Cette section relate la vie et l’œuvre d’Edmour Harvey, un Robervallois pure laine qui a créé une entreprise de construction connue au Québec pour sa vision et qui a transformé un village rural en une banlieue cossue et respectueuse de son environnement. Il y a 65 ans, le Québec sortait de ce qui fut appelé par la suite la grande noirceur, pour entrer dans la modernité. Une période de bouleversements profonds s’amorçait dans le calme. Edmour sera un « bâtisseur » du Québec d’aujourd’hui qui fera évoluer le développement urbain dans le respect de son environnement[1]. sud d
Joseph Edmour Jean Baptiste Harvey est né au lac Saint-Jean le 7 mai 1914, tout juste avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale[2]. Originaire du l’Isle aux Coudres, son père Alfred (1884-1968), avec ses parents et un certain nombre d’autres insulaires, était venu bénéficier de l’économie florissante que connaissait Roberval à la fin des années 1800. Il pratiquait le métier de perruquier auprès des riches visiteurs canadiens-anglais et américains qui fréquentaient les hôtels de l’endroit. Lorsque la manne touristique s’estompât pendant la Grande Guerre, en 1918, il se résignât à migrer à Montréal avec sa famille et s’installât dans le quartier Maisonneuve où il se fit barbier[3].
C’est donc dans ce quartier ouvrier, sur la rue Notre-Dame, qu’Edmour grandira[4] du moins pendant une partie de son enfance. Il déclarera plus tard qu’à son arrivée à Montréal, la famille vivait dans un taudis. Comme les journaliers, débardeurs du port de Montréal et travailleurs d’usine du secteur Hochelaga-Maisonneuve ne s’offraient guère un barbier à cette époque, la famille déménage plus au nord vers de nouveaux quartiers en développement. Ce sera pour Edmour son premier éveil au développement urbain et à la construction domiciliaire, ce dont il n’avait pas encore été témoin. C’est par obligation que son père les avait de nouveau déplacé afin de mieux gagner sa vie et faire vivre une famille grandissante qui compte déjà huit personnes. Avant le tournant de la décennie, trois autres enfants s’ajouteront à la ribambelle déjà importante.
Ils vivront quelque temps dans Rosemont pour finir par s’établir à demeure sur la rue Saint-Hubert, dans le quartier de La Petite-Patrie. Ils sont déjà là en 1924[5]. Edmour n’a que dix ans et a déjà connu quatre logis. Au lendemain de la crise, le père d’Edmour opère toujours son salon de barbier au 6272 de la rue Saint-Hubert. À dix-sept ans, n’ayant pour tout bagage académique qu’une sixième année, Edmour se fait embaucher dans un journal de Montréal comme « adressographe »[6]. Trois autres enfants contribuent maintenant au revenu familial[7].
Au journal qui l’emploie, Edmour ne fait pas qu’opérer son « adressographe », car il lit tout ce qui lui passe sous la main et s’intéresse aux villes grandissantes. Il lit même pendant ses pauses, ce qui lui attire la raillerie de certains camarades. Edmour aura pratiqué bien des métiers ; commis d’épicerie à 12 ans, ouvrier de la chaussure à 15 ans et même syndicaliste à ses heures. En 1936, il sera l’un des fondateurs des Jeunesses patriotiques, un mouvement de jeunes nationalistes québécois apparu dans les années 1930, influencé par les idées relatives à la souveraineté du Québec ; la province connaît alors une montée de l’idéologie indépendantiste, avec plusieurs groupes de jeunes qui militent pour la souveraineté. Edmour est de ce courant de pensée et d’action qui a marqué la scène politique québécoise dans les années 1930[8].
Dans cette même décennie, ses frères aînés quittent le domicile familial pour se marier. D’abord Fernand (1911-1985), imprimeur à La Presse, celui qui a permis à Edmour de se dégotter un emploi au journal. Puis Laurent, le restaurateur du quartier qui a pignon sur rue sur la Saint-Hubert, tout comme le père.
Après avoir suivi des cours par correspondance depuis les années vingt, Edmour finit par obtenir une place d’expert-comptable en 1943, dans un bureau de comptables agréés, un emploi qu’il n’occupera finalement que peu de temps. Ayant connu « les taudis, la misère et l’exploitation de l’homme par l’homme » il décide de s’en sortir. Dès 1948, il quitte l’île de Montréal pour s’établir sur la Rive-Sud. En 1949, il délaisse également le monde de la comptabilité pour devenir promoteur immobilier avec, pour tout capital, un montant de 1 000 $ empruntés à la banque[9].
