En 1869, on construisit un premier tronçon qui reliait Saint-Malo en banlieue de la ville de Québec, au lac à l’Isle légèrement au nord du lac Saint-Joseph dans le canton de Gosford (comté de Portneuf) en passant par Loretteville. Il n’y a pas d’indication que des Harvey aient travaillé sur ce tronçon.
En 1874, les travaux reprennent après l’autorisation gouvernementale pour prolonger la ligne jusqu’au lac Saint-Jean. Le parcours de la voie ferrée est modifié. On passera plutôt le long de la rivière Batiscan et on traversera, des terres fertiles dont celles de Saint-Raymond et du lac Édouard, ainsi que des forêts où les bois sont propres à l’exportation.
Le nouveau trajet partira dorénavant d’Hedleyville (une ancienne entité qui deviendra le Vieux-Limoilou) et se rendra à Loretteville en passant par l’important village de Charlesbourg. En 1879, le pont ferroviaire de Shannon est construit. On passe alors par Duchesnay (sud du lac Saint-Joseph), le lac Sergent, le Bourg-Louis pour finalement atteindre Saint-Raymond en juin 1881. Plus de cinq cents hommes avaient été embauchés pour la réalisation de ce seul segment du tracé. On sait qu’en 1883, dès que l’abattage du tracé commence au-delà de Saint-Raymond en direction de Rivière-à-Pierre, des Harvey se joignent aux centaines de journaliers embauchés pour l’œuvre. Le chemin de cher progresse en dépit des conditions parfois difficiles pour les travailleurs.
La voie atteint le lac Édouard, la mi-chemin du parcours entre Québec et le lac Saint-Jean, en 1886. On y construit une gare avec télégraphe, un dortoir, une cour de triage, un château-d’eau, une chute à charbon et un atelier de réparation pour locomotive à vapeur ; encore là de nombreux Harvey trouvent un emploi lors de la construction de ce complexe de triage et de réparation. Au fur et à mesure que la construction du chemin de fer progressait dans les forêts de la Haute-Mauricie, des clubs privés de chasse et pêche voyaient le jour et des Harvey engagés dans la construction de la voie ferrée étaient recrutés pour travailler dans ces clubs sportifs. Les Harvey tout comme les autres travailleurs du rail québécois sont au dernier rang parmi les travailleurs de la compagnie. Les postes de commande appartiennent aux Américains puisque le constructeur Beemer avait trouvé parmi les siens les gens en mesure de diriger les opérations.
Avec un apport encore plus grand de main d’œuvre, il ne faudra que deux ans pour atteindre Chambord au lac Saint-Jean alors que le train y entre en gare en 1888. Le premier train régulier rejoint Roberval le 30 juin 1890 ; la voie y menant avait cependant été complétée plus tôt.
À l’époque de ce chantier énorme, de nombreux sans terre porteurs du patronyme vaquent comme journaliers un peu partout au Saguenay et au Lac-Saint-Jean. Plusieurs d’entre eux prendront la direction des forêts mauriciennes pour participer aux travaux. Si le patronyme Harvey revient souvent dans les secteurs de construction de la voie ferrée, plusieurs n’y seront de passage que pendant une saison, voir même un peu moins. Seul deux des nôtres semblent y avoir consacrés quelques années :
Napoléon Harvey dit Corneille (1851-1937)
Dans les années 1880, avec la construction du chemin de fer, Napoléon dit Corneille se trouve un emploi de « journalier de chemin de fer » pour la Quebec and Lake St-John Railway Company. En 1885, le rail avait dépassé Rivière-à-Pierre et progressait sur le versant du lac Saint-Jean. Il fallut encore plus de travailleurs que pour la section précédente, car la région était montagneuse et le parcours devait contourner de multiples obstacles. C’est probablement à cette époque que Napoléon se joint aux travailleurs embauchés lors de la construction. Il contribuera à la pose du rail jusqu’à la Pointe-aux-Trembles (Chambord), ce qui est complété en juin 1888. Lors de la construction du prolongement de la ligne jusqu’à Chicoutimi, on embauche plutôt la main-d’œuvre parmi les journaliers de ce coin. Napoléon se retrouve le bec à l’eau et partira alors pour la Nouvelle-Angleterre.
