La France du Roi Soleil avec ses déchirements religieux entre protestants et catholiques avait voulu faire de sa France nouvelle une terre de religion catholique. Bien que les représentants de l’Église se fussent immiscés dans toutes les sphères de la société d’ici, sa domination n’était pas complète. Les rênes du pouvoir étaient encore tenues par des Français, et l’on retrouvait, parmi ceux-ci de nombreux protestants qui s’étaient convertis, forcés par l’obligation d’être catholiques pour venir s’établir en Nouvelle-France et d’y occuper un poste de commandement.
Il faudra à l’Église près de deux cents ans pour avoir la mainmise presque totale sur la colonie, aidée en cela par les nouveaux maîtres du pays après la conquête. Le Québec de la seconde moitié du XIXe siècle et de la première moitié du XXe sera donc très religieux. L’emprise de l’Église sera omniprésente. Les Harvey n’échapperont pas à cette période de notre histoire. Ils seront nombreux à prendre la robe, par croyance pour plusieurs, mais aussi un peu, dans bien des cas, pour bénéficier de l’éducation que cette voie procurait, car la plupart des Harvey de cette période ne roulaient pas sur l’or. Les nôtres subsistaient généralement grâce à la combinaison du travail en forêt et d’une agriculture de subsistance, ou du métier de marin-cultivateur. Certains des Harvey qui épouseront la religion seront célèbres et marqueront leur temps ; ils seront parmi les Harvey québécois les plus connus.
Fut un temps où l’entrée d’un membre de sa famille dans les ordres était une fierté familiale. Aujourd’hui cependant, plusieurs congrégations ou membres de ces congrégations ont fait ou font l’objet d’actions collectives à leur égard, actions engagées par de nombreuses victimes d’abus. Par respect pour les victimes et les familles des agresseurs reconnus, leur nom n’est pas mentionné dans la présente section. Tous les efforts seront faits pour retirer le nom de ceux qui pourraient être, dans le futur, reconnu coupable.
Avant la seconde moitié du XIXe siècle, les curés rencontraient encore de la résistance de la part de leurs ouailles, généralement inculte et superstitieux. Les longues absences en mer ou en forêt en hiver forgeaient le caractère d’hommes indépendants, les mœurs des petites communautés nouvellement colonisées évoluaient conséquemment sans la présence d’un représentant de l’Église. Les conflits étaient donc fréquents lorsqu’un prêtre débarquait et tentait d’en imposer à une population souvent hostile ou simplement indifférente. Les saisons de récolte étaient courtes et il ne fallait pas les perdre par l’obligation de fêtes religieuses chômées. Comme on l’a vu dans l’histoire des ancêtres Hervé/Harvey, la mention « père absent » dans les registres religieux lors de baptême revenait continuellement. On pouvait penser qu’en hiver, cette inscription signifiait que le père était dans les chantiers, mais comme ces mentions étaient aussi fréquentes en été, on peut facilement conclure que les insistances des curés pour la présence des pères trouvaient peu d’écho. Chez les Harvey par exemple, on peut penser au capitaine de milice Zacharie Hervet (1726-c.1813) de l’Isle aux Coudres lequel s’opposa ouvertement à son curé à un point tel, que selon toute vraisemblance, il fut excommunié. Les querelles étaient aussi nombreuses entre le prêtre et les premiers colons quant à la localisation de l’église souvent déterminante pour le lieu du village.
Rien de tout cela ne favorisait une adhérence solide aux préceptes religieux.
Il en fut également ainsi pendant la période qui verra naître et mourir le parti patriote. L’Église qui ne connaîtra force et prospérité qu’après 1860, s’était montrée remarquablement active à condamner la montée de l’idéologie libérale et des idéaux démocratiques des révolutions américaine et française ayant précédé les troubles de 1837-1838. Pour asseoir son autorité, il n’est pas surprenant de voir jusqu’à quel point le clergé prônait alors le développement agricole.
Même si les Harvey, comme le reste de la population dans la colonie, étaient de religion catholique, il y eut quelques exceptions :
Magdeleine Harvai (1835-1875)
Née le 8 mars 1835 dans la paroisse de Saint-Étienne de la Malbaie et baptisée selon les rites de l’Église catholique, elle est la fille cadette de Zacharie Hervé (c.1803-1837) et de Catherine McNicoll (1802-1885). Magdeleine n’a pas deux ans lorsque son père décède. Sa mère veuve tiendra sa famille unie à bout de bras pendant douze ans avant d’épouser en secondes noces le menuisier Charles Forgues (1796-1870). En 1861, Magdeleine a déjà quitté la maison, probablement après sa majorité vers 1856, pour aller vivre à Québec[1]. On ne sait pas quand et comment elle se joint au mouvement chrétien non confessionnel Plymouth Brethren. Il s’agit d’un mouvement évangélique fondamentaliste de confession protestante, né à Dublin dans les années 1820, là où de jeunes chrétiens se retrouvent pour étudier la Bible et revenir à la simplicité de l’Église primitive. Le chef du mouvement avait sillonné le pays vers le milieu du siècle et avait ainsi fait quelques adeptes. Il est possible que Magdeleine ait joint ce mouvement après avoir été incarcérée pour un crime dont on ne connaît pas la teneur, car en 1871, elle est sous les verrous dans l’aile des femmes protestantes de la toute nouvelle prison de Québec dans le quartier Montcalm. C’est là qu’elle déclare cette appartenance religieuse. Dans ce groupe de détenues, elle est l’une des rares de langue française et à ne pas être d’origine irlandaise, écossaise ou anglaise[2]. Elle décède de consomption le 11 juin 1875 et est inhumée au cimetière protestant Mount Hermon de Québec[3].
Outre son père, Magdeleine a comme généalogie patrilinéaire Dominique Isaïe Hervé (1775-1851), Dominique Hervé (1736-1812), Sébastien Hervé (1695-1759) et le migrant Sébastien Hervet (1642-1714).
Il y eut également quelques Harvey qui s’unirent à des femmes de confession protestante, comme Thomas Hervey (1818-1888) qui, en 1843, avait épousé Flora McKenzie dans la Presbyterian St-Andrews Church de Québec. Par la suite cependant, comme quelques autres dans la même situation, il avait toujours vécu sous l’égide de l’église de Rome, faisant baptiser leurs enfants à l’Église catholique et assistant aux services religieux de cette foi.
Avant la Grande Guerre, je n’ai trouvé qu’un seul autre Harvey ayant adhéré à la foi protestante et ce fut Adélard Harvey (1879-1974), natif de Sainte-Agnès. En 1907, en secondes noces, il épouse Lizzie Deschênes (1869 — ) à Église presbytérienne française, alors qu’il demeure dans le canton Dequen au lac Saint-Jean. Ces Deschênes, tous presbytériens depuis peu vivaient un peu en retrait dans un rang qu’ils occupaient. Le couple aura au moins quatre enfants qui seront tous baptisés à l’église presbytérienne.
De l’époque de la Nouvelle-France à la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont joué un rôle essentiel dans l’histoire du Québec, prenant en charge les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux, en plus de nourrir la vie spirituelle de la population. Comme déjà mentionné, à quelques rares exceptions, les Harvey ont épousé la religion catholique, celle qui domine le paysage religieux du Québec de l’époque. En conséquence, ce sera dans les ordres de cette confession qu’entreront la centaine des nôtres qui choisirent la vie religieuse.
Les prochaines sous-sections présentent une liste assez exhaustive des Harvey qui sont entrés en religion.
Si l’on retrouve parmi les nôtres des sœurs de cœur et des sœurs converses, ces dernières ont été plusieurs. Les filles de familles nombreuses aux revenus modestes étaient souvent placées à titre de sœurs converses, pour subvenir à leurs besoins et soulager un peu le fardeau qu’un grand nombre d’enfants faisait porter sur les maigres ressources familiales. Elles s’occupaient donc des services ménagers comme la cuisine, le jardinage et la couture, par opposition aux sœurs de cœur affectées aux tâches spirituelles et généralement issues de milieux plus aisés.
Elles seront plus d’une quarantaine porteuses du patronyme à prendre le chemin de la religion. Elles ont à peu près toutes un trait commun : elles sont issues de familles très nombreuses. Il faut dire que dans la période où les Harvey seront nombreuses à épouser la religion, le Québec connaissait l’apogée de son taux de fertilité.
Les Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie forment une congrégation religieuse de spiritualité ignacienne (jésuite) fondée à Longueuil en Montérégie, par la bienheureuse Eulalie Durocher pour l’éducation des jeunes filles. La fondatrice, en lien avec les Oblats de Marie Immaculée, accepte en 1842 de diriger le premier groupe canadien des Enfants de Marie. En 1843, l’évêque de Montréal ordonne à Eulalie de fonder une congrégation destinée à remplacer les sœurs françaises de Marseille qui ont refusé de s’établir au Canada et dont elle reprend le nom, l’habit et la règle. Elles œuvreront principalement en éducation.
Selon toute vraisemblance, ce ne sera que dans la deuxième moitié du XIXe siècle qu’une Harvey prononcera ses vœux. Rien de surprenant, car à l’époque, les communautés religieuses sont alors concentrées dans les grands centres à Québec, Trois-Rivières et Montréal alors que les Harvey se retrouvent encore dans Charlevoix, sur la Côte-du-Sud et au Saguenay depuis peu.
·
Célanire Harvay (1861-1890)
Il semble que Marie Célanire Harvay (1861-1890) ait été la première portant le patronyme à entrer en religion et ce sera chez les Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie. Elle est la fille du journalier-cultivateur Onezime Hervai et de Geneviève Gagnon (1830-1908) de la Grande-Baie au Saguenay. En 1881, la famille de Célanire quitte Saint-Alexis au Saguenay pour s’établir dans l’île de Montréal afin de faciliter la recherche d’emploi pour les membres de sa fratrie. La famille s’ancre dans la municipalité d’Hochelaga qui ne fait toujours pas partie de la Ville de Montréal, un choix conditionné par les nombreuses entreprises où l’on embauche. Célanire entre dans les ordres à vingt ans dès l’arrivée de la famille à Hochelaga. Sœur Marie Palémon n’habite pas très loin de ses parents tout de même, puisque le couvent des Sœurs des Saints Noms de Marie et de Jésus est situé dans la paroisse de la Nativité de la Sainte-Vierge d’Hochelaga. Elle s’y éteindra le 6 juillet 1890 et sera inhumée deux jours plus tard au cimetière de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Marie et de Jésus à Longueuil.
Célanire a comme généalogie patrilinéaire son père Onezime Hervai (1836-1897), son grand-père, un travailleur forestier de la première vague de colonisation au Saguenay, Pierre Hervé (1796-1858), les pilotes du Saint-Laurent David Louis Dominique Hervé (1764-1837) et Dominique Hervé (1736-1812), l’un des premiers colons de l’Isle aux Coudres, Sébastien Hervé (1695-1759) et le migrant français Sébastien Hervet (1642-1714).
Hélène Harvey (1952 — )
Marie Émilie Hélène est une fille du Lac-Saint-Jean née à Naudville (aujourd’hui Alma) le 7 octobre 1952, de Raymond Harvez et de Thérèse Gagné (1929-2011). Elle entre chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie près de cent ans après la précédente. Elle sera d’ailleurs la dernière Harvey connue à entrer en religion ; elle y était toujours en 2016.
Hélène a comme généalogie patrilinéaire, Raymond Harvez (1928-1970), le cultivateur d’Alma Aimé Harvey (1898-1983), le cultivateur du rang IX d'Alma Trefflé Harvey (1864-1929), le cultivateur de Charlevoix qui quitta la région pour la jeune colonie d'Alma afin d’établir ses enfants Jean Hervai (1827-1895), les entrepreneurs forestiers Pierre Hervez (1799-1853) et Pierre Hervé (c.1759-1857), le cultivateur Pierre Hervé (1733-1799), Sébastien Hervé (1695-1759) chez Sébastien Hervet (1642-1714).
Fondée à Montréal le 30 mai 1929, cette congrégation hospitalière s’est vouée à la réadaptation des femmes malades indigentes. Avec le temps, les oblates œuvreront en santé, en éducation, en travail social et en pastorale. Les Oblates Franciscaines de Saint-Joseph sont fondatrices de l’hôpital Saint-Joseph de la Providence et elles y ont œuvré pendant cinquante ans. L’endroit est devenu le CHSLD Nord de l’Île.
Marie Ange Harvey (1913-2002)
Née à Montréal le 9 juillet 1913 du menuisier Flavien Harvey et de Lauretta Jean (1892-1972). Marie Ange Harvey est la seule de sa fratrie de onze enfants à voir le jour sur l’île de Montréal. Sa famille originaire de Saint-Fidèle de Mount Murray avait fait un bref passage dans cette ville avant de retourner dans Charlevoix. Elle fait profession religieuse sur le tard. Elle est âgée de trente un an lorsque le 28 avril 1945, elle fait son entrée chez les Oblates Franciscaines de Saint-Joseph. À Montréal, le 29 août 2002, sœur Marie Ange décède à l’âge de quatre-vingt-neuf ans après cinquante-sept ans de vie religieuse. Sept jours plus tard, elle est inhumée au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges de Montréal.
Marie Ange a comme généalogie patrilinéaire, Flavien Harvey (1883-1969), les cultivateurs Élie Harvey (1847-1906) et Benjamin Hervai (1825-1902), le navigateur Thimothé Hervé (1790-1867) chez Dominique Hervé (1736-1812).
La congrégation des Sœurs de la Providence est une communauté fondée à Montréal en 1844 par la veuve Marie-Émilie Gamelin née Tavernier, impliquée auprès des patriotes emprisonnés à la suite de la rébellion de 1837-1838. La congrégation œuvre dans les domaines de l’éducation et des services sociaux tout en gardant l’accent sur le service direct aux plus démunis.