Au début de la décennie cinquante, tous les membres de sa fratrie sont mariés, sauf Edmour qui traînera de la patte jusqu’en décembre 1950 et qui, à trente-six ans, sera le dernier à convoler. Le 14 décembre 1950, il unit sa destinée à une veuve soreloise de six ans son aînée, Gilberte Gagné (1908-1998), l’une des filles d’un couple de marchands de l’endroit, Jean-Baptiste Gagné et Léda Saint-Martin. La veuve, qui a perdu son mari décédé accidentellement en 1943[10], n’a qu’une enfant, Marie Louise Yvette Andrée dite Yrelle, née en 1937[11]. La cérémonie de mariage se déroule dans l’église Saint-Pierre de l’endroit[12]. Edmour et Gilberte s’étaient rencontrés à Sorel grâce à des amis communs[13]. Le couple sera sans enfant, mais Yrelle, à l’âge de vingt-huit ans, prendra le nom de Harvey lors de son adoption officielle par Edmour en 1965[14].
Bien qu’ayant abandonné son emploi au journal La Presse depuis longtemps, Edmour, qui consacre maintenant sa vie à la construction domiciliaire, n’a pas abandonné pour autant le domaine de l’édition. Sur la Rive-Sud, il sera longtemps actionnaire de journaux tels que l’Écho des monts, le South Shore Echo, et l’Essor de la Rive-Sud. Point parvenu, il est un homme qui ne doit sa réussite qu’à lui-même. Dans les années cinquante, il œuvre comme promoteur immobilier à Saint-Lambert et Saint-Bruno. Les affaires étant prospères il cherche à acquérir un domaine privé pour son usage. À la suggestion de Hubert Kéroack (1893-1974), alors maire de Saint-Bruno, Edmour lorgne des terrains situés au nord du mont Saint-Bruno. En 1960, il acquiert plusieurs centaines d’arpents contiguës à l’endroit prospecté. Il était tombé « amoureux des lieux » et en fait un domaine privé.
Au début des années 1960, les autorités gouvernementales annoncent l’intention de construire une autoroute qui reliera Montréal à la Capitale par la Rive-Sud. Visionnaire, Edmour, fort de son expérience dans le développement urbain, se lance dans l’acquisition de terres additionnelles se trouvant entre le village de Sainte-Julie et le versant nord du mont Saint-Bruno, adjacentes à son domaine. Lorsque l’annonce du tracé de la future « autoroute transcanadienne » est faite en 1962, on apprend que le point de passage dans la région se fera tout à côté du domaine d’Edmour.
Le projet qu’il chérit, un rêve de 100 $ millions au début, a besoin de financement. Il entame la constitution d’un projet de coopérative avec, entre autres, Robert Burns et Michel Chartrand, mais l’importance des fonds requis détourne les investisseurs. Le loup solitaire poursuivra seul ce que certains de l’époque considèrent une lubie.
En 1963, il crée la compagnie « Domaine seigneurial de Montarville » qui, deux ans plus tard, prendra le nom définitif de « Domaine des Hauts Bois (Mt-Bruno) »[15]. C’est dans ces années qu’il élabore un plan d’urbanisme pour son projet qu’il fait réviser et approuver par un membre de l’Association professionnelle des urbanistes. En 1964 et 1965, il poursuit ses acquisitions et mets la main sur des portions de quatorze propriétés sur le versant nord du mont Saint-Bruno situées entre le champ de tir du ministère de la Défense et la carrière du côté de Saint-Bruno. Une fois complété, son portefeuille immobilier totalisait six cents arpents de terres résidentielles contiguës, dont cinq cent quarante se situaient sur le territoire de Sainte-Julie et le reste sur celui de la municipalité de Saint-Bruno.