Napoléon Harvey (1851-1937) à Louis Hervai (1828-1917) à Pierre Hervez (1799-1867) à Dominique Isaïe Hervé (1775-1851) à Dominique Hervé (1736-1812) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
Joseph Harvey (1869-1946)
Né le 10 mai 1869 à La Malbaie, Joseph Harvey travaillera à la construction du chemin de fer durant quatre ou cinq ans. Il sera parmi les employés qui assurent le service entre Saint-Raymond de Portneuf et Rivière-à-Pierre par la suite. Avant le tournant du siècle dernier, il sera transféré à Lac-Bouchette comme chef de section, poste qu’il gardera jusqu’à sa retraite. Un texte lui est consacré à la fin de cette section. Deux de ses fils et deux de ses petits-fils vivront également du rail.
Joseph Harvey (1869-1946) à Paul Hervai (1831-1901) à Jean Marie Hervey (1808-1852) à Jean Hervé (1775-1813) à Pierre Hervé (1733-1799) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
Une fois la voie ferrée achevée, les Harvey, dont certains avaient travaillé à la construction, seront plus de deux douzaines à être embauchées comme cheminots par la compagnie de chemin fer. Au temps du train à vapeur, les dépôts étaient nombreux le long du trajet pour alimenter les locomotives en charbon et en eau. Parmi ces travailleurs du rail, on retrouve par ordre chronologique d’embauche :
Louis Harvey (1841-1908)
Natif de La Malbaie, Louis vécut une grande partie de sa vie adulte à l’Anse-Saint-Jean. Il s’y mariera à deux reprises ; d’abord à Séraphine Martel (1849-1880) en 1869 puis à Rébecca Lavoie (1860-1928) en 1880. Dans les années 1890, il gagne le lac Saint-Jean. Avant la fin du siècle, il sera embauché comme cheminot à la gare de Summit (Summit Club) dans le secteur du lac Miroir à environ quatre-vingt-dix kilomètres de Chambord par la voie ferrée. Il s’éteint le 15 mars 1908. La famille demeurera dans le secteur un certain temps. Joseph (1872-1911), l’un des fils du premier lit de Louis, est guide au Club Triton et demeure à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest, dans le hameau de Kiskissink, où se trouve également une gare de la voie ferrée. Il est marié à Marie Louise Philippe (1868-1914), l’une des filles d’Adéline Harvai. Sa belle-mère Rebecca Lavoie et les plus jeunes de ses demi-sœurs et son demi-frère viennent habiter avec lui. Deux ans après le décès de Louis, Rebecca épousera le métis Alfred Philippe (1865-1931), un frère de sa brue chez qui elle habitait. Alfred (1865-1931) travaillait alors au chemin de fer à Kiskissink.
Louis Harvey (1841-1908) à Louis Dominique Hervé (1806-1890) à Dominique Isaïe Hervé (1775-1851) à Dominique Hervé (1736-1812) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
Louis Harvey (1857-1923)
Il ne faut pas confondre ce natif de Chicoutimi avec son homonyme de La Malbaie. Vers 1893, Louis abandonnera l’agriculture pour travailler au prolongement du chemin de fer entre Chambord et Chicoutimi. Cette subdivision du chemin de fer allait ajouter cent-vingt et un kilomètres au chemin de fer déjà construit. À la fin des travaux, Louis obtient un poste de chef de section pour la Quebec and Lake St. John Railway. En 1902, il est toujours chef de section à Rivière-à-Pierre dans Portneuf sur le tronçon sud de la voie ferrée à un peu plus de quatre-vingt-dix kilomètres de Québec. Marié à Amanda Dufour (1867-1946) en 1888, cette dernière accouchera de treize enfants dont sept survivront. Louis poursuivra sa carrière de cheminot par la suite à un salaire de quatre-vingt-dix cents par jour ce qui lui permettra d’acquérir, le 27 février 1908, une maison tout juste en face de l’église Saint-Dominique à Jonquière[1]. Il décède le 16 juin 1923. Il venait tout juste de prendre sa retraite du Canadian National Railways puisqu’en 1918, cette compagnie avait intégré la Quebec and Lake St. John Railway.
Louis Harvey (1857-1923) à Ubalde Hervai (1823-1882) à Pierre Hervez (1799-1853) à Pierre Hervé (c.1759-1857) à Pierre Hervé (1733-1799) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
Ubald Hervé (1864-1931)
Ubald Hervé naît le 29 mai 1864 à Saint-Irénée dans Charlevoix d’un couple d’agriculteurs de l’endroit. Quelques années après la mort de sa mère en 1874, son père transporte la famille à Saint-Gédéon au lac Saint-Jean. Ubald a alors tout juste une douzaine d’années. Dans son nouveau village, le 16 novembre 1885, il épouse Germaine Tremblay (1867-1956). Ils auront dix enfants qui verront tous le jour à Saint-Gédéon. Dès 1891, Ubald est embauché par le Quebec and Lake St. John Railway, contribuant au parachèvement du tronçon Chambord-Chicoutimi en 1892.