Marie Louise Harvey (1871-1917)
Née dans la paroisse de Saint-Jérôme au Lac-Saint-Jean, Marie Louise ne connaîtra pas son père qui décède trois jours avant sa naissance. Sa mère, Émilienne Gauthier dit Larouche, se remariera deux ans plus tard. Le 27 août 1886, elle entre en religion avant que sa mère et son beau-père ne partent pour s’établir à Saint-Coeur-de-Marie. Elle décède le 2 octobre 1917, après trente et un ans un mois et cinq jours de religion. Elle avait gravi les échelons de sa congrégation jusqu’à devenir professe coadjutière.
Marie Louise a comme généalogie patrilinéaire, les cultivateurs Michel Harvay (1841-1871) et Barthelemi Hervey (1807-1902), l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Les Ursulines sont un ordre religieux dévoué à l’éducation des filles. L’ordre existe au Québec depuis l’arrivée de la sœur ursuline Marie de l’Incarnation en Nouvelle-France en 1639. Se consacrant alors à l’éducation et au travail missionnaire auprès des jeunes Autochtones, les Ursulines se sont tournées graduellement vers l’éducation des filles du pays. Les Ursulines ouvrent le premier monastère en Nouvelle-France ainsi que la première école pour filles en Amérique du Nord. En 2017, après trois cent soixante-seize ans d’occupation, les Ursulines de Québec ont quitté leur monastère où elles habitaient depuis 1642.
Marie Arthémise Harvey (1862-1932)
Née dans la paroisse de Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception au Grand-Brûlé le 19 juin 1862, Marie Arthémise est, comme tant d’autres, fille d’une famille nombreuse. Sa fratrie comptera treize enfants, dont sept filles. Deux des enfants de François Harvay et de Cézarine Tremblay (1835-1910) entreront chez les Ursulines. Marie Arthémise sera placée au monastère des Ursulines de Québec avant 1881. Elle ne fera sa profession en qualité de religieuse converse que le 1er juin 1885 à l’âge de vingt-trois ans et onze mois. Elle sera dite sœur de Saint-François-Régis. Après quarante-sept ans de vie religieuse, elle décède le 15 février 1932 au Monastère des Ursulines de Québec à l’âge de soixante-neuf ans.
Georgina Hervé (1878-1906)
Sœur puînée de la précédente et treizième enfant de la famille, Marie Élise Georgina Hervé naît également au Grand-Brûlé le 27 janvier 1878. Elle entre chez les Ursulines de Québec en 1899, tout juste avant le tournant du siècle. Elle fait sa profession en qualité de religieuse converse dans l’église du monastère Sainte-Ursule de Québec le 16 juillet 1900 à l’âge de vingt-trois ans. Georgina, dite sœur de Saint-Jérôme en religion, ne participera aux activités de la congrégation que très peu d’années. Elle n’y sera qu’un peu plus de six ans puisqu’elle décède au monastère le 22 octobre 1906 au jeune âge de vingt-huit ans.
Les deux sœurs ont comme généalogie patrilinéaire leur père, le cultivateur François Harvay (1832-1901), leur grand-père qui a combattu les Américains lors de la guerre de 1812-1815 et qui fut de la première arrivée de colons au Saguenay en 1838, Joseph Hervé (1794-1890), David Louis Dominique Hervé (1764-1837) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Lydia Harvey (1895-1991)
Née à Saint-Moïse dans la vallée de la Matapédia le 19 mai 1895, elle est l’une des filles de François Xavier Harvey et de Marie Zélie Saint-Pierre (1859-1933), un couple d’agriculteurs du Bas-Saint-Laurent. Elle ne connaîtra pas son père puisqu’il décède alors qu’elle n’a que deux ans. Son grand-père qui la bercera est l’un des fondateurs du village. D’une fratrie de huit enfants, il en est l’avant-dernier. Tout comme son frère, Ludger (1890-1977), Marie Lydia entrera tôt en religion au monastère de l’Immaculée Conception des Ursulines de Rimouski. En religion, elle devient sœur Saint-André et jouera un rôle actif dans sa communauté. En 1923, avec deux autres religieuses, dont la supérieure en devenir, elle propose d’établir à Gaspé une communauté ursulines. Elles déposent à la 16e législature provinciale un projet de loi privé pour constituer en corporation les Ursulines de Gaspé. La loi est adoptée et les Ursulines de Gaspé sont constituées. Mère Saint-André sera conseillère du couvent et du monastère. Le talent artistique de mère Saint-André est largement connu dans la péninsule Gaspésienne. C’est elle qui enseignera les arts de 1924 à 1970. Lydia réalisera les grands tableaux de toutes les scènes du chemin de croix qui orneront les murs de la chapelle du monastère. Certaines de ses œuvres sont exposées au musée de la Gaspésie. La communauté quittera la région en 1974. Lydia prendra alors la direction du monastère de Rimouski. Elle y décède le 21 février 1991 à l’âge de quatre-vingt-quinze ans.
Lydia a comme généalogie patrilinéaire le cultivateur François Xavier Harvey (1861-1897), l’un des fondateurs du village de Saint-Moïse Éphrem Harvey (1824-1902), Jean Baptiste Hervé (1798-1862), François Hervé (1760-1843) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Marie Rose Harvey (1907-2005)
Née le 10 septembre 1907, à Saint-Moïse dans vallée de la Matapédia au Bas-Saint-Laurent, Marie Rose est la seconde des neuf enfants qu’auront Xavier Harvey et Marie Roy (1886-1967), un couple d’agriculteurs de l’endroit. Elle est une petite-cousine de la précédente. Marie Rose n’a que dix-neuf ans quand elle entre chez les Ursulines en 1926. Afin de favoriser l’éducation des jeunes gaspésiennes, la communauté des Ursulines, à la demande du diocèse, avait fondé l’École normale de Gaspé en 1924. Dans les années qui suivront, les Ursulines administreront une école normale, un institut familial ainsi qu’un pensionnat. Elles assumeront également des cours au primaire et au secondaire. En 1950, elles obtiendront la direction de quelques écoles paroissiales. Marie Rose passera soixante-dix-neuf ans dans diverses fonctions chez les Ursulines de Gaspé, dont une grande partie consacrée à l’enseignement. En religion, sœur Marie-de-l’Assomption de la congrégation des Ursulines décède le 22 mai 2005 au Centre de Santé des Ursulines de Rimouski dans le Bas-Saint-Laurent.
Marie Rose a comme généalogie patrilinéaire Xavier Harvey (1879-1920), François Harvey (1853-1934), Éphrem Harvey (1824-1902), Jean Baptiste Hervé (1798-1862), François Hervé (1760-1843) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Les Sœurs de la Charité de Québec, ou sœurs grises sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière. En 1831, un centre de prise en charge des orphelins et d’éducation pour enfants pauvres est créé au Québec et sa gestion est confiée à un groupe de cinq sœurs de la Charité de Montréal. La branche de Québec devient autonome une quarantaine d’années plus tard avec de nouvelles règles inspirées des constitutions de la Compagnie de Jésus.
Luminie Harvey (1880-1945)
Marie Louise Luminie Harvey voit le jour au Saguenay, à Saint-Fulgence-de l’Anse-aux-Foins, le 22 août 1880. Quatrième enfant de Joseph Harvay et de Marie Rochefort (1838-1887). Elle n’a que six ans lorsque sa mère décède au lendemain de son dernier accouchement. Cinq mois plus tard, une belle-mère fait son entrée dans la maison pour s’occuper de la marmaille de six enfants qui occupe les lieux. Luce Girard (1857-1945) qui servira de figure de mère pour Luminie ajoutera sept enfants à la famille. Luminie, Lumina ou Lumenee selon l’humeur du moment, fréquentera l’école tout en collaborant aux travaux de la ferme et aux travaux ménagers puisqu’elle est parmi les plus vieilles de la famille. C’est dans la vingtaine qu’elle se joint à la communauté des Sœurs grises de sainte Marguerite d’Youville de Montréal. Elle y consacrera une quarantaine d’années. En religion, sœur Félicité s’éteint le 12 septembre 1945 à Montréal et prend le chemin du cimetière des Sœurs grises sur l’île Saint-Bernard à Châteauguay quelques jours plus tard.
Luminie a comme généalogie patrilinéaire les cultivateurs Joseph Harvay (1854-1924) et Joseph dit Lélé Hervey (1808-1884), le cultivateur et travailleur forestier Michel Hervé (1771-1810) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Marie Louise Harvey (1896-1919)
Marie Louise Angéline naît le 9 octobre 1896 à Saint-Fidèle de Mount Murray dans Charlevoix. Elle est l’une des filles d’Eustache Harvay, bedeau et marchand de l’endroit, ainsi que d’Hélène Jean. Quatrième enfant d’une famille qui en comptera onze, elle est la première des quatre filles du couple qui entreront TOUTES en religion. Après son noviciat à Québec, sœur Marie Louise Harvey, dite sœur Sainte Philothée, eut tout juste le temps de prononcer ses vœux. Elle tombe malade et est envoyée à l’Hospice de Saint-Édouard-de-Lotbinière dans Chaudière-Appalaches. Elle y décède le 5 avril 1919 au jeune âge de vingt-deux ans. Son corps est rapatrié à Beauport pour être inhumé le lendemain au Cimetière des Sœurs de la Charité de Mastaï à Beauport.
Marie Éva Harvey (1898-1941)
Sœur de la précédente, Marie Éva Réginalda est née le 17 octobre 1898 dans la paroisse de Saint-Fidèle. En religion, sœur Marie Éva dite Sainte-Philonille, nom qu’elle choisit ou reçu en raison de la présence de sa sœur dans la communauté à l’image de Zenaida et Philonella de Tarse, deux saintes qui, selon la tradition biblique, furent les premières médecins chrétiennes. Marie Éva décède à l’âge de quarante-deux ans à l’Hôpital du Saint-Sacrement de Québec le 15 février 1941.
Albertine Harvey (1900-1921)
Sœur des deux précédentes, Helena Luce Albertine, voit le jour au village de Saint-Fidèle dans Charlevoix, le 22 octobre 1900. De santé fragile tout comme ses trois sœurs, sœur Albertine Harvey dite Marie de Pitié, religieuse professe, s’éteint le 15 mai 1921 à l’âge de vingt ans à l’hospice où elle avait été placée, le Sanatorium Mastaï.
Marie Lucienne Harvey (1903-1933)
Quatrième et dernière fille d’Eustache Harvey et d’Hélène Jean à entrer en religion, Marie Luciane Loretta, dite Marie Lucienne, voit le jour, tout comme le reste de sa fratrie, au village de Saint-Fidèle dans Charlevoix le 9 octobre 1903. Elle ne vivra guère plus longtemps que ses sœurs puisqu’elle décède le soir du 8 décembre 1933 ; elle venait d’avoir trente ans. Sœur Marie Lucienne dite Saint-Eustache avait elle aussi été admise au Sanatorium Mastaï, l’hospice des Sœurs de la Charité de Québec.
Bien que ces quatre sœurs aient été de santé fragile, Alcide (1890-1990), leur frère qui sera élu maire de La Malbaie, vécut quatre-vingt-dix-neuf ans et six mois. Les quatre sœurs avaient eu un peu d’inspiration pour entrer en religion puisque leur père et leur grand-père avaient été bedeaux. Elles ont comme généalogie patrilinéaire, le marchand et bedeau de la paroisse Saint-Fidèle dans Charlevoix Eustache Harvay (1862-1920), le cultivateur et bedeau de la même paroisse Cléophas Hervei (1818-1891), les cultivateurs sur l’île aux Coudres Michel Hervé (1791-1841) et André Laurent Hervé (1764-1831) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Hélène Harvey (1874-1899)
Quelques vingt-ans avant les quatre sœurs déjà mentionnées, une autre Harvey était passée dans l’ensemble conventuel du Vieux-Québec des Sœurs de la Charité. Septième fille de la famille de dix enfants de Côme Hervai et Céleste Blackburn (1838-1884), Marie Louise Hélène voit le jour le 29 janvier 1874 en Charlevoix, dans la paroisse de Saint-Fidèle de Mount Murray. Elle consacrera ses courtes années en religion à titre de religieuse auxiliaire dans la capitale, à l’Hospice des sœurs de la Charité où elle décède au jeune âge de vingt-cinq ans, le 28 septembre 1899.
Hélène a comme généalogie patrilinéaire, Côme Hervai (1831-1891), Denis Hervé (1803-1887), David Louis Dominique Hervé (1764-1837) chez Dominique Hervé (1736-1812).
En 1891, le curé Ambroise Fafard sollicite l’aide d’oblates pour l’assister dans sa maison de Baie-Saint-Paul qu’il a convertie en Hospice Sainte-Anne afin d’y accueillir des nécessiteux abandonnés. Quatre religieuses de Worcester au Massachusetts répondent à son appel et viennent s’installer à Baie-Saint-Paul. D’autres sœurs s’ajoutent bientôt. Elles prononceront leurs vœux en prenant le nom de Petites franciscaines de Marie. La congrégation voit donc le jour en 1891. Parmi leurs missions on dénombre l’enseignement, les soins des malades mentaux, des orphelins et des indigents.
Alida Harvey (1908-1999)
Marie Alida Harvey est charlevoisienne. Née le 1er juillet 1908 à la mission Saint-Émérentienne des Grand Fonds de la paroisse Saint-Étienne de la Malbaie, elle est la sixième fille du fromager Elzéar Harvey et d’Élisabeth Duchesne. Sa fratrie sera au nombre de dix. Sœur Marie-Adrien prononce ses vœux en 1927 à l’âge de dix-neuf ans. Elle vivra en communauté pendant soixante-douze ans. Alida décède à l’infirmerie de la maison mère des Petites Franciscaines de Marie de Baie-Saint-Paul le 13 août 1999, à l’âge de quatre-vingt-onze ans.
