LE guide touristique du Médoc : Patrimoine du Médoc


Macau

Le bourg de Macau existerait depuis l'époque gallo-romaine, comme semblent le prouver des traces de voies romaines découvertes à Gironville.

La ville connut une destruction a*au IX ème siècle par les Normands.

Un texte de 1027 stipule que Guillaume V de Poitiers, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers, fit donation au monastère Sainte-Croix de Bordeaux, de l'église Sainte-Marie-de-Macau et de l'île adjacente de Macau.

La tradition locale rapporte qu'un souterrain reliait le château fort de Gironville à l'église de Macau. Des pans de murs ont été trouvés dans les vignobles qui séparaient Gironville du clocher-donjon.

source : Wikipédia



Si des couches archéologiques des périodes antiques et gallo-romaines ont été repérées aux lieux de Gironville et Cantemerle, les vestiges sont ténus.

En 1027, le duc d'Aquitaine Guillaume de Poitiers donne aux religieux de l'abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux la terre de Macau, dont l'île et l'église Sainte-Marie sont mentionnées pour la première fois en 1165. Seul le clocher témoigne de cette période des 12e-13e siècles. Les terres et le village forment une sauveté aux frontières délimitées par des bornes et placée sous la protection de l'abbé haut-justicier. Ce dernier perçoit, à Macau, le produit des taxes agricoles. En 1235, l'abbé achète des terres à Valence de Ludon : l'acte mentionne le "pont de Cantemerle" et le "castera de Macau". Le castera pourrait être un château occupé par un noble au nord du bourg, probablement à Gironville où quelques prospections ont révélé des formes concentriques (ancienne motte).

L'après-guerre de Cent Ans apporte à la commune une renaissance foncière et agricole : mise en culture viticole des zones de palus, arrivée de nouveaux habitants. Quelques maisons ou vestiges médiévaux subsistent autour de l'église (croisée à listel, linteau en accolade) et dans la palu à Bolaire (grande croisée avec moulures à listels) représenté sur une carte du début du 17e siècle.

Les abbés sont en concurrence avec la seigneurie voisine de Cantemerle. Son développement après l'éclatement de la châtellenie de Blanquefort offre à la seigneurie de nouveaux terrains, dont certains viennent jusque dans le bourg de Macau. Cette période est également propice à l'implantation dans l'île de Macau de résidences de campagne complétées d'une exploitation agricole à dominante viticole, appelées "bourdieux". Remplaçant d'anciennes "cabanes", ces domaines bénéficient des grands travaux d'assèchement amorcés à la fin du 16e siècle. Des notables macaudais et bordelais investissent dans ces zones de palus, qui constituent aussi bien une source d'importants revenus qu'un lieu de villégiature.

L'île est séparée du reste de la commune par un bras de l'estuaire, le canal de la Maqueline, qui permet le passage des gabarres et autres bateaux venus alimenter la "salle"de l'abbé à Macau. En 1594, les religieux de Sainte-Croix font construire un pont "à deux arches" qui enjambe la Maqueline : si l'ouvrage favorise la le passage de l'île à la terre ferme, il engendre également l'envasement de la Maqueline (H 776).

Au milieu du 17e siècle, la période tumultueuse de la Fronde cause d'importants dégâts à Macau qui est dit "ruinée", ce qui explique peut-être le peu de vestiges antérieurs conservés.

Le 18e siècle voit un développement des constructions dans le bourg et sur l'île. Le bourg appartient, à l'ouest, au seigneur de Cantemerle qui baille des terrains rapidement bâtis en 1738. La carte de l'embouchure de la Garonne de 1759 rend du développement de Macau ; le plan de la palu de 1776 donne, pour sa part, l'état des bourdieux de l'île. Des constructions prestigieuses suivent cette phase de croissance, tels Château Plaisance (années 1780), Château Cabanne, ou encore Rose la Biche.

Au 19e siècle, les domaines viticoles sont systématiquement modernisés (demeures et dépendances) : Cantemerle et Maucamps en graves ou Ducru-Ravez en palus. C'est également un moment de construction d'habitations basses et proches, aux façades répétitives et ce dès les années 1840 au sud du bourg (avenue de la Libération). Le bâti gagne des parcelles de vigne à l'ouest comme en témoigne le quartier de la gare qui voit le jour dès 1868. Dans le centre bourg, même émulation : rénovations, reconstructions, nouveaux bâtiments municipaux. Cela coïncide avec le développement du port par lequel transitent les marchandises (pierre de Bourg, bois, vin...)

Au 20e siècle, la commune est touchée par les méventes et les crises du monde viticole ; en parallèle, le port décline petit à petit. Pour autant, l'habitat se développe dans les années 1970 jusqu'au début des années 2010, sous forme de quartiers et sous la pression immobilière de l'agglomération bordelaise.

La commune compte deux protections au titre des Monuments Historiques : l'église (1913) et le Château Plaisance (1983) et une protection d'un site naturel sur les deux îles.


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