LE guide touristique du Médoc – Patrimoine du Médoc

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le site archéologique de Brion
à Saint-Germain d’Esteuil

Le site est implanté au fond du marais de Reysson, sur une légère surélévation de terrain.

Les vestiges sont ceux d’une ville gallo-romaine construite vers le milieu du premier siècle de notre ère. Abandonnée quelques siècles plus tard, cette ville fut longtemps ignorée.

Une implantation urbaine à cet endroit semble aujourd’hui insolite, mais il y a 2000 ans, la situation était différente : le site se trouvait alors, vraisemblablement, sur une île, au fond d’une vaste baie en communication avec la Gironde, une baie qui, progressivement comblée puis assainie, est devenu le marais de Reysson.

Le théâtre est actuellement le seul théâtre gallo-romain connu dans le bassin aquitain au sud de la Garonne. Capacité : 2500 à 3000 places.

A l’intérieur du théâtre, on trouve les restes d’une maison forte correspondant à une réoccupation médiévale.

Le temple, de tradition celtique, fut construit entre 60 et 80 de notre ère. Il aurait été détruit par un incendie, peut-être au début du IIIème siècle.



Source : extraits d’un livret de la Société Archéologique et Historique de Saint-Germain d’Esteuil édité en 1994.


UN TEMPLE CELTIQUE EXCEPTIONNEL AU CŒUR DU MÉDOC !

C'est le seul temple celtique de région bordelaise, le fanum de Brion reste une énigme archéologique.

Sur la commune de Saint-Germain-d'Esteuil, les vestiges du temple celtique et du théâtre antique, distants de 400 m, semblent modestes.

Pourtant, l'ensemble représente un patrimoine archéologique exceptionnel par son importance passée et sa rareté.

Les soubassements du temple permettent de reconstituer l'édifice : au centre, une salle carrée fermée, la cella, autorisée aux seuls prêtres, abrite la statue du dieu.

Tout autour, une galerie couverte où se déroulent les rites cultuels.

À Brion, le temple, érigé entre 60 et 80 de notre ère, détruit par un incendie (il était en bois) au début du III ème siècle, était d'un luxe inouï.

Les fouilles ont révélé de nombreux parties supérieures : tuiles, frises sculptées, chapiteaux de marbre. Le décor était particulièrement riche: les fragments retrouvés d'au moins une demi-douzaine de tableaux révèlent de nombreuses figurations humaines, une poupe de navire, un personnage agenouillé…

Des temples semblables n'ont été reconnus que dans quelques grands centres de la Gaule.

L'association avec un vaste théâtre de 2500 à 300 places confirme l'importance du site de Brion.

Était-ce un sanctuaire rural fréquenté par la population locale, ou un ensemble faisant partie d'une vaste composition urbaine ?

Dans cette hypothèse, Brion serait le site de la ville antique de Noviomagus, port disparu à l'importance comparable à celle de Burdigala, la future bordeaux.

Autre énigme soulevée par ce temple majeur : quel dieu était vénéré ici ?

Une tête de bélier en bronze, trouvée dans l'enceinte du temple, ouvre une piste sérieuse. Elle évoque le culte du dieu Mercure, l'Hermès des Grecs, dieu du commerce et des voyageurs.

À moins qu'il ne s'agisse d'un Dieu gaulois romanisé, peut-être Teutatès, dieu de la Paix et de la Guerre, symbolisé par une tête de bélier et un corbeau.

(Tiré du livre Guide secret du vignoble Bordelais)

Vous trouverez le site Brion au détour de chemins, caché dans la campagne Médocaine !



Le théâtre gallo-romain de Brion est un théâtre antique du ier siècle situé sur la commune de Saint-Germain-d'Esteuil au cœur du Médoc, dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine. C'est actuellement le seul théâtre gallo-romain connu dans le bassin aquitain au sud de la Garonne. Le théâtre est inscrit aux monuments historiques depuis 1984. Il date du Haut Empire romain.

Implanté sur un terrain plat, le théâtre a été entièrement construit en maçonnerie régulière (petit appareil calcaire, jointoyé au fer avec alternance d'assises de briques).

Le théâtre comprend trois parties :

La cavea (hémicycle) est formé de quatre anneaux concentriques sur lesquels étaient posés les gradins.

L'orchestra, au centre de la cavea, est une aire semi-circulaire dont le sol est formé par l'affleurement calcaire.

La scène et le mur de scène dont la longueur est égale au diamètre de la cavea (57 mètres).

D'une capacité de 2 500 à 3 000 places, l'accès aux gradins se faisait par neuf vomitoires (entrées) marquées par deux pilastres latéraux.

A l'intérieur, les restes d'une maison forte correspondent à une réoccupation médiévale sur les vestiges du théâtre antique. L'ensemble comprend une tour, un corps de logis, une basse-cour et une enceinte. Placée au centre, la tour est un bâtiment carré de 10 mètres de côté. Elle est aujourd'hui conservée sur une hauteur de 2 à 3 mètres. De forme rectangulaire, le corps de logis se compose de quatre pièces. L'extrémité nord du promontoire semble avoir constitué la basse-cour. Une enceinte est formée de la combinaison des structures antiques et d'un système de talus et fossés créé au Moyen Âge.

En 1784, l'abbé Baurein fait mention du site archéologique de Brion dans ses « Variétés bordelaises ». En 1853, Léo Drouyn est le premier à décrire le site de façon détaillée et en déduit qu'il s'agit de la cité de Noviomagus, rapportée par Ptolémée dans sa « Géographie » (130). Un peu plus tard en 1890, Camille Jullian va confirmer cette hypothèse ajoutant qu'il s'agissait des « ruines les plus importantes du Médoc ». Le site tombe ensuite dans l'oubli avant d'être « redécouvert » en 1966 par Charles Galy-Aché et Jean Chevrier. Les vestiges d'un théatre gallo-romain du Haut-empire sont alors identifiés



St Germain d'Esteuil