Simone Harvey (1914-1991)
Quatrième d’une famille de dix enfants, Marie Jeanne Simone est née à Chicoutimi le 10 mai 1914. Elle est une fille de l’entrepreneur en construction Ludger Harvey et de Maria Boivin. En religion, Simone prit le nom de sœur Marie-De-La-Purification. Elle décède le 30 juin 1991 à l’Hospice-Franciscaines de Marie de Baie-Saint-Paul à l’âge de soixante-dix-sept ans et est inhumée au cimetière des Petites Franciscaines de Marie. Elle était une sœur de Pierre Harvey (1922-2016), économiste de renom, qui fut professeur à l’École des hautes études commerciales et directeur de l’Institut d’économie appliquée.
Alida dite sœur Marie-Adrien a comme généalogie patrilinéaire, Elzéar Harvey (1871-1933), le cultivateur-jourlanier Zéphirin Harvai (1834-1904), le cultivateur et bûcheron à ses heures Jean Hervé (1775-1813) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Simone a comme généalogie patrilinéaire, Ludger Harvey (1886-1977), le cultivateur de Chicoutimi Jean Harvey (1843-1894), l'un des membres de la Société des Vingt-et-Un qui contribua à l’ouverture du Saguenay Jean Hervey (1808-1880), l’entrepreneur forestier et capitaine de milice Louis Hervé (1762-1842) chez Pierre Hervé (1733-1799).
En 1884, cinq augustines de la miséricorde de Jésus de l’Hôpital général de Québec arrivent à Chicoutimi au Saguenay, afin de prendre en charge le nouvel hôpital, l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi. Ces religieuses hospitalières cloîtrées adoptent alors le nom d’Augustines de la miséricorde de Jésus de Chicoutimi et forment une communauté autonome de celle de Québec. Sous la direction de leur première supérieure, Julie-Émilie Lamarre, dite mère Saint-Gabriel, elles se vouent au soin des pauvres et des malades.
Lucille Harvey (1914-2005)
Née le 9 janvier 1914 à Saint-Fulgence, Marie Alma Lucille Harvey est l’une de la dizaine de filles nées du couple de George Harvey et d’Alma Turcotte (1888-1979). Elle est la première de deux des filles du couple à s’engager en religion. En entrant chez les Augustines hospitalières à vingt ans, elle devient sœur Saint-Maurice et passera une grande partie de sa vie à soigner les malades du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle décède au Monastère des Augustines de la Miséricorde de Jésus de Chicoutimi le 8 mai 2005 à l’âge de quatre-vingt-onze ans, après soixante et onze ans de profession religieuse.
Lucille a comme généalogie patrilinéaire, le charpentier à Saint-Fulgence puis à Chicoutimi George Harvey (1882-1977), le cultivateur surnommé Timothé Harvey (1843-1939), le ferblantier-menuisier Célestin Hervey (1812-1887), l’entrepreneur forestier Dominique Romain dit Joseph Hervé (1768-1830) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Jeanne d’Arc Harvey (1922-1996)
Née le 26 janvier 1922 à Saint-Prime au lac Saint-Jean. Elle est une fille d’Edmond Harvey et d’Emma Munger (1893-1962), un couple de cultivateurs. Un peu après sa naissance, son père deviendra hôtelier à Alma. Elle est la neuvième enfant de sa mère qui en mettra au monde encore six après elle. Marie Simone Jeanne d’Arc dite sœur Marie-des-Oliviers entrera au monastère des Augustines à un très jeune âge et œuvrera à l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi. Bonne musicienne, elle sera membre de la fanfare communautaire. Jeanne d’Arc s’éteindra à Chicoutimi le 25 octobre 1996 à l’âge de soixante-quatorze ans.
Jeanne d’Arc a comme généalogie patrilinéaire, le cultivateur à Saint-Prime et hôtelier à Alma Edmond Hervez (1889-1981), le cultivateur puis hôtelier d’Alma qui fut également conseiller municipal Pierre dit Pitre Harvey (1854-1934), le commissaire d’école Protes Hervai (1825-1897), les entrepreneurs forestiers Pierre Hervez (1799-1853) et Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
La congrégation des servantes du cœur immaculé de Marie, dites sœurs du Bon-Pasteur, fut fondée en 1850. Cette communauté fut l’une des premières à œuvrer auprès des filles et des femmes exclues de la société, pour avoir contrevenu aux normes de l’époque. Elles comblaient des lacunes du système public et combattaient les difficultés financières et les préjugés afin d’assister des groupes qui, sans elles, n’auraient trouvé que peu de recours. Elles ont œuvré notamment auprès des mères célibataires et leurs enfants ainsi qu’auprès des délinquantes. Le 3 septembre 1964, cinq sœurs du Bon-Pasteur de Québec arrivaient en terre saguenéenne. Là, elles allaient contribuer à l’éducation de la jeunesse en formant, en autres, les institutrices de demain dans une école normale. Après 160 ans de présence à Chicoutimi, la communauté des Sœurs du Bon-Pasteur quitta définitivement la région à la fin de l’été 2004. Les vingt et une religieuses restantes rejoignirent les autres membres de leur congrégation au siège social de Québec.
Émilie Hervay (1894-1981)
Première parmi les Harvey à entrer chez les sœurs du Bon-Pasteur, Marie Émilie est née le 1er janvier 1894 à la mission Saint-Émérentienne des Grand Fonds, dans la paroisse Saint-Étienne de la Malbaie. Sa famille ne compte que quatre filles et un garçon. Ses parents, Hermas Harvay et Alma Dufour (1865-1900), sont un couple d’agriculteurs. Émilie n’a que six ans lorsque sa mère décède lors de l’accouchement de sa dernière fille. Son père se remarie l’année suivante. Très jeune elle prend la direction de Québec pour joindre la congrégation. Connue sous le nom d’Émélia Hervey dans sa nouvelle demeure, toujours en religion, elle décède le 23 novembre 1981 à l’âge de quatre-vingt-sept ans.
Émilie a comme généalogie patrilinéaire le cultivateur centenaire Hermas Harvay (1858-1959), le journalier Jean Hervai (1828-1910), le cultivateur Pierre Hervé (1806-1859), le cultivateur et bûcheron Jean Hervé (1775-1813) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Yolande Harvey (1924-2012)
Des cinq filles du couple de Jonquière formé de Léon Harvey et Lauretta Gravel (1903-1994), trois entreront en religion, Yolande est la première. Cette fille d’un travailleur du moulin Price à Kénogami est née le 5 septembre 1924 dans la paroisse Saint-Dominique de Jonquière. Marie Yolande Murielle a vingt-deux ans lorsqu’elle se joint à la congrégation des sœurs du Bon-Pasteur en 1946. Yolande, en religion sœur Marie-Jean-Léon, malgré une santé fragile, a pu déployer un grand don de soi par son dévouement et sa présence de qualité. Pour elle, tout ce qui méritait d’être fait méritait d’être très bien fait : il fallait que tout soit d’un fini perfectionné. En éducation, au secrétariat, à l’économat et au service des Périodiques, elle s’est donnée à plein cœur et a imprimé sa marque. Seize ans en éducation, onze comme économe et treize avec la responsabilité des Périodiques, son goût pour la lecture a trouvé de la satisfaction dans le service des revues. Elle a été connue à Jonquière, Chicoutimi et Québec. Toujours, sœur Yolande a prêté une oreille attentive et a entretenu des relations chaleureuses, imprégnées d’une grande délicatesse de cœur. Yolande s’est éteinte le 3 avril 2012, à l’âge de quatre-vingt-sept-ans à la Résidence Bon-Pasteur de Chicoutimi.
Marie France Harvey (1926-2021)
Sœur puînée de la précédente, Marie France Solange voit le jour le 6 juin 1926 à Jonquière. Troisième enfant de la famille qui en comptera sept, elle est la seconde de la famille à prononcer ses vœux en 1949. Dans les années 1970, elle sera directrice de l’école Saint-Jacques dans la paroisse Saint-Pierre-aux-Liens de la municipalité d’Orsainville, avant que le feu n’emporte cet établissement scolaire en 1980. Sœur Sainte-Bathilde décède à la Maison Bon-Pasteur de Québec le 11 mars 2021 à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans. Son décès est survenu en pleine pandémie de Covid après soixante-douze ans de vie religieuse.
Aline Harvey (1930-2010)
Troisième d’une même famille à franchir les portes de la congrégation des sœurs du Bon-Pasteur en 1953, Marie Marthe Aline naît le 23 juin 1930 à Jonquière. Elle est la cinquième enfant de Léon Harvey et Lauretta Gravel. Née pour donner et pour se donner, sœur Aline, devenue sœur Marie-Louise Thérèse, a consacré sa vie à l’éducation. Chez les jeunes de l’élémentaire d’abord et du secondaire par la suite où elle a développé le goût de l’étude, grâce à une pédagogie vivante et originale pendant plus de dix ans à Chicoutimi, Jonquière et Québec. En 1965, sœur Marie-Louise Thérèse, s’oriente dans les œuvres sociales où elle donnera encore le meilleur d’elle-même pendant vingt ans, soit à Marie-Fitzbach et au Foyer Clair-Joie de Québec, à la direction et à l’animation de centres pour adolescentes perturbées. Dans l’enseignement comme pour les œuvres sociales, sœur Aline laisse une marque bien spéciale comme éducatrice. Dans la communauté, elle a assumé pendant près de vingt ans la responsabilité de supérieure. En tout temps, elle s’est révélé un être de relation. Elle est décédée le 22 septembre 2010 à la Résidence Bon-Pasteur de Chicoutimi à l’âge de quatre-vingts ans après cinquante-sept ans de vie religieuse dans la congrégation des Sœurs du Bon-Pasteur.
Les sœurs Yolande, Marie France et Aline Harvey ont comme généalogie patrilinéaire, Léon Harvey (1899-1974), le charretier à Tadoussac puis gardien d’écluse à Jonquière pour la cie Price Alfred Harvey (1866-1952), le cultivateur François Hervai (1834-1893), le journalier-cultivateur Moyse Hervey (1809-1874), Jean Hervé (1775-1813) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Denise Harvey (1932-2013)
Cousine des trois précédentes, Marie Denise Huguette Harvey est issue d’une famille bien en vue au Saguenay. Sa fratrie compte dix-huit enfants, dont un directeur général de la Ville de Jonquière, un juge administratif à la Commission municipale du Québec, un maître de poste, deux députés provinciaux André, Gérald et un prêtre missionnaire, Serge (1931-1978). Née le 28 septembre 1932 dans la paroisse Saint-Dominique de Jonquière, elle est l’une des filles de Charles Harvey, entrepreneur forestier et jobber pour la compagnie Price et de Marie Cécile Ida Girard (1902-1983). Elle prononcera ses vœux en 1954, alors âgée de vingt-deux ans. Dotée d’une nature ardente et généreuse, sœur Denise a œuvré dans l’éducation pendant plus de trente ans, de 1956 à 1964 et de 1966 à 1969, puis dix-neuf ans comme conseillère et coordonnatrice en éducation chrétienne à Jonquière et à Chicoutimi, de 1975 à 1994. Entre 1969 et 1975, elle sera affectée en pastorale diocésaine et à l’Office catéchétique. À partir de 1994 jusqu’en 2013, différentes pastorales seront son champ d’apostolat, dont celle de la pastorale carcérale avec l’équipe diocésaine mandatée. Après cinquante-neuf ans de vie religieuse, en religion sœur Marie-Paul-André, s’éteint le 10 septembre 2013 à la Résidence Bon-Pasteur à l’âge d’un peu moins que quatre-vingt-un ans.
Denise a comme généalogie patrilinéaire Charles Harvey (1895-1959), Alfred Harvey (1866-1952), François Hervai (1834-1893), Moyse Hervey (1809-1874), Jean Hervé (1775-1813) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Charlotte Harvey (1927 — )
Seconde fille du charpentier George Harvey et d’Alma Turcotte (1888-1979) à entrer dans les ordres, Marie Thérèse Charlotte voit le jour le 26 octobre 1927 à Chicoutimi. Elle est la neuvième de dix filles du couple, une fratrie qui comptera quinze enfants. Elle est une sœur de Lucille Harvey (1914-2005) de la congrégation des Augustines de la Miséricorde de Jésus de Chicoutimi mentionnée plus haut. Elle est également une sœur de la centenaire Georgette Harvey (1915-2016). Elle était toujours vivante en 2024.
Charlotte a comme généalogie patrilinéaire, le charpentier à Saint-Fulgence puis à Chicoutimi George Harvey (1882-1977), le cultivateur surnommé Timothé Harvey (1843-1939), le ferblantier-menuisier Célestin Hervey (1812-1887), l’entrepreneur forestier Dominique Romain dit Joseph Hervé (1768-1830) chez Pierre Hervé (1733-1799).
À la fin du XIXe siècle, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean détient l’un des taux de natalité les plus élevés au Québec, alors que le nombre d’écoles et de professeurs demeure très faible. C’est pour cette raison que, le 4 novembre 1894, est fondée la congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil à Chicoutimi. Cette communauté assumait alors une présence éducative dans la majorité des écoles du diocèse de Chicoutimi, lequel s’étend alors de la Basse-Côte-Nord jusqu’aux confins du Lac-Saint-Jean.
Marie Hervey (1885-1904)
Marie Luce Hervey est la seconde enfant et la fille aînée de Pierre dit Pitre Harvey et de Marie Luce Larouche (1863-1887), un couple de cultivateurs prospères. Elle est née dans la paroisse de Saint-Joseph d’Alma au Lac-Saint-Jean le 15 septembre 1885. Cette bonne fortune familiale n’empêchera pas un malheur de teinter l’avenir de Marie. Au début de l’année 1887, sa mère décède des suites de son dernier accouchement alors qu’elle n’a pas seize mois. Son père se remarie l’année suivante et sa nouvelle épouse lui donnera treize autres enfants. Son frère aîné, Théodule (1884-1937), sera le premier Harvey à s’établir au Témiscamingue. Marie passera sa courte enfance à épauler sa belle-mère sur la terre familiale de deux cent neuf acres. Avant qu’elle ne quitte la maison un peu après 1901, il y avait déjà neuf enfants additionnelles sous le toit du père. Marie, en religion sœur Saint-Raphaël, avait bien reçu l’habit religieux après une courte période comme postulante, mais elle était toujours novice des travaux manuels quand elle décéda au monastère du Bon Conseil de Chicoutimi le 3 juillet 1904, à l’âge de dix-huit ans.
