaine, mais personne ne peut dire avec exactitude aujourd'hui de quelle race il était exactement. Lorsque son père termina sa carrière militaire, il reçut quelques lopins de terre dans la région de Pavie, en Italie et c'est là que Martin fut élevé.

A l'âge de dix ans, Martin se présenta de sa propre initiative pour recevoir l'enseignement de l'Eglise chrétienne qui se trouvait alors dans les premières années qui suivaient les persécutions. Mais les parents de Martin étaient restés païens et, alors que le jeune homme ne rêvait que de vie monastique, son père l'inscrivit de force sur le rôle des cavaliers de l'armée.

C'est au cours du passage de sa cohorte romaine dans les environs d'Amiens où il fut sans doute baptisé en 339 que se situe la plus populaire anecdote de la vie de saint Martin. A l'âge de dix-huit ans, alors qu'il faisait route à cheval, il rencontra un mendiant, pauvrement vêtu dans le froid hivernal, et, dégainant son épée, tailla en deux sa cape pour en donner la moitié au pauvre.

Ce geste de couper une cape en deux parties pour n'en donner que la moitié peut évidemment paraître curieux pour un chrétien, mais il faut savoir que tout militaire romain devait payer la moitié de son uniforme. L'autre moitié restant propriété de la cavalerie, il est bien évident que saint Martin ne pouvait s'en défaire, au risque d'être accusé de détourner les deniers publics. Il est bien évident que ce geste, répondant aux principes qu'il avait appris dans l'évangile, était aussi en quelque sorte une manière de tourner en dérision les principes militaires auxquels il était astreint contre son gré.

A quarante ans, après s'être affranchi avec difficulté de ses obligations militaires, saint Martin se rendit à Poitiers où il rencontra probablement pour la première fois saint Hilaire, évêque du lieu. Saint Hilaire lui proposa de l'incorporer dans son clergé en l'ordonnant sous-diacre, mais Martin, par humilité, n'accepta que le plus bas des ordres mineurs, celui d'exorciste.

Après avoir reçu en songe l'ordre du ciel d'aller convertir sa patrie d'origine où ses parents étaient retournés, saint Martin retourna en Pannonie où il convertit sa mère, son père prétendant rester païen.

De retour à Poitiers, il fonda le premier monastère des Gaules à Ligugé, lieu situé à quelques kilomètres au sud de Poitiers, sur le Clain. Il se consacra dès lors à la vie monastique sur les terres que lui avait sans doute cédé l'évêque Hilaire. Ordonné prêtre, il fut alors pratiquement kidnappé par les chrétiens de Tours qui voulaient en faire leur évêque, sans tenir compte des difficultés canoniques que posaient le choix d'un militaire converti. C'est ainsi qu'il fut sacré évêque le 4 juillet 371.

Essayant de fuir les apparats de sa nouvelle charge, il fonda le monastère de Marmoutiers, à quelques kilomètres de Tours, où il se retira dans une cabane exiguë, entouré de ses quatre-vingt frères.

Malgré son attrait pour la vie monastique, saint Martin fut un grand voyageur: il parcourut les campagnes, lutta contre les superstitions et établit de nouvelles paroisses rurales. Il se rendit ainsi plusieurs fois à Trèves pour y rencontrer l'empereur et y séjourna quelques temps.
En 385 ou 386, il passa par le Luxembourg et, étant donné les nombre important d'églises
qui lui sont dédiées en Wallonie (on en a dénombré 235) et le rayonnement qu'il a chez nous,
on peut supposer qu'il est peut-être passé dans nos régions.

Lorsqu'il mourut en 397, la dépouille de saint Martin fut ramenée à Tours où on éleva une modeste basilique remplacée bientôt par une église romane puis une église gothique.

Source : Hermeton




Carcans Maubuisson
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