Après s’être assuré avec des ingénieurs du forage d’un puits pour l’approvisionnement en eau du son projet avant-gardiste, en 1965, le promoteur, Edmour Jean, ou Edmour J. Harvey comme il se fait nommer, présente son projet de développement urbain et son plan d’urbanisme pour « le domaine des Hauts-Bois », au conseil municipal du Grand Coteau (Sainte-Julie), une agglomération de la Rive-Sud de Montréal qui comptait alors moins de 1 300 habitants. Bien qu’ayant le statut de municipalité, Sainte-Julie n’était encore qu’un village, un village qui ne croit que très peu puisqu’en 1851, ils étaient un peu plus de 1 250 résidents, une augmentation de moins de cinquante personnes sur plus de cent dix ans[16]. L’histoire de Sainte-Julie avait débuté à la fin des années 1840, alors que des cultivateurs qui habitaient un secteur appelé le Grand Coteau s’étaient réunis pour demander la création d’une paroisse. Sainte-Julie comptait alors 1 251 citoyens et se définissait comme une société rurale axée sur la production laitière. Tout cela est sur le point de changer grâce à la vision d’Edmour. Le conseil municipal accepte sa proposition qui comprend l’aménagement de parcs et de terrains de jeux, un ensemble qui, l’année suivante, aura une superficie totale de 2 500 000 pieds carrés (232 258 mètres carrés).
L’architecte de cette ville en devenir est incontestablement le promoteur Edmour J. Harvey. Le projet qu’il met de l’avant s’insère dans un cadre naturel des plus saisissants. Son immense propriété fait 24 millions de pieds carrés sur les versants nord et nord-ouest du mont Saint-Bruno. À terme, plus de soixante pour cent de son projet demeurera densément boisé à flanc de montagne, le reste constituant en majeure partie un plateau élevé dominant la plaine environnante. En août 1967, l’autoroute 20 dépasse Sainte-Julie ; le domaine des Hauts-Bois fait son ouverture officielle quatre mois plus tard. Au printemps 1968, les premières maisons banlieusardes sont construites. On préserve le maximum d’arbres et d’espaces verts, ce qui est une nouveauté dans le domaine de la construction domiciliaire ; Edmour fait même planter des arbres là où il en manque. Près de chacune des maisons, il place un lampadaire. Afin de personnaliser le domaine, il évite la multiplication du même modèle de maison, contrairement au trait commun des projets domiciliaires de l’époque. Les terrains sont également beaucoup plus grands que la norme de l’époque[17]. Évitant le modèle urbain linéaire, il développe plutôt des îlots domiciliaires. Son approche de construction domiciliaire est véritablement « Un nouvel art de vivre » comme il l’avance dans sa publicité.r
Edmour veut s’assurer que les « Hautboisans » sont tenus au courant de l’évolution de leur nouveau milieu de vie. Dès le début de l’arrivée des premiers acheteurs, il crée un journal, « L’Écho des Hauts-Bois ». Il en rédigera la majorité des articles traitant de l’évolution de la communauté, des affaires municipales, des travaux publics et privés.
En août 1968 un avion militaire CF-100 de la base de Saint-Hubert s’écrase sur une maison du Domaine des Hauts-Bois. Quand l’une des ailes de l’avion se brise et percute un poteau électrique, elle incendie une maison. Une seconde maison est incendiée lorsque la carlingue de l’appareil entre dans le garage. Le carburant se répand alors aux égouts du projet et quelques heures plus tard les bouches de canalisations de la rue explosent. Le pire est évité puisque qu’il n’y a pas de mort, ni de blessés graves, Edmour ne se décourage pas et reconstruit[18].
En 1969, c’est l’ouverture d’un magasin général « Au Domaine » pour desservir la communauté grandissante. Les principaux axes routiers du secteur voient le jour.
Au centre du plateau élevé qui domine la plaine environnante, Edmour créer un réservoir artificiel immense de huit cents pieds de longueur (244 mètres) ; le lac des Outardes est né. Tout respire la nature au domaine qu’il bâtit.
Après quatre ans de constructions domiciliaires, la population de Sainte-Julie a plus que doublé.
En 1974, la ville de Sainte-Julie adopte un règlement proclamant l’annexion d’une partie de territoire située dans les limites de la ville de Saint-Bruno, une superficie de plus de cinquante-cinq arpents carrés. Le domaine initial d’Edmour est dorénavant entièrement compris dans la municipalité de Sainte-Julie.
En 1975, fort de son expérience dans la publication d’hebdomadaires, Edmour fonde le journal municipal « L’information de Sainte-Julie », auquel il amalgame les anciennes chroniques du journal qu’il avait fondé en 1968 pour informer la population du Domaine des Hauts-Bois. Le journal est non seulement distribué à Sainte-Julie, mais également à Saint-Amable et dans les environs. Le journal d’Edmour était toujours publié au tournant du siècle avant de prendre le chemin des journaux virtuels une quarantaine d’années après sa fondation.