Marie a comme généalogie patrilinéaire, Pierre dit Pitre Harvey (1854-1934), le commissaire d’école Protes Hervai (1825-1897), les entrepreneurs forestiers Pierre Hervez (1799-1853) et Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Marie Anne Hervey (1901-1997)
D’une famille de douze enfants qui comptera neuf filles, Marie Anne Élisabeth Hervey, en est la huitième. Née le 17 septembre 1901 à Sainte-Agnès dans Charlevoix, Marie Anne sera baptisée deux jours plus tard dans l’église qui, dans les années 1980, servira de lieu de tournage pour les scènes du téléroman Le Temps d’une paix, notamment la messe de minuit. Marie Anne grandit sur une terre puisque ses parents, Maximin Harvey et Virginie Bergeron (1865-1936), sont agriculteurs. Une fois entrée dans l’âge adulte, elle joint la congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Chicoutimi. Elle y passera plus de soixante-dix ans. Elle s’éteint le 18 juin 1997 à Chicoutimi ; elle avait quatre-vingt-quinze ans.
Marie Anne Hervey a comme généalogie patrilinéaire, les cultivateurs Maximin Harvey (1858-1937) et Roger Hervey (1809-1900), l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Flore Harvey (1908-1997)
Née le 9 juin 1908 à Alma, Marie Flore Élisabeth Harvey est une fille du cultivateur, hôtelier et conseiller municipal d’Alma Pierre, dit Pitre, Harvey et de son épouse Adèle Lessard (1868-1946). Elle est donc la demi-sœur de Marie Hervey (1885-1904) de la même congrégation mentionnée précédemment, une demi-sœur qu’elle n’a pas connue. À sa naissance, son père avait déjà vu naître quinze enfants sous son toit, dont trois de sa première épouse. Également, Flore ne connaîtra pas Théodule (1884-1937), l’aîné du premier lit, car ce dernier est déjà parti tenter sa chance dans les forêts du nord des États-Unis à sa naissance. Flore est une sœur d’Albert Harvay (1904-2006), l’un des rares centenaires masculins chez les Harvey. Elle passera sa vie comme religieuse chez les sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Elle s’éteindra à l’âge de quatre-vingt-huit ans le 27 avril 1997 à Chicoutimi.
Flore a comme généalogie patrilinéaire, Pierre dit Pitre Harvey (1854-1934), Protes Hervai (1825-1897), Pierre Hervez (1799-1853), Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Jeanne d’Arc Harvey (1922-2013)
Entrée dans la congrégation le 2 octobre 1941 à l’âge de dix-neuf ans, Marie Marguerite Jeanne d’Arc est issue d’une petite famille d’agriculteurs qui comptera sept enfants. L’aînée du couple formé de Joseph Harvey et de Rose Anna Lessard (1902-1960) est née le 16 août 1922 à Saint Cœur de Marie au Lac-Saint-Jean. Devenue sœur Saint-Joachim en religion, Jeanne d’Arc consacrera soixante-neuf années à la vie religieuse. Après avoir quitté sa famille et son village pour la vie religieuse et après sa profession, elle est nommée éducatrice de groupe auprès des enfants de l’Institut Mgr-Guay à Lauzon. En 1954, c’est comme aide-infirmière qu’elle travaille auprès des sœurs malades à l’infirmerie Bon-Conseil. En 1961, ses services sont requis auprès des pensionnaires de Mashteuiatsh (Pointe-Bleue) comme aide-infirmière. De retour à la maison mère, elle continue ses services auprès des religieuses. Ses dernières années se sont passées dans le repos et la prière. Elle décède le 21 octobre 2013 à la maison mère des sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil de Chicoutimi, à l’âge de quatre-vingt-onze ans.
Jeanne d’Arc a comme généalogie patrilinéaire, Joseph Harvey (1894-1978), l’un des bâtisseur de Mistouk et responsable de la traverse île d’Alma—Saint-Cœur-de-Marie Michel Harvay (1846-1938), le cultivateur Roger Hervey (1809-1900), l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Florence Harvey (1930-2017)
Née au Saguenay le 13 septembre 1930 au village de Bégin, Marie Florence fait partie des dix filles issues du couple formé d’Hormidas Harvey et d’Yvonne Desbiens (1911-1993). En tout, sa fratrie compte quatorze enfants. Elle n’a pas cinq ans quand sa famille quitte le Saguenay pour s’établir sur une terre de la municipalité de Saint-Léon (aujourd’hui Labrecque) au Saguenay où la famille vivra de l’agriculture et du travail en forêt. C’est en 1946 que Florence quitte Labrecque pour entrer chez les sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Chicoutimi. D’abord enseignante dans plusieurs écoles du Saguenay et du Lac-Saint-Jean de 1948 à 1985, sœur Florence-de-Jésus sera par la suite animatrice de pastorale au Saguenay jusqu’en 2012. En religion pendant soixante-huit ans, elle s’éteint le 8 août 2017 à la maison mère des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Chicoutimi à l’âge de quatre-vingt-six ans.
Florence a comme généalogie patrilinéaire, Hormidas Harvey (1904-1983), le journalier à Brunswick au Maine et contremaître à Jonquière Médérille Harvey (1871-1927), l'un de ceux qui tentèrent leur chance en Nouvelle-Angleterre Alexandre Hervai (1835-1900), le cultivateur Chrysostome Hervé (1803-1886), l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Michelle Harvey (1931-2015)
Native de Kénogami, Marie Émilie Andrée Michelle est née le 30 mai 1931 dans la paroisse Sainte-Famille de l’endroit. Elle est l’aînée de la famille de Théodoric Harvey et d’Ella Boily (1907-1985), une famille qui compte sept enfants, dont cinq filles. En 1947, Michelle quitte sa famille de Kénogami, pour entrer dans la congrégation des sœurs Notre-Dame du Bon-Conseil de Chicoutimi. Elle prononce ses vœux en 1950 à l’âge de dix-neuf ans. De 1950 à 1959, elle enseigne au niveau secondaire à Arvida et à l’École normale et l’Institut familial du Bon-Conseil de Chicoutimi ainsi qu’une année à Saint-Prime. De 1960 à 1975, son temps est consacré à divers secrétariats, y compris celui de l’UQAC. Par la suite, pour cause de maladie, la prière et la souffrance sont devenues son ministère principal. En religion, sœur Saint-Michel-Archange comptera soixante-cinq ans de vie religieuse lorsqu’elle décède le 12 février 2015, à la maison mère des Sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil de Chicoutimi, à l’âge de quatre-vingt-trois ans.
Michelle a comme généalogie patrilinéaire, le comptable Théodoric Harvey (1906-1981), le cultivateur qui fut conseiller municipal à Jonquière Adélard Harvey (1867-1924), les cultivateurs François Hervey (1838-1900) et Chrysostome Hervé (1803-1886), l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Les Sœurs antoniennes de Marie sont une congrégation religieuse féminine de droit pontifical vouée au service domestique des séminaires. En 1903, les sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil annoncent aux autorités ecclésiastiques qu’elles ne peuvent plus assumer le service du séminaire de Chicoutimi. C’est alors qu’est fondée cette congrégation spécialement dédiée à cet apostolat. Les sœurs se dévouent au service domestique des séminaires et des collèges ecclésiastiques. Elles sont présentes au Canada avec la maison mère à Chicoutimi. Les Antoniennes de Marie ne sont pas que des « ménagères » de séminaires et de presbytères, elles furent aussi présentes en Chine, aux États-Unis, en Afrique et au Pérou. C’est d’ailleurs dans ce dernier pays qu’en 1963, la congrégation ouvre une mission au Pérou à Pucallpa, ville située à une heure d’avion de Lima dans la jungle tropicale. Quelques Harvey participeront à cette mission.
Bernadette Harvey (1904-1986)
Si un grand nombre de Harvey entrées dans les ordres étaient natives du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce n’était pas le cas de Marie Bernadette qui était de Charlevoix. Elle a vu le jour sur les hauteurs de Saint-Siméon le 7 juin 1904. Elle est une fille du journalier George Harvay et de son épouse Cécile Bouchard (1870-1904). Elle est la cadette d’une famille qui compte six enfants, dont trois seulement atteindront l’âge adulte. Sa mère décède six mois après sa naissance et ce n’est que dix ans plus tard que son père se choisit une nouvelle épouse. Au décès de ce dernier en 1923, moment de son entrée chez les sœurs, elle n’est pas encore adulte. Sœur Marie-de-Lourdes de la congrégation des Sœurs antoniennes de Marie décède à Chicoutimi le 15 août 1986. Elle avait quatre-vingt-deux ans.
Bernadette a comme généalogie patrilinéaire, le journalier George Harvay (1867-1923), le cultivateur Benjamin Hervai (1825-1902), le navigateur Thimothé Hervé (1790-1867) chez le pilote Dominique Hervé (1736-1812).
Marguerite Harvey (1921-1988)
Marguerite Marie voit le jour dans la paroisse Saint-Urbain de Charlevoix le 25 septembre 1921. Elle est l’une des sept enfants de l’ouvrier cultivateur Pierre dit Pitre Harvey et de Marie Laure Fortin (1885-1970) et la première de deux enfants du couple à entrer en religion. Son frère puîné deviendra curé de Saint-Fidèle-de-Mount-Murray. Elle sera plusieurs années dans la paroisse Sacré-Cœur de Hull. Sœur Pierre-Pascal de la congrégation des Sœurs antoniennes de Marie décède à la maison mère de la congrégation à Chicoutimi le 28 décembre 1988.
Marguerite a comme généalogie patrilinéaire, Pierre dit Pitre Harvey (1885-1967), des cultivateurs Thadée Harvey (1850-1934) et Roger Hervey (1809-1900), de l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Jeanne Harvey (1922-1987)
Cousine de mon père[4], Marie Jeanne Georgianna est née le 14 mai 1922 dans la paroisse Saint-Marc du quartier Rosemont à Montréal. Elle est une fille de Joseph Harvey, un électricien natif de l’Isle aux Coudres et de Marie Sévérine Lapointe (1883-1953) de Saint-André-de-Kamouraska. On ne sait pas ce qui, à Chicoutimi, attira cette Montréalaise, mais quoi qu’il en soit elle prend la direction de la maison des Sœurs antoniennes de Marie avant sa majorité. Nommée sœur Grégoire-le-Grand en communauté, elle s’éteint à Chicoutimi le 11 janvier 1987 à soixante-quatre ans.
Jeanne a comme généalogie patrilinéaire, Joseph Harvey (1881-1958), le forgeron et débardeur Joseph Harvé (1842-1887), le cultivateur Germain Hervé (1808-1902), le cultivateur et chantre Joseph Hervé (1782-1867) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Julienne Harvey (1932-2004)
Sœur Sainte-Christine de la congrégation des sœurs Antoniennes-de-Marie est née le 22 octobre 1932 à Sainte-Élisabeth-de-Proulx au Lac-Saint-Jean alors que l’endroit venait à peine de voir le jour et que les registres de la paroisse n’étaient pas encore ouverts. Marie Georgette Julienne fut donc baptisée par le curé de Sainte-Jeanne-d’Arc. Elle est l’une des dix enfants de Joseph Harvey et de Marie Louise Girard. Sœur Sainte-Christine prononcera ses vœux de religion en 1952. Elle sera suivie dans la congrégation par sa sœur cadette Bernadette quelques années plus tard. Elle œuvrera huit ans aux États-Unis, puis dans différentes paroisses du diocèse de Chicoutimi jusqu’en 1985. L’année suivante elle prendra la direction du Pérou où elle œuvrera comme missionnaire, puis elle deviendra supérieure régionale dans ce pays d’Amérique du Sud. Après dix-huit ans de mission et malade, elle reviendra finir ses jours à la maison mère des Sœurs Antoniennes de Marie de Chicoutimi où elle décédera le 30 mars 2004 à l’âge de soixante et onze ans, dont cinquante-deux, dans les ordres.
Bernadette Harvey (1938 — )
Née le 15 février 1938 dans la paroisse de Sainte-Élisabeth-de-Proulx au Lac-Saint-Jean, Marie Madeleine Bernadette a marché dans les traces de sa sœur Julienne et s’astreignit à une longue formation. Après ses études secondaires, elle s’engagera dans des formations spécifiques : des cours de spiritualité à l’Université du Québec à Chicoutimi et des études en missiologie à l’Université Saint-Paul d’Ottawa. Dès 1976, et après un cours de langue espagnole au Québec, Sœur Bernadette Harvey sera missionnaire au Pérou, à Pucallpa, Tournavista, Lima et Chincha ; elle l’était toujours en 2009. Elle a même été maîtresse auprès des novices péruviennes. Elle est aujourd’hui revenue à la maison mère de la congrégation à Chicoutimi et elle était toujours vivante en octobre 2023, au décès de l’un de ses frères.
