La région de la Capitale-Nationale inclut l’agglomération de la ville de Québec ainsi que les régions de Portneuf, La Jacques-Cartier, La Côte-de-Beaupré, Charlevoix et l’île d’Orléans. L’histoire des Hervé/Harvey a débuté du temps de la Nouvelle-France dans la ville de Québec pour se transporter ensuite dans la région qui est connue aujourd’hui comme celle de Charlevoix. Le récit de la vie des ancêtres Sébastien Hervet (1642-1714), de celle de son fils Sébastien Hervé (1695-1759) de même que celles des enfants et petits-enfants de ce dernier couvre bien ce que les nôtres ont vécu à l’Isle aux Coudres et à La Malbaie.
Zacharie Hervet (1726-c.1813)
Pierre Hervé (1733-1799)
Dominique Hervé (1736-1812)
Charlotte Hervé (1751-1822)
Marie Catherine (1756-1758)
·André Hervé (1764-1831)
Joseph Hervé (1782-1867)
Louis Hervé (1784-1863)
Pierre Hervé (c.1759-1857)
Louis Hervé (1762-1842)
Dominique Romain dit Joseph Hervé (1768-1830)
Michel Hervé (1771-1810)
Jean François Hervé (1775-1813)
Dominique Isaïe Hervé (1775-1851)
Thimothé Hervé (1790-1867)
Cette section consacrée aux Harvey de la région de la Capitale-Nationale traitera donc des autres porteurs du patronyme qui ont trouvé logis en dehors de ces centres avant 1900. D'autres foyers d'accueil des Harvey de cette région seront ajoutés avec le temps.
À quelques exceptions, les Harvey ont été peu présents dans les autres secteurs de la région de la Capitale-Nationale, ceux de Portneuf, La Jacques-Cartier, La Côte-de-Beaupré et l’île d’Orléans.
La colonisation de l’endroit débute en 1830 avec l’arrivée des premiers défricheurs venus des Éboulements. Le premier Harvey à se joindre à la colonisation est Pierre Hervez (1799-1867) de la cinquième génération. Ce descendant de la lignée de Dominique Hervé (1736-1812) était arrivé dans le canton de Settrington vers 1842. Il contribuera à l’érection de l’église de l’endroit où il sera bedeau. Il vivra dans ces hauteurs charlevoisiennes jusqu’à sa mort. Cependant, il a laissé peu de traces dans le secteur puisque ses enfants ont tous quitté la région. Son histoire est largement racontée au lien suivant :
Pierre Hervez (1799-1867)
Le canton de Settrington voit le jour en 1822, alors que la municipalité du canton de Settrington a été créée en 1855. À cette époque, seul Pierre Hervez y demeure.
Situé à l’intérieur des terres, en pays de montagnes, le paysage du canton de Settrington sera marqué par la chapelle bâtie à flanc de colline dans la décennie 1850. En effet, en mars 1851, une vingtaine d’hommes choisissent l’emplacement. L’endroit est central, sur ce coteau dominant une grande étendue du canton. Le groupe abat, séance tenante, quatre arpents de bois et laboure alors la place de la chapelle. On érigera tant civilement que canoniquement la paroisse de Saint-Hilarion-de-Settrington en 1864. C’est à cette période que le second Harvey à paraître dans ces hauteurs charlevoisiennes viendra s’y installer et y laissera une descendance. Ce ne sera cependant qu’en 1892 que l’endroit recevra l’appellation de Saint-Hilarion de Settrington :
Élie Harvé (1838-1892)
Les terres de Saint-Hilarion sont arides et le climat moins clément que dans les basses paroisses de Charlevoix, l’automne est hâtif et le printemps plus tardif. La production agricole est insuffisante pour en tirer un revenu convenable, elle est essentiellement question de subsistance familiale. La rigueur des hivers de l’arrière-pays charlevoisien favorisera le développement de l’exploitation forestière à laquelle s’adonneront les Harvey de l’endroit. Bien que quelques lacs parsèment le territoire, ce sera le lac à la Mine où les nôtres s’emploieront à la pêche. Le centre du village de Saint-Hilarion est situé à huit kilomètres du côté nord du sommet du Mont Les Éboulements. C’est au village qu’un des nôtres tiendra un magasin général :
Zéphirin Harvey (1862-1905)
Le patronyme Harvey s’est perpétué à Saint-Hilarion grâce à la descendance d’Élie Harvé (1838-1892), néanmoins, d’autres Harvey sont venus vivre à Saint-Hilarion avant 1900 :
Mathilde Hervai (1827-1902)
Le 2 avril 1827, Élisabeth Audet dite Lapointe (1796-1879) accouche de sa troisième fille. Ce huitième enfant de Thimothé Hervé est conduit à l’église Saint-Étienne le même jour. On aura choisi Olivier Audet dit Lapointe (1802-post.1845) pour parrain de « Mathilde Hervai », frère de la mère et pour marraine Françoise Bouchard[1].
