Denise Harvey fut une artiste peintre de renommée internationale.
Née à La Tuque en Mauricie le 1er mai 1942, ses œuvres ont su embellir la vie des gens à travers le monde. Elle est l’une des sept enfants de l’échevin de la ville de La Tuque Thomas Harvey (1909-1980) et d’Éliane Harvey (1914-1997). Ses parents sont de très lointains cousins de la même lignée.
Denise fait ses premiers apprentissages à l’école Centrale de la rue Saint-Joseph à La Tuque. Studieuse, elle aspire à une carrière en éducation. Elle se dirige donc à l’école normale Mgr-Émard de Valleyfield, l’une de ces institutions qui avaient pour but de former les enseignantes des écoles primaires. À Valleyfield elle peut ainsi poursuivre ses études au-delà de la neuvième année. Denise, brevet d’enseignement en main, revient donc à La Tuque où elle entame une carrière d’enseignante. Elle fait la rencontre d’André Desroches dans les années 1960. Ils unissent leur vie dans l’église Saint-Zéphirin de La Tuque le 13 août 1966. Denise et André auront un enfant.
Elle commence à peindre pour le plaisir puis, en 1970, elle quitte l’enseignement pour partir étudier avec des maîtres québécois de l’aquarelle tels que Jean Paul Ladouceur (1921-1992)) et Maurice Domingue (1918-2002) de même que quelques maîtres américains, en autres, Frank Webb (1927-2022) et Tom Lynch. Dans les années 1980, elle multiplie les expositions solos au Québec, à La Tuque, Baie-Saint-Paul et Trois-Rivières. Certaines de ses œuvres entreront au musée des beaux-arts du Canada et au musée d’art contemporain de Montréal.
C’est en 1990 que débute sa carrière internationale, elle multiplie les expositions en France, à Marseille[1], à Cauterets, à Gap, à Castelnaudary et en Provence. Elle représente le Canada à Antibes en 1991 et à Juan-les-Pins la même année[2].
Elle sera l’invitée d’honneur au Salon « La Francophonie à l’honneur » à Paris en septembre 1991.
Ses œuvres se retrouvent dans les collections de la Banque Royale, la Caisse Populaire Desjardins, Télébec, Loto-Québec et dans la collection privée de Benoit Bouchard.
Au cours de sa carrière, elle a collectionné les distinctions. La ville de Pertuis l’a faite citoyenne d’honneur en 1990. Elle remporte un premier prix à Cauterets (France) en 1991. La même année, elle est médaillée de la ville de Paris au Salon d’Arts plastiques, médaillée du Club de la Presse, de la ville de Martigues et du Conseil général de la ville de Castelnaudary. L’une de ses œuvres est choisie par Loto-Québec pour illustrer son calendrier d’activités en 1992.
Elle quitte la Mauricie en 1994 pour s’établir à Montebello en Outaouais où elle devient propriétaire d’une galerie d’art qu’elle opérera une bonne dizaine d’années[3]. Par la suite, elle en ouvrira quelques autres pour n’exposer que ses œuvres. Son jugement critique ainsi que son côté perfectionniste et son souci du détail lui ont permis d’obtenir le titre de juge au Conseil des arts du Canada.
Denise décède le 15 novembre 2019 à Montebello en Outaouais. Elle avait soixante-dix-sept ans.
Denise Harvey a comme généalogie patrilinéaire, Thomas Harvey (1909-1980), Joseph Harvey (1861-1936), Joseph Harvey (1837-1899), Louis Dominique Hervé (1806-1890), Dominique Isaïe Hervé (1775-1851), Sébastien Dominique Hervé (1736-1812), Sébastien Hervé (1695-1759) chez le migrant Sébastien Hervet (1642-1714).
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[1] BAnQ., COLLECTIF. « Denise Harvey-Desroches à Marseille : Un vrai conte de fée! », Journal L’Écho (23 décembre 1990).
[2] BAnQ., GAUDREAULT, André. « Succès en France de Denise Harvey-Desroches », Journal Le Nouvelliste (26 février 1991).
[3] BAnQ., MERCIER, André. « Exposition d’adieu de l’aquarélliste Denise Harvey-Desroches », Journal Le Nouvelliste (30 novembre 1993).