Les sœurs Julienne et Bernadette Harvey ont comme généalogie patrilinéaire, les cultivateurs Joseph Harvey (1895-1979), Joseph Harvay (1860-1955), Onézime Hervai (1835-1916) et Barthelemi Hervey (1807-1902), l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Rosanne Harvy (1935 — )
Marie Charlotte Rose Anne Harvy, comme inscrite au registre de son baptême, voit le jour à Alma le 20 février 1935. Elle est la septième enfant d’une famille qui en comptera quinze. Ses parents, Adjutor Harvey et Alléluia Boivin (1906-1984) sont un couple d’agriculteurs d’Alma. En matière de scolarité, sœur Harvey fait son primaire dans une école de rang de son village. Vers l’âge douze ans, elle commence à aider sa mère à cuisiner pour la famille. Elle entre chez les Antoniennes de Marie en 1952, à l’âge de dix-sept ans. Au cours de ses années de vie religieuse, elle a été affectée, pendant quarante-quatre ans, à cuisiner pour les prêtres dans quatorze maisons distinctes, dont les deux séminaires de Pont-Viau et de Chicoutimi, puis dans huit maisons de prêtres à Montréal, Cap-Rouge, Québec et Lac-Bouchette et finalement dans deux presbytères, à Chicoutimi et à Laval. Au cours de sa vie religieuse, elle a reçu une formation relative à la cuisine à l’Institut des viandes de Montréal. Après avoir avait été initiée à la cuisine par sa mère avec laquelle elle avait appris des recettes comme les gâteaux, les galettes, les tourtières, les beignes, le sucre à la crème et les fudges, elle reproduira ses apprentissages pendant sa vie consacrée. En 2004 elle a publié plusieurs de ses recettes dans le livre « À la table des Antoniennes ». En 2005, la congrégation fêtait ses jubilaires alors que sœur Rose Anne Harvey avait atteint son soixante-dixième anniversaire.
Rosanne a comme généalogie patrilinéaire, Adjutor Harvey (1894-1983), le cultivateur sur l'île d'Alma qui fut maire de l’endroit François Hervay (1851-1930), l’un des membres de l'association des défricheurs du township de Jonquière Protes Hervai (1825-1897), les entrepreneurs forestiers Pierre Hervez (1799-1853) et Pierre Hervé (c.1759-1857) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Françoise Harvey (1938 — )
Sœur Françoise Harvey est la quatrième de sept enfants. Ses parents, Ernest Harvey et Jeanne Simard sont un couple d’agriculteurs de Saint-Fulgence où est née Marie Noëlla Françoise le 23 juin 1938. Cette dernière a dix-neuf ans lorsqu’elle se joint à la congrégation en 1957. Elle servira aux États-Unis pendant quatre ans et par la suite, au Pérou pendant trois années. Sœur Françoise est de retour à la Maison Mère, à Chicoutimi, depuis 2015.
Françoise a comme généalogie patrilinéaire, Ernest Harvey (1904-1976), le cultivateur Philippe Harvey (1882-1968), le fromager Michel Hervey (1841-1908), le plus important propriétaire terrien au Saguenay en son temps Timothée Hervey (1806-1880), le cultivateur et travailleur forestier Michel Hervé (1771-1810) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Les filles de Sainte Marie de la Présentation sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical. Au lendemain de la Révolution française, les besoins étant immenses, ce fut alors l’éclosion d’un grand nombre de communautés religieuses en France, dont celle de la communauté des Filles de Sainte-Marie de la Présentation dites sœurs de Broons. Les enfants n’étaient pas scolarisés, les malades, les pauvres et les vieillards étaient délaissés et la pratique religieuse était abandonnée. Dans un petit village de Bretagne, à Broons en 1828, l’ouverture d’une école pour les petites filles et le besoin de soulager pauvres et malades donnent naissance à la congrégation. Le gouvernement anticlérical de l’époque oblige les communautés religieuses à se laïciser ou à s’exiler. En s’expatriant dans de nombreux pays, la communauté prendra, en autres, le chemin du Saguenay en 1920. Ces religieuses ne seront jamais très nombreuses, une soixantaine tout au plus, œuvrant dans quelques écoles du Saguenay et à l’hôpital de Métabetchouan.
Antoinette Harvy (1908-1993)
Marie Ange Antoinette Harvy est née le 13 juin 1908 au village industriel de Saint-Firmin dans Charlevoix (aujourd’hui Baie-Sainte-Catherine). Aînée du premier lit de son père, l’ouvrier Joseph Harvey, elle perd sa mère, Agnès Gauthier (1882-1913), alors qu’elle n’a que quatre ans. À cette époque, son père travaillait à l’éphémère moulin à scie actionné à la vapeur de la compagnie Price, au fond de l’anse et à l’endroit où se situait le vieux quai au creux de la baie. Son père ne se remariera qu’en 1918. La famille prendra alors la direction de Chicoutimi. Antoinette entre en religion à la fin de son adolescence et elle passera le reste de sa vie dans les ordres. L’éducation des jeunes filles de Grande-Baie sera son apostolat. Elle décède à la maison provinciale de la congrégation, à La Baie au Saguenay, le 17 novembre 1993, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
Antoinette a comme généalogie patrilinéaire, Joseph Harvey (1878-1945), le conducteur de chantier et marchand de bois de Chicoutimi Louis Hervé (1836-1920), l’un des membres de la Société des Vingt-et-Un qui contribua à l’ouverture du Saguenay Jean Hervey (1808-1880), l’entrepreneur forestier et capitaine de milice Louis Hervé (1762-1842) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Fernande Harvey (1936-2025)
Marie Lucette Fernande est née le 20 avril 1936 dans la paroisse de Saint-Jérôme au Lac-Saint-Jean. D’une fratrie de quatorze enfants, dont dix filles, elle est la onzième. Ses parents sont le journalier-cultivateur Xavier Harvey et d’Hélène Cauchon (1896-1945). À la fin des années 1950, elle entrera à la congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation. Sœur Fernande enseignera plus de trente-cinq ans dans différentes écoles du Saguenay. Elle sera également économe de la communauté pendant trente-six ans. Elle s’impliquera auprès des plus démunis, entre autres comme bénévole à l’organisme TEL-AIDE pendant dix-sept ans. Après soixante-six ans de profession religieuse dans la congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation, elle décède le 1er janvier 2025, entourée des sœurs de sa communauté et du personnel de l’infirmerie de la maison mère du Bon Conseil, à l’âge de quatre-vingt-huit ans et huit mois. Fernande est la sœur de la centenaire Marguerite Harvey (1922-2023).
Fernande a comme généalogie patrilinéaire, Xavier Harvey (1888-1983), son grand-père Didié Harvey (1854-1920) cultivateur dans le rang 3 de Saint-Jérôme au lac Saint-Jean, son arrière-grand-père François Harvay (1803-1887) aussi cultivateur dans le même rang et les autres générations précédentes, l’un des premiers colons du Saguenay Joseph Hervé (1794-1890), le pilote du Saint-Laurent David Louis Dominique Hervé (1764-1837) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Les membres des trois prochaines congrégations porteuses du patronyme Harvey sont de la souche Harvey/Hervy des Îles-de-la-Madeleine. Elles sont descendantes de François Hervy et non de Sébastien Hervet.
La congrégation de Notre-Dame de Montréal est une communauté féminine catholique. Plus précisément, il s’agit d’un institut de vie consacrée de type religieux de droit pontifical. Elle a été fondée à Montréal au XVIIᵉ siècle par sainte Marguerite Bourgeoys, pionnière de la Nouvelle-France. C’est la première communauté religieuse féminine non cloîtrée implantée en Amérique du Nord. Non contemplative, la vocation de la congrégation est apostolique et orientée vers l’enseignement. Elle forme aujourd’hui une communauté internationale et multiculturelle présente dans huit pays sur quatre continents.
Germaine Harvey (1925-2023)
Religieuse native de la paroisse Saint-Pierre de La Vernière aux Îles-de-la-Madeleine, Germaine Harvey est née dans l’archipel le 16 août 1925 à L’Étang-du-Nord. Elle est l’une des onze enfants de Saül Harvey et d’Émélina Cyr. Elle se joint à la congrégation en 1952, alors qu’elle est âgée de vingt-sept ans. Sœur Germaine-Lucie en religion décède à la Résidence Bon-Secours, dans le quartier Notre-Dame de Grâce de Montréal, le 14 décembre 2023. Elle aura été à la Congrégation de Notre-Dame pendant soixante et onze ans.
Germaine est de la souche Harvey/Hervy, souche ayant pris pied aux îles-de-la-Madeleine en 1817. Elle a comme généalogie patrilinéaire, les pêcheurs Saül Harvey (1893-1963), Uriel Hervy (1864-1926), Theodore Hervy (1831-1916) chez le migrant François Hervy (c.1793-1881).
La Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire porte ce nom depuis 1891. À l’origine, cette communauté se nommait Les sœurs des Petites Écoles et avait été fondée par Élisabeth Turgeon à Saint-Germain-de-Rimouski, le 14 septembre 1874. Jusqu’en 1906, ces religieuses logeaient dans différents immeubles de la ville dont, entre autres, la première église de pierre de Rimouski (aujourd’hui Musée régional de Rimouski). L’actuelle maison mère de la congrégation est construite de 1905 à 1907. En 1925, une grange-étable est construite sur le terrain adjacent du couvent et les terres agricoles assureront l’autosuffisance alimentaire de la congrégation pendant plus de quatre-vingt-dix ans. En 2024, la congrégation comptait encore cent soixante religieuses.
Lucille Harvey (1932 — )
Madelinienne et cadette d’une famille de dix enfants, Marie Laura Lucille Harvie, selon son inscription au registre de son baptême, est née le 4 mai 1932 dans la paroisse de Saint-Pierre de La Vernière à L’Étang-du-Nord. Elle est la seule enfant de la famille de Théodore Harvey et Marie Desneiges Cummings à porter le patronyme Harvie au baptême. Les autres membres de sa fratrie ont reçu le patronyme Harvey. En religion, elle prendra le nom de sœur Marie-du-Rosaire-de-Fatima. Elle était toujours vivante en 2024. Lucille est une cousine de Germaine Harvey (1925-2023) de la congrégation des sœurs de Notre-Dame de Montréal.
Lucille est de la souche Harvey/Hervy, souche ayant pris pied aux îles-de-la-Madeleine en 1817. Elle a comme généalogie patrilinéaire, les pêcheurs Théodore Harvey (1888-1969), Uriel Hervy (1864-1926), Theodore Hervy (1831-1916) chez le migrant François Hervy (c.1793-1881).
L’Institut séculier Les Oblates Missionnaires de Marie Immaculée a été fondé en juillet 1952, à Grand-Sault au Nouveau-Brunswick. En 1962, l’Institut est accepté par l’Église en tant qu’Institut séculier de droit diocésain. Le 24 mars 1984, il est reconnu Institut séculier de droit pontifical par S.S. Jean-Paul II. Dès les premières années, l’Institut connaît une expansion particulièrement rapide au Canada comme en d’autres pays. Des jeunes filles de toute classe et de tout milieu s’intéressent à la formule de l’Institut séculier des Oblates à cause de la spiritualité et par le fait qu’elles continuent de vivre dans leur milieu.
Léonise Harvey (1935 — )
Née le 27 septembre 1935 aux Îles-de-la-Madeleine, Léonise est l’un des quinze enfants que mit au monde sa mère, Émilie Lapierre (1901-1946). Son père, Casimire Harvey, l’apporte pour son baptême à l’église de la paroisse Saint-Pierre de La Vernière de L’Étang-du-Nord quatre jours après sa naissance. Elle entre chez les Oblates missionnaires de Marie Immaculée à la fin de son adolescence.
Léonise est également de la souche Harvey/Hervy, souche ayant pris pied aux îles-de-la-Madeleine en 1817. Elle a comme généalogie patrilinéaire, les pêcheurs Casimire Harvey (1893-1983), Narcisse Hervy (1860-1919), Casimire Harvy (1818-1868) chez le migrant François Hervy (c.1793-1881).
Ce n’est un secret pour personne que la place réservée aux hommes dans l’église a toujours été et est toujours plus importante que celle que l’on a faite aux femmes. Aussi trouverons-nous dans cette section, non seulement des missionnaires et des éducateurs membres de diverses communautés religieuses, mais également des abbés affectés aux paroisses, les vicaires et les curés. D’autres ont gravi les échelons de l’église de Rome et occuperont des postes importants ou s’illustreront par leur implication sociale et politique, ils font aussi partie de cet inventaire.
Ils seront près d’une vingtaine de porteurs du patronyme à entrer en religion[5]. Un seul le fera avant les années 1900. Les autres sont tous du siècle dernier. Le fait que les Harvey du XIXe siècle étaient pour la plupart des agriculteurs et que la terre avait besoin de bras explique en partie l’absence de vocation à cette période. Cependant, c’est surtout la ferveur religieuse qui n’atteindra son apogée qu’à la toute fin des années 1800 qui générera sur le tard ces vocations.
Est-il besoin de répéter que, selon les informations disponibles, les Harvey entrés en religion mentionnés dans la présente section n’ont pas fait l’objet d’action à leur égard de la part de l’une des nombreuses victimes d’abus. Un seul porteur du patronyme a fait l’objet d’accusations criminelles ; il a été condamné et est mort pendant son incarcération. Son nom n’est pas mentionné dans le présent texte. Tous les efforts seront faits pour retirer le nom de ceux qui pourraient être, dans le futur, reconnu coupable.
En 1680, en France, est fondé l’institut des Frères des écoles chrétiennes. Cette congrégation composée de religieux non ordonnés se voue à l’éducation des enfants des classes modestes de la société. En 1837, quatre frères s’établissent à Montréal à la demande de l’évêque de la ville et du directeur du petit séminaire de Montréal. Le réseau d’établissements scolaires tenus par les frères s’élargit rapidement. Ils s’établissent à Québec en 1843, à Trois-Rivières l’année suivante, à New York en 1848, puis à Ottawa en 1864. Au début du XXe siècle en France, de nouvelles lois sur la laïcité forcent la fermeture de plusieurs écoles de la congrégation. Cela pousse plus de deux cents frères à émigrer au Canada. Cette arrivée massive permet à la communauté d’ouvrir de nouveaux établissements, notamment à Arthabaska, Thetford Mines, Sainte-Anne-de-Beaupré et Fraserville (Rivière-du-Loup). Jusque dans les années 1960, les frères fondent, dans la province de Québec, une centaine d’écoles qui desservent en majorité les populations ouvrières. Les Frères des écoles chrétiennes marquent profondément le système scolaire québécois en publiant une grande quantité de manuels scolaires.