En 1976, le domaine construit par Edmour avec ses huit cents maisons, ses trois maisons appartements de deux cent trente-trois logis desservis par seize commerces comprennent également deux immeubles de bureaux. La ville de Sainte-Julie compte plus de dix mille habitants et le tiers vivent sur le domaine construit par Edmour.
Le cordonnier est toujours le plus mal chaussé ; ce n’est qu’en 1976 qu’Edmour et sa femme Gilberte emménagent au Domaine des Hauts-Bois. Ils y seront jusqu’à leur décès.
En 1980, le Québec ne comptait que 12 000 millionnaires. Edmour était l’un de ceux-là, le premier et le seul chez les Harvey au Québec à avoir atteint ce sommet à l’époque. Comme le titre La Presse cette année-là, Edmour est de ceux qui avaient décidé de ne pas rester salariés toute leur vie. Il est en tête de liste pour sa fortune, parmi les quatre cent quatre-vingts constructeurs d’habitations qui font partie des millionnaires au début de cette décennie. Edmour est de cette nouvelle génération d’hommes d’affaires québécois, plus compétents, plus agressifs que leurs prédécesseurs qui constituent la grande majorité de ces millionnaires[19].
En 1982, Edmour entame les relevés topographiques de l’ultime phase de son projet, des condominiums de grand luxe dans le secteur des hauts-versants ce qui lui permettrait de compléter ce à quoi il avait rêvé vingt ans plus tôt, rêve qu’il avaient couché sur des plans et une maquette. Il n’aura cependant pas le temps de finaliser cette partie de son projet.
À l’âge de soixante et onze ans, Edmour J. Harvey décède le dimanche 8 septembre 1985 dans un hôpital de Longueuil à la suite de complications cardiaques. À sa mort, la ville de Sainte-Julie comptait environ 16 000 habitants. Une grande partie de cette population habitait le domaine érigé par Edmour.
La même année, la ville de Sainte-Julie, en hommage à ce bâtisseur acharné, nomme un parc en son honneur, le parc Edmour-J.-Harvey de dix-huit hectares au sein duquel se trouve le lac artificiel qu’il avait créé de toute pièce.
L’année précédant sa mort, Edmour avait assisté à l’inauguration de l’école du Grand-Chêne, la deuxième à voir le jour au Domaine des Hauts-Bois. Cette dernière est intégrée au parc qui porte son nom.
Après son décès, sa fille Yrelle, œuvrera à la direction de la compagnie Domaine des Hauts-bois inc. Dans les années quatre-vingt-dix, la compagnie poursuit l’aménagement urbain du secteur. Le domaine est de nos jours, à peu de choses près, ce qu’Edmour avait imaginé il y a soixante ans.
Gilberte Gagné, l’épouse d’Edmour décède à son tour le 30 novembre 1998 à l’âge respectable de quatre-vingt-dix ans. Leur petit-fils Martin et sa famille habitent le domicile des grands-parents au Domaine des Hauts-Bois par la suite.
La renommée d’Edmour Harvey et de son Domaine des Hauts-Bois avait dépassé les frontières du pays. En 1973, la délégation de l’industrie de la construction domiciliaire de France témoignait du génie de son projet. Dix ans plus tard une délégation de l’American Association of Nurseryman avait visité le Domaine pour en constater l’harmonie régnante entre l’urbanisme et la nature. Des revues internationales telles que la revue française Bâtiment avaient consacré des articles au Domaine des Hauts-Bois et à son fondateur[20]. À la fin de sa vie, Edmour l’autodidacte, se faisait une fierté d’avoir vu passer des urbanistes américains, français et néerlandais qui étaient venus s’intéresser à son projet domiciliaire.
Dans les années quatre-vingt, le journal La Presse, lui avait consacré un article intitulé « Le dernier des loups solitaires, Edmour Harvey : Une fortune bâtie sur l’imagination ». On y mentionnait que 45 ans après avoir fondé les Jeunesses patriotiques, Edmour était devenu l’un des plus importants constructeurs d’habitations au Québec, avec 5 000 maisons construites en trente ans. Semi-retraité sur son magnifique domaine privé de quatre-vingts arpents, le personnage était reconnu pour sa culture et son érudition. Jouissant d’une bibliothèque de plus de 1 500 livres qu’il avait tous lus, il meublait ses temps libres à reproduire des cartes géographiques de mémoire comme celle de l’Empire romain au IVe siècle ou l’empire d’Alexandre à son apogée.