Par la suite pour une dizaine d’années, à titre de « sectionnaire » (cantonnier), il patrouillera et inspectera dorénavant la section du réseau de la voie ferrée qui traverse Saint-Gédéon, la plus proche de chez lui, pour identifier les dommages, entretenir la voie et s’assurer de la sécurité du réseau[1]. Déjà en 1906, il avait été promu « foreman sur le chemin de fer » (chef cantonnier)[2], poste qu’il occupera jusqu’à la fin de la décennie 1910. Approchant la soixantaine, Ubald quitte le milieu ferroviaire et Saint-Gédéon. Il installe sa famille dans une propriété qu’il acquière à Saint-Joseph d’Alma, le village voisin, à moins de quinze kilomètres[3]. Malade dans les années 1920[4], le cheminot décède le 7 juillet 1931[5].
Ubald Hervé (1864-1931) à Onézime Hervai (1835-1916) à Barthelemi Hervey (1807-1902) à Pierre Hervé (c.1759-1857) à Pierre Hervé (1733-1799) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
o Joseph Harvey (1888-1977)
Fils aîné du précédent, Joseph Ubalde est né le 23 novembre 1888. Il épouse Hélène Gagnon (1890-1961) en 1909. Joseph est alors déjà à l’emploi de la Quebec and Lake St. John Railway. À l’été 1911, il est déjà cantonnier pour le chemin de fer. Il est alors responsable de l’entretien et de l’inspection quotidienne d’une section de plusieurs kilomètres de voie ferrée. Il s’assure de la vérification de l’alignement des rails, l’entretien des traverses et du ballast, ainsi que le dégagement de la neige et de la glace pour garantir la sécurité des convois. Joseph élèvera ses douze enfants avec son salaire de cheminot. À cinquante-trois ans en 1941, il était toujours cantonnier à Saint-Gédéon.
Marcel Harvay (1854-1931)
Partis de Roberval à l’été 1909, Marcel et sa famille s’établissent dans le quartier Limoilou à un jet de pierre de la gare d’Hedleyville de la Quebec and Lake St. John Railway. Marcel s’y trouve un emploi de journalier du rail. Il travaillait peut-être déjà pour cette compagnie à Roberval. En 1901, il était journalier au lac Saint-Jean mais rien n’indique que ce fût dans les chemins de fer. Son travail à Limoilou exige de lui soixante heures par semaine, ce qui n’est pas bien différent des autres journaliers. En 1910, le cheminot récolte un salaire global de quatre cent trente-six dollars pour ses douze mois d’efforts. En 1914, la Quebec and Lake St. John Railway est englobé par la Canadian Northern Railway qui est elle-même englobé par le C.N.R. (Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada en français aujourd’hui) en 1918.
Toutes ces fusions et acquisitions ne change en rien la vie de Marcel qui continuera de travailler comme employé du rail. À soixante-sept ans, il y était toujours en 1921, mais la forme n’y étant plus, au C.N.R., il avait été muté dans des fonctions de « nettoyeur de char ».
Marcel Harvay (1854-1931) à Germain Hervé (1808-1902) à Joseph Hervé (1782-1867) à Dominique Hervé (1736-1812) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
o Frank Harver (1899-1988)
Fils aîné du précédent, Joseph Francq Harver est déjà charretier pour le chemin de fer Canadian National Railways (C.N.R.) en 1921. Il gardera cet emploi une dizaine d’années.
o Armand Harvey (1903-1980)
Fils cadet de Marcel, c’est le 17 février 1925 qu’Armand épouse Eva Corbet dite Lemieux dans l’église de la paroisse Saint-Charles de Limoilou. À ce moment-là, comme son père, il est déjà cheminot pour le chemin de fer Canadian National Railways (C.N.R.) qui a englobé le chemin de fer Quebec and Lake St-John. En 1940, il est toujours à l’emploi de la compagnie.
Eustache Harvey (1884-1944)
Ce Jonquièrois né le 1er aout 1884, passera une grande partie de son enfance et de son adolescence à Brunswick au Maine où son père Alexandre Hervai (1835-1900) avait traîné sa famille nombreuse de quatorze enfants dont Eustache était le cadet. Ce dernier travailla dans une usine de coton et y apprendra l’anglais. Trois ans après la mort de son père, en 1903, sa mère rentre au pays avec une partie de sa famille, dont Eustache qui a maintenant dix-neuf ans. D’abord journalier, il trouve rapidement un emploi pour le Quebec and Lake St. John Railway. À son mariage à Bernadette Boivin (1891-1938) en 1911, il est déjà sectionnaire pour le chemin de fer dans le coin de Jonquière. Il gardera cet emploi au-delà de 1931. Tout comme son père, Eustache aura quatorze enfants avec Bernadette. Eustache s’éteint à cinquante-neuf ans le 28 mars 1944.