Nazaire Harvey (1864-1935)
Le premier chez les Harvey à entrer en religion fut probablement Nazaire Harvey. Né le 6 novembre 1864 à La Malbaie, François Nazaire est le deuxième fils d’une famille qui en comptera cinq, il n’a qu’une sœur. Ses parents Nérée Harvay et Marie Coulombe (1837-1875) sont un couple d’agriculteurs qui en arrachent suffisamment pour que le père devienne journalier la plupart du temps, très tôt dans la vie de Nazaire. Il a dix ans lorsqu’il perd sa mère. Son père se remariera six ans plus tard. Nazaire prend alors le chemin des études à Montréal. Il entre au noviciat des Frères le 4 mars 1884. Au cours de ses quarante ans de vie religieuse, il fut employé à l’Académie de Trois-Rivières, au collège de Varennes et surtout au Mont-Saint-Louis des Frères des écoles chrétiennes. En religion il porte le nom de frère Rheginus et résidera surtout au nouveau collège classique du Mont-Saint-Louis, sur l’artère des communautés religieuses et de l’éducation de Montréal, la rue Sherbrooke. Il y enseignera surtout aux jeunes, en autres au poète Émile Nelligan (1879-1941). Pendant ses quinze dernières années de vie religieuse, il seconda également le premier économe du collège. Nazaire, malade depuis plusieurs mois, s’éteint dans sa demeure religieuse du Mont-Saint-Louis le jeudi matin 16 mai 1935. Deux jours plus tard, il est inhumé au cimetière de la communauté des Frères des écoles chrétiennes de la municipalité de Laval-des-Rapides sur l’île Jésus.
Nazaire a comme généalogie patrilinéaire, Nérée Harvay (1835-1897), son grand-père le navigateur Thimothé Hervé (1790-1867) chez le pilote Dominique Hervé (1736-1812).
Les Frères maristes, ou Frères maristes des écoles forment une congrégation laïque masculine enseignante de droit pontifical fondée en France en 1817. La congrégation de frères est vouée à l’instruction et à l’enseignement religieux des enfants. Six premiers maristes arrivent au Québec en 1885 et s’établissent à Saint-Jean-sur-Richelieu. Ils fondent rapidement plusieurs établissements scolaires en Montérégie et en Nouvelle-Angleterre où les Canadiens français sont nombreux. Ils ouvrent par la suite des établissements dans la plupart des régions du Québec, dont le premier noviciat de la congrégation au Canada. Au tournant du siècle dernier on compte 15 écoles paroissiales, six aux États-Unis, neuf au Québec et neuf pensionnats-externats. En 1903, l’expulsion de France des congrégations religieuses non autorisées amène de nombreux maristes à chercher refuge chez nous, dont plus de soixante-quinze frères. À partir de la fin des années 1930, les Frères maristes du Québec se font missionnaires en Rhodésie, en Zambie, au Malawi et au Cameroun. La baisse des vocations et l’étatisation des établissements scolaires dans les années 1960 forcent toutefois la communauté à délaisser plusieurs écoles.
Philippe Harvey (1894-1972)
Marie Anne Gauthier dit Larouche (1868-1957) n’aura pas fêté la Saint-Sylvestre en 1893, puisque le 1er janvier 1894, elle donne naissance à Hippolite Philippe Harvey, à Chicoutimi où réside la famille à ce moment. Il est le quatrième enfant de Timothé dit Thomas Harvey. Sa mère donnera naissance à dix autres marmots. Philippe a huit ans quand la famille quitte Chicoutimi pour aller vivre à Alma. Le jeune garçon n’y restera pas très longtemps puisqu’à treize ans, il prend le chemin du juvénat. Il est en cours de scolasticat depuis déjà un certain temps quand, en 1920, son père décède à l’Asile Saint-Michel-Archange de Beauport. Philippe vouera sa vie à l’enseignement. Il s’éteint à l’âge de soixante-dix-huit ans à l’hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré le 2 novembre 1972. Il est inhumé dans le lot de la communauté des Frères Maristes au cimetière Saint-Charles à Québec.
Philippe a comme généalogie patrilinéaire, le cultivateur Thomas Harvey (1869-1920), le commissaire d’école Protes Hervai (1825-1897), les entrepreneurs forestiers Pierre Hervez (1799-1853) et Pierre Hervé (c.1759-1857) chez le cultivateur de l’Isle aux Coudres Pierre Hervé (1733-1799).
Gérard Harvey (1918-2010)
Ce frère mariste est né à Chicoutimi le 13 mars 1918. Joseph Donozo Gérard est l’un des dix enfants de l’électricien Arthur Harvay et de Juliette Clara Léveillée (1890-1966). Il a vingt et un ans lorsqu’il entre en religion sous le nom de frère Robert-Xavier en 1939. Il œuvrera pendant près de soixante et onze ans en éducation comme professeur, maître de salle, directeur de chorale, animateur de groupes sportifs et de Corps de cadets. Il s’éteint le 16 janvier 2010 au Mont Champagnat, le haut lieu mariste de Château-Richer, servant alors de foyer pour frères âgés et malades. Il était âgé de quatre-vingt-onze ans.
Gérard a comme généalogie patrilinéaire, Arthur Harvay (1883-1966), le marchand de La Malbaie Joseph Harvey (1846-1885), le marchand-aubergiste et entrepreneur forestier Pierre Hervey (1807-1872), l’entrepreneur forestier Dominique Romain dit Joseph Hervé (1768-1830) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Gérard Paul Harvay (1919-2012)
Né le 30 septembre 1919 à Saint-Grégoire-de-Montmorency, dans la région de Québec, Joseph Gérard Jean Paul est le fils du marchand-épicier Léandre Harvey et de Julia Rochefort (1895-1997). Issu d’une famille nombreuse de treize enfants, il entre en religion en 1936 à l’âge de dix-sept ans. Devenu Frère Charles-Aimé en religion, il consacra près de quarante années de sa vie dans le domaine de l’éducation, à Chicoutimi, à Québec et en Beauce. Gérard Paul œuvra également comme missionnaire au Malawi et en Nouvelle-Calédonie durant une vingtaine d’années. De retour au pays et à la retraite à Château-Richer sur la Côte-de-Beaupré, depuis 1990, il occupera ses loisirs à l’écriture de ses mémoires et à l’observation des oiseaux, devenant ainsi un ornithologue réputé. Homme de devoir, de principes, de précision et d’exactitude, après soixante-seize années de vie religieuse, Gérard Paul décède le 7 mai 2012 au Mont Champagnat, la résidence des frères maristes à Château-Richer. Il était âgé de quatre-vingt-douze ans et huit mois. Sa dépouille ayant été déposée dans la crypte de la communauté, elle fut transférée au cimetière Saint-Charles lors de la vente du Mont Champagnat à un promoteur pour la construction éventuelle d’un centre pour aînés en 2016.
Gérard Paul a comme généalogie patrilinéaire, Léandre Harvey (1889-1946), le cheminot et marchand-épicier Hercule Harvay (1856-1924), les cultivateurs de l’Isle aux Coudres Germain Hervé (1808-1902) et Joseph Hervé (1782-1867) chez Dominique Hervé (1736-1812).
L’Ordre des Dominicains, ou Frères prêcheurs, a été fondé en 1213 par Saint-Dominique (1170-1221), à Toulouse en France. Il appartient, comme la congrégation des Frères mineurs ou franciscains, à la catégorie des ordres mendiants. Proche de la population, il se différencie de ceux qui ont fait vœu de s’isoler, comme l’ordre cistercien. Les Dominicains sont des religieux, mais pas des moines : ils ont la particularité de ne prononcer qu’un seul vœu, celui d’obéissance, dans les mains du Maître de l’Ordre (ou de son représentant), les vœux de pauvreté et de chasteté étant implicitement inclus. Ils ne font, en revanche, pas vœu de stabilité comme les moines. Ils vivent dans des couvents et non dans des monastères. Leur vocation étant de prêcher, leurs couvents sont souvent situés dans de grandes villes. Ils s’établiront au Canada en 1873, d’abord dans la paroisse de Notre-Dame-du-Rosaire à Saint-Hyacinthe. Par la suite, les frères prennent en charge des paroisses et construisent des couvents à Lewiston au Maine en 1881, à Ottawa en 1884, à Fall River au Massachusetts en 1888, à Montréal en 1901, à Québec en 1906 et à Trois-Rivières en 1943.
Vincent Harvey (1923-1972)
Ce père dominicain qui a marqué l’histoire du Québec et qui prit une importance intellectuelle majeure dans le Québec de la Révolution tranquille est l’un des porteurs du patronyme les plus illustres. Une biographie lui est consacrée au chapitre 12, Les Harvey Québécois les plus connus. Vous n’avez qu’à cliquer sur son nom en bleu pour la consulter.
Les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée forment une congrégation cléricale missionnaire de droit pontifical, qui se consacre principalement aux missions. La congrégation des Oblats de Marie-Immaculée est fondée en France en 1816. En 1841, la communauté envoie six missionnaires au Canada pour prêcher et fonder des missions. Ils recruteront en grand nombre au pays. Leur principale et tristement célèbre tâche est de convertir les peuples autochtones au christianisme. Les Oblats ont joué un rôle important dans la colonisation des Premières Nations, dans l’implantation des réserves autochtones et dans l’administration de pensionnats autochtones où plusieurs enfants ont été victimes de graves sévices sexuels, physiques et psychologiques et où plusieurs d’entre eux ont également perdu la vie, faute de soins appropriés. L’une des plus célèbres causes les concernant est l’affaire Johannes Rivoire, ce missionnaire franco-canadien qui s’est réfugié en France, dans sa communauté, pour fuir la justice canadienne. La congrégation a également créé des missions chez les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Innus et les Inuits, notamment à la baie James, dans le Grand Nord et au lac Saint-Jean, sur la réserve de Mashteuiatsh. Au tournant du siècle dernier, la communauté s’établit également dans les milieux défavorisés et construit des maisons de retraite fermées. En 1902, ils s’installent au Cap-de-la-Madeleine et deviennent les gardiens du sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap, un important lieu de pèlerinage.
Normand Harvey (1929-2017)
Joseph Willie Normand Harvey est né au Cap-de-la-Madeleine, en Mauricie, le 28 novembre 1929. À sa naissance, ses parents madelinots, Wellie Harvé et Marie Gertrude Arsenault (1904-1969), viennent tout juste d’arriver là et où son père travaille au moulin de pâte et papier de l’endroit. Ils sont une quarantaine de familles, originaires des îles de la Madeleine, établies au Cap-de-la-Madeleine autour de la St-Maurice Paper Co. Normand est l’aîné d’une fratrie de six enfants. Il fait ses premiers vœux le 2 août 1950 à l’âge de vingt et un ans. Après des études à Rome, il est ordonné prêtre le 8 juillet 1956. Il sera professeur à Jonquière de 1957 à 1964, puis animateur de pastorale dans la même municipalité, de 1965 à 1990. Il sera membre de l’équipe du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap de 1996 à 2002. En 2002, il deviendra supérieur de la Maison Jésus-Ouvrier dans le quartier Saint-Sauveur de Québec et ce jusqu’en 2007. Il reviendra alors au Cap-de-la-Madeleine, d’où il rendra des services dans les différentes missions du Nord-du-Québec. En mars 2015, il sera nommé à l’infirmerie provinciale de la congrégation dans la ville de Richelieu en Montérégie alors qu’il a lui-même des problèmes de santé. Magicien à ses heures, Normand Harvey s’éteint au Centre hospitalier de Saint-Jean-sur-le-Richelieu le 14 février 2017, à l’âge de quatre-vingt-sept ans. Il est de la souche Harvey/Hervy des Îles-de-la-Madeleine ayant pris pied aux Îles-de-la-Madeleine en 1817.
Normand Harvey a comme généalogie patrilinéaire, Wellie Harvé (1895-1967), les pêcheurs Mathias Hervy (1866-1915) et Theodore Hervy (1831-1916) chez le migrant François Hervy (c.1793-1881).
L’Institut Voluntas Dei est un institut séculier de droit pontifical de l’Église catholique. Les instituts séculiers sont une nouvelle forme de vie consacrée qui a été officiellement reconnue en 1947. L’Institut fut fondé à Trois-Rivières en 1958 à l’initiative des Oblats de Marie Immaculée mentionnés précédemment. L’Institut Voluntas Dei est constitué de personnes baptisées qui vivent, au cœur du monde, les conseils évangéliques d’obéissance, de pauvreté et de chasteté. Ils n’ont pas besoin de vivre en communauté comme les religieux. L’Institut est présent au Laos, aux États-Unis, en Bolivie, en Équateur, au Sri Lanka, en Inde, au Chili, au Mexique, aux îles Maurice, à Haïti, en République dominicaine et en Colombie.
Jacques Harvey (1957 — )
Neveu de Normand Harvey (1929-2017) o.m. i., dont il a été question plus haut, Joseph Michel Jacques Harvey est né le 17 mai 1957 dans la paroisse Sainte-Marie-Madeleine du Cap-de-la-Madeleine en Mauricie. Second enfant d’une famille qui en comptera cinq, il est le fils de Claude Harvey et de Fabiola Turbide (1934-2009). Il se joindra à l’Institut Voluntas Dei une fois adulte. Il travaillera vingt ans en Abitibi dans quatre paroisses de campagne. Au début du siècle, devenu directeur du bureau des vocations et des missions de l’Institut, Jacques sera présent en Afrique, en autres au Cameroon et au Congo. À cinquante-sept ans, il se retrouve dans la région du Transcontinental au Bas-Saint-Laurent où il œuvrera à compter de 2014. Il se voit alors confier les paroisses de Saint-Marc-du-Lac-Long, Saint-Joseph-de-Rivière-Bleue, Saint-Athanase, Saint-David-de-Sully de Pohénégamook, Marie-Médiatrice-d’Estcourt et Saint-Éleuthère ; il est donc responsable des six paroisses de cette région. Avec le déclin de la population pratiquante dans l’arrière-pays et le peu de renouvellement des effectifs ecclésiastiques, l’abbé Jacques poursuit aujourd’hui sa vocation comme prêtre responsable attaché au diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, l’unité missionnaire de l’Est.