À l’époque de la Révolution tranquille, Edmour, dans son domaine, fut un acteur des réformes qui allaient remodeler le Québec pour lui permettre d’entrer dans la modernité. Son apport à l’évolution de la construction d’ensemble domiciliaire au Québec est indéniable. Cet acteur de la modernité québécoise a mis sur pied des réformes dans les approches du développement d’ensemble résidentiel dont les effets positifs se font sentir encore aujourd’hui.
Je suis un homme d’une époque révolue, celle de l’ère des autodidactes et bûcheurs. Edmour Harvey, 1980.
Edmour Harvey (1914-1985) a comme généalogie patrilinéaire le barbier Alfred Harvey (1884-1968), le journalier Ferdinand Harvay (1845-1928), le cultivateur Germain Hervé (1808-1902), le chantre Joseph Hervé (1782-1867), le pilote du Saint-Laurent Sébastien Dominique Hervé (1736-1812), l’un des premiers colons de l’Ile-aux-Coudres Sébastien Hervé (1695-1759) chez le migrant commerçant Sébastien Hervet (1642-1714).
[1] Edmour Harvey qui a œuvré sur la Rive-Sud de Montréal m’était totalement inconnu jusqu’à ce que Lise Paquin et son mari Raymond Harvey attirent mon attention sur ce grand réalisateur. Je les en remercie.
[2] BAnQ., Registre de la paroisse Notre-Dame-Immaculée de Roberval, 8 mai 1914.
[3] BAnQ., Registre de la paroisse Très-Saint-Nom-de-Jésus de Maisonneuve, 1er septembre 1918.
[4] B.A.C., G., Recensement de 1921, district Maisonneuve, sous-district Mercier-Maisonneuve, microfilm e003086080.
[5] BAnQ., Registre de la paroisse Saint-Édouard de Montréal, 5 octobre 1924.
[6] Opérateur/opératrice d’adressographe. Un adressographe est un système d’étiquetage et d’étiquetage d’adresses.
[7] B.A.C., G., Recensement de 1921, district Saint-Denis, sous-district Montréal Citée, microfilm e011622215.
[8] PICHER, Claude. « Le dernier des loups solitaires, Edmour Harvey : Une fortune bâtie sur l’imagination », Montréal, La Presse (27 septembre 1980), 96e année, numéro 228, page A11.
[9] PICHER, Claude. Op.cit.
[10] BAnQ., Registre de la paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Sorel, 4 août 1943. Sépulture d’Hervé Beaulac décédé accidentellement le 30 juillet à l’âge de 36 ans.
[11] BAnQ., Registre de la paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Sorel, 30 avril 1937.
[12] BAnQ., Registre de la paroisse Saint-Pierre de Sorel, 14 décembre 1950.
[13] PERRON, Guy. Sainte-Julie, 1851-2001 : Un tourbillon de gens et de passions. Montréal, Société de recherche historique Archiv-Histo inc., 2001, page 616.
[14] BAnQ., Registre de la paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Sorel, 30 décembre 1965.
[15] Toutes les compagnies que créa Edmour Harvey étaient incorporées. Dans le but d’alléger le texte, les mentions inc. et Mt-Bruno ont été retranchés.
[16] B.A.C., G., Recensement de 1851, Canada-Est, district du comté de Verchères, sous-district de Sainte-Julie. L’énumération connue sous le nom du Recensement de 1851 a débuté officiellement le 12 janvier 1852.
[17] CARON, Alain. « De domaine privé à développement urbain », Sainte-Julie, 1851-2001 : Un tourbillon de gens et de passions.
(Montréal 2001), pages 87-88. Une large part de ce texte est inspiré ou tiré du document d’Alain Caron.
[18] COLLECTIF. « Les adieux de la RCAF à Saint-Hubert », Montréal, La Patrie (25 août 1968), 89e année, numéro 34, page 2. Et : PERRON, Guy. Op.cit., page 142.
[19] PICHER, Claude. « Le Québec 12 000 millionnaires », Montréal, La Presse (27 septembre 1980), 96e année, numéro 228, page A11.
[20] PERRON, Guy. Op.cit., pages 194, 260-261, 286, 616-617.