En 1852, Mathilde épouse le veuf Mars Duchesne (1824-1902) qui vient de perdre son épouse des suites d’un accouchement[2]. C’est dans le secteur de la paroisse Sainte-Agnès qui deviendra celle de Saint-Hilarion en 1864 que Mathilde élèvera les deux jeunes enfants de Mars ainsi que les sept qui seront issus de leur union entre 1853 et 1871. Elle perdra son époux le 25 mai 1902 et elle le suivra dans la tombe quatre mois plus tard le 18 septembre[3]. Elle était demeurée avec mari et enfants toute sa vie à Saint-Hilarion.
Émilie Harvey (1838-1908)
« Marie Émilie », sœur cadette de la précédente, naît à la Malbaie le 9 juin 1838[4]. C’est dans l’église Saint-Étienne de Murray Bay que Marie Émilie épouse Pierre Gilbert (1826-1901) le 7 mars 1859. Pierre est fils d’une vieille famille établi dans la paroisse depuis soixante-dix ans. Le couple gagne les hauteurs du canton de Settrington très rapidement après son mariage et s’établit à Saint-Hilarion. Émilie y accouchera de neuf enfants entre 1859 et 1882. Elle décède à Saint-Hilarion le 16 février 1908, sept ans après son mari[5].
Les sœurs Mathilde et Émilie ont comme généalogie patrilinéaire les navigateurs Thimothé Hervé (1790-1867) chez Dominique Hervé (1736-1812).
Certains ne feront que passer à Saint-Hilarion comme les sœurs Célina (1856-1932) et Marie Rose de Lima Harvay (1858-1933). Toutes deux sont les nièces de Mathilde et Émilie. Elles sont les filles de leur frère Thomas Hervai (1829-1911) et de Louise Lebreton dit Lalancette (1830-1919). Célina, après avoir épousé un journalier de l’endroit natif de l’Isle aux Coudres, y vivra dix ans. Six enfants verront le jour à Saint-Hilarion avant qu’elle et sa famille partent vivre à Québec. Pour sa part, Marie Rose de Lima, après son mariage en 1882 avec un Bergeron natif de l’Isle aux Coudres, accouchera de onze enfants à Saint-Hilarion. Le couple d’agriculteurs fera sa vie dans les hauteurs du canton. Retraitée chez l’un de ses enfants à La Malbaie, Délima s’éteint le 5 janvier 1933.
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[1] BAnQ., Registre de la paroisse Saint-Étienne de la Malbaie, 2 avril 1827.
[2] Ibid., 7 septembre 1852.
[3] BAnQ., Registre de la paroisse Saint-Hilarion 27 mai et 20 septembre 1902.
[4] BAnQ., Registre de la paroisse Sainte-Agnès, 9 juin 1838.
[5] BAnQ., Registre de la paroisse Saint-Hilarion, 9 juin 1901 et 18 février 1908.