Jacques a comme généalogie patrilinéaire, Claude Harvey (1933-2023), Wellie Harvé (1895-1967), les pêcheurs Mathias Hervy (1866-1915) et Theodore Hervy (1831-1916) chez le migrant François Hervy (c.1793-1881).
Comme le notait Fernand Harvey en 1994 « Le développement d’un fort courant missionnaire canadien-français vers les pays du Tiers-Monde, dans la première moitié du XXe siècle, a sans doute été la première véritable ouverture du Québec à la vie internationale, puisque ces missionnaires ont su susciter un intérêt pour ces pays lointains au sein de la population en général, par le biais de revues missionnaires, de conférences dans les paroisses et de collectes de fonds. [6]» C’est ce à quoi les pères blancs d’Afrique ont contribué. Les Missionnaires d’Afrique forment une société de vie apostolique missionnaire de droit pontifical également connu sous le nom de Pères blancs. Fondée en 1868 en Algérie, la société des Missionnaires d’Afrique avait son noviciat à Alger. Leur première tâche était de s’occuper de l’éducation des orphelins et orphelines qu’ils recueillaient par centaines. Quelques religieux en tunique algérienne blanche s’installent d’abord à Québec en 1901 où ils ouvrent leur postulat. C’est à cette période que des Québécois partent en l’Algérie pour étudier au noviciat des Missionnaires d’Afrique. L’accroissement rapide du missionnariat québécois est, entre autres, favorisé par l’expansion coloniale européenne en Afrique. Le partage politique et économique de ce continent, lors de la Conférence de Berlin (1884-1885), s’accompagne d’une volonté « civilisatrice » qui repose notamment sur la religion. Les pays colonisateurs facilitent ainsi l’arrivée des missionnaires. C’est le début d’une grande aventure où les Pères blancs enverront plus de six cent cinquante pères et frères revêtir une soutane blanche pour porter les idéaux d’un christianisme humaniste en terre africaine. À l’époque où un Harvey se joint aux Pères blancs, la congrégation comptait huit maisons, dont celle d’Afrique.
Joseph Harvez (1893-1973)
Natif de Saint-Irénée dans Charlevoix, Joseph Albert Élie est né le 29 mai 1893. Il est le cadet de cinq enfants du premier lit de son père Héli Harvey. Sa mère, Marie Gauthier (1868-1893), décède des suites de sa naissance. Son père convolera en secondes noces un an plus tard et sa belle-mère donnera à Joseph quatre autres frères. Très jeune il quitte Charlevoix pour se joindre à la société des Missionnaires d’Afrique le 29 juin 1920. Il est déjà sur le continent africain en 1921. Il œuvrera à la maison d’Afrique et plus particulièrement sur le territoire du Tanganyika (aujourd’hui la Tanzanie). On revit le père Joseph dans la région de Charlevoix aux noces d’or de Xavier Girard et Emma Tremblay célébrées à Saint-Hilarion en juillet 1930. Il était cousin germain des jubilaires. De retour d’Afrique au début des années 1970, il décédera le 12 mai 1973 à la maison des Missionnaires d’Afrique à Montréal dans le quartier Saint-Jacques. Il avait près de quatre-vingts ans. Il sera inhumé avec ses parents et quelques-uns de sa fratrie dans le lot familial du cimetière de Saint-Irénée.
Le père Joseph a comme généalogie patrilinéaire, Héli Harvey (1852-1940), le cultivateur Joseph Arvé (1814-1904), le chantre de l’Isle aux Coudres Joseph Hervé (1782-1867) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Les Clercs de Saint-Viateur constituent une congrégation cléricale de droit pontificale. Elle a été fondée en France le 3 novembre 1831. L’Institut des Clercs de Saint-Viateur est une communauté de frères et de pères vouée à l’éducation chrétienne de garçons des campagnes et au ministère paroissial. L’institut a été expulsé de France par les lois de la Troisième République qui bannissaient ces congrégations. Une trentaine de frères sont alors venus au Québec. En 1960, les Viatoriens étaient mille cent quarante-six au pays. L’institut, comme les autres congrégations, fera face à la crise des vocations dès les années 1970, avec la déchristianisation très profonde au Canada francophone[7].
Gaston Harvey (1932 — )
En 2024, Joseph Gabriel Gaston Harvey était l’un des deux enfants survivants du commis Adélard Harvey et de Diana Laliberté (1902-1972) ; sa fratrie en comptait sept. Originaire de Roberval, il se joint aux Clercs de Saint-Viateur dans les années 1950. Il prononce ses vœux le 8 juin 1957. Enseignant au séminaire de Joliette dans Lanaudière, puis comme père spirituel à l’école secondaire Saint-Viateur au début des années 1960, il partira en mission au Pérou en 1964 et n’en reviendra que cinquante ans plus tard en 2014. Il consacrera ces années au service de l’évangélisation dans la jungle péruvienne. La visite des communautés amazoniennes longeant le fleuve et les rivières affluentes, la formation des catéchistes de la Selva, l’accompagnement des jeunes, surtout au niveau vocationnel, seront son quotidien pendant la plus grande partie de ses années de vie au Pérou. On dira de lui qu’aucun danger ni aucun obstacle ne l’avait freiné pour travailler avec les paysans de la jungle et que ces derniers l’avaient beaucoup apprécié. Plus tard, il appuiera la pastorale de la paroisse Christ Fils de Dieu dans la ville de Collique à flanc de montagne, au nord de Lima, la capitale du Pérou.
Le frère Gaston a comme généalogie patrilinéaire, Adélard Harvey (1894-1975), le journalier Hector Harvey (1865-1954), le cultivateur et conseiller de la municipalité de paroisse de Roberval Ferdinand Harvey (1837-1908), le cultivateur Louis Hervé (1802-1866), l’entrepreneur forestier et capitaine de milice Louis Hervé (1762-1842) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Guy Harvey
Ce Clerc de Saint-Viateur pour lequel nous savons très peu apparaît dans les registres de l’église une première fois en 1962 alors qu’il est au domaine des clercs de l’avenue Querbes à Montréal, plus précisément à la Maison Ducharme dont il semble être le responsable. La communauté a vu au développement éducatif, social et religieux au cours du 20e siècle dans le quartier d’Outremont. En 1964, on l’assigne alors à la Maison Notre-Dame-des-Champs dans la municipalité Pohénégamook au Bas-Saint-Laurent où il sera préfet des études. Les clercs de Saint-Viateur avaient pris la direction de cette maison en 1931. Trois ans plus tard, il devient directeur de l’école Gamache à Sept-Îles sur la Côte-Nord. Il n’y sera qu’une année et reviendra sur la Rive-Sud pour prendre la direction de l’école secondaire régionale de Matane en 1968. Puis, il sera de retour à Sept-Îles au début des années 1970 à titre de directeur de la Cité scolaire Mgr Labrie. On peut présumer qu’il laissa la prêtrise par la suite puisque son nom n’apparaîtra plus dans les registres ecclésiastiques au Québec après 1974.
La Compagnie de Jésus est fondée à Paris, en 1534, par Ignace de Loyola, un ancien soldat espagnol. La Compagnie de Jésus accorde une obéissance indéfectible au souverain pontife. Ses prêtres reçoivent une longue et solide formation les préparant à leur œuvre d’éducation. La Compagnie de Jésus envoie deux premiers missionnaires en Amérique en 1611. Les Jésuites fonde un collège à Québec en 1635 et créent des missions pour évangéliser les Autochtones. À la suite du traité de Paris en 1763, les Britanniques interdisent aux Jésuites de recruter de nouveaux membres. L’Angleterre tolérera tout de même la présence de ceux qui sont déjà installés dans la colonie. Le collège des Jésuites ferme toutefois ses portes en 1776, faute de professeur et les autorités britanniques décrètent la saisie des biens de la communauté. La Compagnie de Jésus est de retour au Canada en 1842 et se consacre à des tâches éducatives et à des missions autochtones. Après avoir fondé le collège Sainte-Marie à Montréal en 1848, les Jésuites font ériger, en 1852 et 1853, la maison Saint-Joseph-du-Sault-au-Récollet, qui sert de noviciat et assure la formation d’une relève canadienne ; c’est d’ailleurs à cet endroit que Jean Charles Harvey passa les années 1908 à 1915 avant de réaliser qu’il n’avait pas la vocation. Il s’orientera par la suite en journalisme pour devenir rédacteur en chef. Les Jésuites sont aussi à l’origine de la salle académique du Gésu, du Loyola College, du collège Jean-de-Brébeuf et du collège Saint-Ignace à Montréal, de même que du collège Saint-Charles-Garnier à Québec. Pendant le XXe siècle, quelques jésuites s’adonnent aussi à l’étude et à la diffusion de la doctrine sociale de l’Église au sein de l’École sociale populaire, fondée à Montréal en 1911.
Julien Harvey (1923-1998)
Le père Julien est l’un des plus illustres porteurs du patronyme. Une biographie lui est consacrée au chapitre 12, Les Harvey Québécois les plus connus. Vous n’avez qu’à cliquer sur son nom en bleu pour la consulter.
Charles Harvey (1936-1993)
Natif de Saint-Léon (aujourd’hui Labrecque) au Saguenay, Joseph Jean Charles Alphonse est le fils du journalier et travailleur forestier Joseph Harvey et de Gertrude Blackburn (1905-1980). Le village qui le voit grandir est encore tout neuf à sa naissance, le 21 août 1936, car un incendie avait détruit le village six ans auparavant. C’est le moulin à scie qui y avait attiré son père. Auparavant, la famille vivait à Saint-Coeur-de-Marie au lac Saint-Jean. Charles est le cinquième d’une famille de dix enfants. Encore jeune, il entre au nouveau noviciat jésuite inauguré en 1959, situé au nord de la Ville de Saint-Jérôme au sommet de la première colline laurentienne qui domine la vallée du Saint-Laurent. L’endroit sera nommé le monastère de Notre-Dame-de-Monserrat. En plus du noviciat, le monastère abritera un centre de retraites et de formation. Charles y passera sa vie. Il décède le 13 décembre 1993, à cinquante-sept ans. Il est le cousin de Mgr Napoléon Harvey (1939 — ).
Le jésuite Charles Harvey a comme généalogie patrilinéaire, Joseph Harvey (1903-1979), le cultivateur de Sainte-Anne de Chicoutimi Charles Harvey (1866-1927), celui qui travailla dans la traite des fourrures au Labrador et résident de Laterrière Thomas Hervey (1818-1888), le marchand de bois et aubergiste Thomas Erver (1795-1832), l’entrepreneur forestier et capitaine de milice Louis Hervé (1762-1842) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Si bien des porteurs du patronyme se sont dirigés vers les missions et l’éducation, d’autres se sont vu confier des ministères paroissiaux.
Louis Xavier Ludger Hervay est né à Saint-Moïse dans le Bas-Saint-Laurent, le 18 février 1890, du mariage de François-Xavier Harvey et de Zélie Saint-Pierre (1859-1933). Au sein d’une famille de huit enfants, il est le troisième. Ludger n’a que sept ans lorsque son père décède ; sa mère ne se remariera pas. Il ne sera pas le seul de la famille à entrer en religion ; il y a aussi sa sœur cadette Lydia (1895-1991), qui deviendra sœur Saint-André chez les Ursulines de Gaspé. Ludger fera ses études classiques et théologiques à Rimouski puis sera ordonné prêtre dans sa paroisse natale de la vallée de la Matapédia, le 17 septembre 1916, par Mgr André-Albert Blais. Bien qu’appartenant à une communauté de prêtres-enseignants, il ne pratiquera jamais cette profession. D’abord vicaire à la Grande-Rivière, il devra laisser cette fonction en octobre 1918, pour prêter secours au curé de Saint-Mathieu, atteint de la grippe espagnole. En 1919, il organisera en paroisse la mission de Saint-Narcisse. Sa vie sacerdotale en paroisse se poursuivra pour plus de quarante autres années : Saint-Marc-du-Lac-Long (1919-1924), Sainte-Jeanne-d’Arc (1924-1930), Saint-Modeste (1930-1937), Saint-Gabriel (1937-1951) et Causapscal (1951-1960). En 1960, Ludger laissera le ministère paroissial pour se charger de l’aumônerie de la Maison provinciale des Frères du Sacré-Cœur de Rimouski. Collaborateur important de l’évêque, il sera nommé chanoine honoraire. Il se retirera en 1968. La maladie le fit entrer à l’Hôpital de Mont-Joli où il passera deux ans avant de décéder le 22 octobre 1977. Il était âgé de quatre-vingt-sept ans. Il ira rejoindre les siens dans le cimetière de la communauté des Frères du Sacré-Cœur à Rimouski trois jours plus tard.
Ludger a comme généalogie patrilinéaire le cultivateur François Xavier Harvey (1861-1897), l’un des fondateurs du village de Saint-Moïse Éphrem Harvey (1824-1902), Jean Baptiste Hervé (1798-1862), François Hervé (1760-1843) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Yves Harvey (1900-1960)
D’une fratrie de onze enfants, Joseph Elzéar Yves est né à Alma le 14 avril 1900. Il est le fils du charpentier constructeur de ponts et d’églises Jean Baptiste dit Johnny Harvay et de Lydia Martel (1868-1935). Il entre chez les révérends pères rédemptoristes à Ottawa. La congrégation du Très Saint Rédempteur à laquelle il se joint est cléricale et de droit pontifical, dont les membres sont des clercs réguliers qui vivent en communauté, mais le plus souvent prêtres comme le sera Yves. Le collège où il étudie en 1926 lui offre l’occasion d’ajouter le travail paroissial à son enseignement et à ses études, puisqu’il fait partie de la paroisse et de l’église Saint-Gérard-Magella desservies par les Rédemptoristes. En 1926, les Pères rédemptoristes se firent confier la tâche de transformer la desserte Saint-Émilien de Desbiens au Lac-Saint-Jean en paroisse. Comme on construisait l’église, l’abbé Yves sera envoyé sur les lieux en 1928 pour épauler le premier curé. On le retrouvera dans les années 1930 dans la paroisse Saint-Alphonse d’Youville de Montréal qui était aussi desservie par sa congrégation. Puis dès 1940, il exercera son sacerdoce au Manitoba dans la paroisse Sainte-Anne-des-Chênes, la première de cette province ; elle avait été fondée en 1856. De retour au Lac-Saint-Jean, on le retrouvera cinq ans plus tard à la cure de Desbiens qu’il dirigera pour deux ans de 1945 à 1947. Il retournera alors au couvent des Rédemptoristes de la rue Beech à Ottawa pour un certain temps à titre de frère économe. Par la suite, on le retrouve dans la paroisse Notre-Dame du Perpétuel-Secours du diocèse de Sherbrooke. Il décède à Sainte-Anne-de-Beaupré le 5 octobre 1960, au monastère des Rédemptoristes. Il avait cinquante-neuf ans.
L’abbé Yves a comme généalogie patrilinéaire Jean Baptiste dit Johnny Harvay (1861-1950), le cultivateur Jean Hervai (1827-1895), les entrepreneurs forestiers Pierre Hervez (1799-1853) et Pierre Hervé (c.1759-1857) chez le cultivateur Pierre Hervé (1733-1799).
Laurent Harvey (1919-2009)
Cousin germain du précédent, Joseph Armand Laurent Harvey est né à Saint-Joseph d’Alma, le 28 janvier 1919. Il est le cadet de la famille du fromager et marchand d’Alma Elzéar Harvey et de Marie-Anne Boivin (1884-1972). Dix autres enfants l’avaient précédé, dont six survécurent à leur enfance. Il fera ses études classiques au Petit Séminaire de Chicoutimi et ses études théologiques au Grand Séminaire du même endroit. Le 3 juin 1944, Mgr Georges Melançon l’ordonnera prêtre dans la cathédrale de Chicoutimi. Après quelques mois au Séminaire de Chicoutimi, il prendra un repos de deux ans. D’abord prêtre-auxiliaire à Chambord, il deviendra vicaire à Notre-Dame de Roberval de novembre 1947 à novembre 1953. Après quoi il sera desservant à Péribonka, puis aumônier des malades à l’Hôtel-Dieu Saint-Michel de Roberval, d’avril 1954 à avril 1956. Par la suite, son ministère s’orientera définitivement vers les divers mouvements d’Action catholique (L.O.C. — J.O.C. — M.T.C. et autres), vers les mouvements familiaux (S.O. F. — S.P.M.) et la pastorale sociale. Laurent obtiendra un baccalauréat en catéchèse de l’Université Laval en juin 1964. Aumônier du Foyer Saint-François de Chicoutimi pendant plus de 40 ans, l’abbé Laurent ne cessera de faire du ministère, au moins dominical, et spécialement à la paroisse Saint-François-Xavier de Chicoutimi. Lui qui demeura au-delà de cinquante ans au presbytère de la cathédrale, ne l’avait quitté que vers la fin de sa vie pour aller vivre avec des confrères prêtres à la Résidence Mgr-Paré des Sœurs Antoniennes de Marie à Chicoutimi où il s’éteindra le 15 juillet 2009 à l’âge de quatre-vingt-dix ans. Deux mois plus tôt, le 4 mai, le diocèse célébrait Laurent Harvey pour son 90e anniversaire de naissance et sa 65e année de prêtrise ; le jubilaire était alors honoré dans l’enceinte de la cathédrale de Chicoutimi.
L’abbé Laurent a comme généalogie patrilinéaire Elzéar Harvey (1869-1944), le cultivateur Jean Hervai (1827-1895), les entrepreneurs forestiers Pierre Hervez (1799-1853) et Pierre Hervé (c.1759-1857) chez le cultivateur Pierre Hervé (1733-1799).
Serge Harvey (1931-1978)
Né le 1er mai 1931 dans la paroisse Saint-Dominique de Jonquière, Louis Marie Serge est l’un des dix-huit enfants de l’entrepreneur forestier et jobber pour la compagnie Price, Charles Harvey et de Marie Cécile Ida Girard (1902-1983). Cette famille nombreuse du Saguenay comptera d’ailleurs un autre enfant qui prendra le chemin d’une congrégation, Denise (1932-2013). Prêtre à compter du 10 juin 1967, l’abbé Serge était attaché au diocèse de Chicoutimi. Il fut d’abord missionnaire en Amérique latine, en autres à Santiago du Chili. Sa carrière religieuse ne durera cependant que onze ans puisque le 28 décembre 1978, il meurt assassiné à Montréal à l’âge de quarante-sept ans (pour en connaître un peu plus sur l’événement, rendez-vous à l’année 1978 du chapitre 15 — Les Éphémérides). Le corps de ce prêtre du diocèse de Chicoutimi sera rapatrié au Saguenay où il sera inhumé dans le cimetière du Petit Séminaire de Chicoutimi.
L’abbé Serge a comme généalogie patrilinéaire Charles Harvey (1895-1959), le charretier à Tadoussac et gardien d’écluse à Jonquière pour la cie Price Alfred Harvey (1866-1952), les cultivateurs François Hervai (1834-1893), Moyse Hervey (1809-1874) et Jean Hervé (1775-1813) chez Pierre Hervé (1733-1799).
Clément Hervey (1939 —)
Originaire de Charlevoix, Joseph Louis Clément Hervey est né dans la paroisse de Sainte-Agnès le 25 mai 1939, tout juste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Il est le quatrième fils de Joseph Pierre Harvey et de Régina Gaudreault (1911-2003), dans une famille qui comptera sept enfants ; l’aînée en sera la seule fille. Clément entrera au Grand Séminaire de Chicoutimi dans les années 1960. Il est l’un des sept finissants de la cohorte de 1970. Le 16 mai, il est ordonné prêtre dans sa paroisse de Saint-Aimé-des-Lacs dans Charlevoix où vit sa famille. Il se consacrera au Service d’orientation des foyers (S.O.F.) où il sera aumônier adjoint pour la région du Lac-Saint-Jean. Il sera vicaire de la paroisse Saint-Cœur-de-Marie entre juin 1971 et octobre 1975. À l’époque où il était curé à L’Anse-Saint-Jean, l’industrie du bois s’effondrait dans le Bas-Saguenay. Les bûcherons devaient s’exiler sur la Côte-Nord pour travailler. Les gens abandonnaient le village en vendant leur maison pour une bouchée de pain. La communauté avait eu alors l’idée de créer une station de ski sur la montagne pour sauver l’économie. La population avait amassé des fonds et avait demandé au gouvernement de verser quelques millions. Québec avait refusé. La réplique n’avait pas tardé. Les habitants avaient bloqué la route menant à Chicoutimi pendant quatre jours en 1989. Le curé Clément aussi était monté sur la barricade et avait déclaré « Ce qui n’est pas légal n’est pas nécessairement immoral, Vox populi, vox Dei, ou la voix du peuple, c’est la voix de Dieu. » Le gouvernement avait finalement plié. Douze millions avaient été accordés pour la construction de la station. Le Mont-Édouard était né l’année suivante[7a]. On ne sait pas ce qu’ont pensé de ses actions les supérieurs du père Clément. Quoi qu’il en soit, en 1990, toujours attaché au diocèse de Chicoutimi, on le mutait comme aumônier au Centre fédéral de formation, un pénitencier fédéral à Laval[7b]. De retour dans la région plusieurs années plus tard, il était toujours au service de l’église au lac Saint-Jean en 2021. L’abbé Clément Harvey prendra par la suite sa retraite à Saint-Félicien.
L’abbé Clément a comme généalogie patrilinéaire les cultivateurs Joseph Harvey (1906-1962), Alfred Harvey (1881-1924), le cultivateur et inspecteur de voirie François Harvay (1851-1931), le propriétaire terrien et maire de La Malbaie Denis Hervé (1803-1887), le sous-voyer des chemins et des ponts David Louis Dominique Hervé (1764-1837) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Lucien Harvey (1924-1977)
Né dans les collines charlevoisiennes du village de Saint-Urbain le 14 juin 1924, Joseph Lucien est l’un des douze enfants que portera Marie Laure Fortin (1885-1970). Il est le cadet des fils de Pierre dit Pitre Harvey, ouvrier cultivateur. Ordonné le 29 mars 1952, à vingt ans, il est déjà vicaire dans la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul de Baie-Saint-Paul l’année suivante. Toujours dans sa région natale, en 1956, il devient vicaire de la paroisse Saint-Philippe de Clermont. Dans les années 1960, c’est d’abord dans la paroisse Sainte-Agnès de Donnacona, comté de Portneuf, qu’il œuvrera comme vicaires puis dans celle de Notre-Dame-de-la-Victoire de Lévis pour la deuxième moitié de cette décennie. Nommé curé de la paroisse de Saint-Fidèle de Mount Murray en 1970, il décède subitement au presbytère le 8 novembre 1977. Il sera inhumé dans le lot familial à Saint-Urbain trois jours plus tard.
Le curé Lucien a comme généalogie patrilinéaire Pierre Harvey (1885-1967), les cultivateurs Thadée Harvey (1850-1934) et Roger Hervey (1809-1900), l’entrepreneur forestier Pierre Hervé (c.1759-1857) chez le cultivateur Pierre Hervé (1733-1799).
Napoléon Harvey (1939 —)
Fils du couple d’agriculteurs Alphège dit Elphège Harvey et de Virginie Bouchard (1898-1953), il est le cadet d’une famille de huit enfants dont sept survivront à leur enfance. Joseph Napoléon Dominique est né le 22 janvier 1939 à Saint-Léon au Saguenay (aujourd’hui Labrecque). C’est au Petit Séminaire Sainte-Famille de Chicoutimi, affilié à l’Université Laval, qu’il fait sa théologie. Après trois ans d’études, il a vingt-quatre ans lorsqu’il est ordonné prêtre le 9 juin 1963. Il s’envolera plus tard pour Rome afin de poursuivre des études supérieures dans les diverses universités de la Ville éternelle, résidant au Collège Pontifical canadien, une résidence destinée aux prêtres canadiens et aux sulpiciens (1967-68). À son retour au pays, l’abbé Napoléon sera sociologue au Grand Séminaire et secrétaire du Conseil diocésain de pastorale. Rapidement élevé au rang de chanoine le 8 août 1979, après quinze ans de prêtrise, il est nommé Vicaire général du diocèse de Chicoutimi. En 1982 il se rendra en Amérique latine pour y visiter les missionnaires originaires du diocèse. Actif comme président du Conseil de la corporation de l’Institut de formation théologique et pastorale du diocèse de Chicoutimi, on fêtait son 50e anniversaire de sacerdoce en 2013. Semi-retraité, il se chargera de la Fabrique de Sainte-Croix à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix. Le 7 avril 2004, Mgr Napoléon Harvey célébrait sa dernière messe dominicale à cet endroit. Comme retraité, il continue cependant de dire la messe les vendredis à la sacristie et le samedi à la résidence de Métabetchouan. D’un sens de l’humour déridant, il est toujours apprécié des gens qui le côtoient. Les remerciements pleuvent encore aujourd’hui dans tout le Lac-Saint-Jean pour le réconfort et le support continue qu’il a donné aux malades et aux personnes en fin de vie. Il est le cousin du jésuite Charles Harvey (1936-1993), mentionné plus tôt.
Mgr Napoléon Harvey a comme généalogie patrilinéaire Elphège Harvey (1900-1972), le cultivateur de Sainte-Anne de Chicoutimi Charles Harvey (1866-1927), celui qui travailla dans la traite des fourrures au Labrador et résident de Laterrière Thomas Hervey (1818-1888), le marchand de bois et aubergiste Thomas Erver (1795-1832), l’entrepreneur forestier et capitaine de milice Louis Hervé (1762-1842) chez Pierre Hervé (1733-1799).
[1] B.A.C., G., Recensement de 1861, district de la paroisse de Saint-Étienne de la Mal Baie, comté de Charlevoix, page 224-5.
[2] B.A.C., G., Recensement de 1871, district Quebec West, Montcalm Ward, microfilms 4395488_00016 à 4395488_00020.
[3] BAnQ, Registre d’inhumation du Mount Hermon Cemetery 1848-1904.
[4] Joseph Harvey (1881-1958) et mon grand-père Georges Harvey (1884-1958) étaient frères.
[5] Parmi eux, on compte le révérend frère Laurier Crosbie Harvey, un jésuite anglophone dont le père était Irlandais. Le père Laurier qui sera jésuite pendant soixante ans est né à Montréal. Il était le fils de Georges Harvey et de Pauline Laurier, la nièce du premier ministre sir Wilfrid Laurier. Il commencera sa vie jésuite en 1955. Quatre ans plus tard, il obtiendra la permission de se joindre à la mission jésuite de Darjeeling en Inde. Il sera ordonné prêtre le 24 mars 1963. Au cours de sa vie religieuse, il servira en Inde à Kurseong, Calcutta, Bhimbar, Matigara et Gayaganga. Il œuvrera également à Katmandou au Népal, à Tomsk en Sibérie et à Spitak en Arménie. Revenu en Ontario après toutes ces années en mission, il décède le 13 janvier 2016 à l’Hôpital Ajax-Pickering. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans.
[6] Harvey, Fernand. « L’insertion de la culture québécoise dans la mouvance internationale », Québec Français, Montréal, numéro 94, (été 1994), page 80.
[7] En 2024, les abus sexuels dans la congrégation des Clercs de Saint-Viateur concernaient plus de 240 de ses clercs et agents pastoraux au Canada entre 1940 et 2012.
[7a]BAnQ., BÉLAND, Gabriel. « L’Anse-Saint-Jean ». Montréal, Journal La Presse. (27 décembre 2025).
[7b] SCC. Service de l’aumônerie du Service correctionnel du Canada. Messages et Paroles (été 1990), page 6.