Eustache Harvey (1884-1944) à Alexandre Hervai 1835-1900 à Chrysostome Hervé (1803-1886) à Pierre Hervé (c.1759-1857) à Pierre Hervé (1733-1799) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
Henri Harvez (1891-1977)
Joseph Alphonse Henri est le second fils du premier lit de son père. Il est l’un de ceux dont les parents avaient tenté leur chance dans les usines à coton de la Nouvelle-Angleterre. Henri y trouvera l’amour. Il revient au pays en 1913 et se trouve un emploi de journalier pour la Quebec and Lake St John Railway au lac Édouard dans « les Laurentides boréales », une région qui deviendra plus tard la Mauricie. Pour ceux qui avait appris la langue anglaise aux États-Unis ou ailleurs, se trouver un emploi dans une compagnie menée par des intérêts anglophones était facile. À son arrivée dans la région, on construit la gare, la rotonde, l’usine de réparation des wagons et des locomotives, un réservoir à eau, une chute à charbon, etc. Après avoir travaillé aux constructions au lac Édouard, il devient sectionnaire à Beaudet Station, l’une des gares suivant celle du lac Édouard en direction de Québec sur le trajet de la voie ferrée. Un petit hameau s’y est développé constitué de travailleurs du rail, de guides et de journaliers attachés aux divers clubs sportifs qui se sont créés depuis trente ans grâce à l’arrivée du train. Henri occupera un double emploi de sectionnaire et de gardien de club pour quelques années.
Henri Harvez (1891-1977) à Charles Harvey (1857-1941) à Thomas Hervai (1829-1908) à Zacharie Hervé (c.1803-1837) à Dominique Isaïe Hervé (1775-1851) à Dominique Hervé (1736-1812) à Sébastien Hervé (1695-1759) à Sébastien Hervet (1642-1714).
o Alphonse Harvey (1913-1988)
Fils aîné d’Henri, il est né le 18 décembre 1913 et a vécu une grande partie de sa vie à Beaudet-Station où son père alternait entre un travail de cheminot et celui de gardien et guide au Club Triton en Haute-Mauricie. À dix-huit ans, il est déjà cantonnier à Beaudet sur le trajet de la Quebec and Lake St John Railway qui est maintenant passé aux mains du Canadien National. Ce qui intéresse Joseph Louis Charles Alphonse ce n’est pas tant le rail que les locomotives. C’est donc le métier d’ingénieur de locomotive qu’il embrassera au tournant de la seconde guerre mondiale pour le compte du Canadien National. Ce mécanicien ou conducteur de locomotive semble avoir été basé à Sainte-Thècle. L’industrie forestière ayant marqué l’histoire de l’endroit le chemin de fer était arrivé à cet endroit en 1887. C’est dans ce village qu’Alphonse fait la rencontre de Marie Ange Bacon (1923-2025) qu’il épouse le 8 juin 1946. Le couple qui sera sans enfant en adoptera deux. Alphonse fera carrière comme ingénieur de locomotive. Il s’éteint le 19 juin 1988 à Sainte-Thècle.
Alfred dit Alphonse Harvez (1892-1976)
Frère puîné d’Henri Harvez, Alfred ou Alphonse, selon l’époque, sera cheminot toute sa vie. Né à Saint-François-de-Sales au lac Saint-Jean le 20 novembre 1892, il revient des États-Unis avec son père, trois ans plus tôt que son frère. Alphonse, peu après son retour au pays était reparti travailler comme journalier sur l’île de Montréal. Lors de son mariage en février 1914 à Alice Bolduc, résidente de Saint-Louis-de-Métabetchouan où il avait fait sa rencontre, il vit dans la paroisse de Notre-Dame-des-Victoires, dans la ville industrielle de Maisonneuve dans l’est de l’île de Montréal. Alphonse ne retournera pas dans la région de Montréal. Tout comme son frère Henri, il part s’établir à « Beaudet Station », l’une des gares suivant celle du lac Édouard en direction de Québec, où il décroche un emploi de « sectionnaire » sur le trajet de la voie ferrée de la Quebec and Lake St John Railway. Il y sera déjà cantonnier à l’automne 1916. L’année suivante, il prend le poste de cantonnier au hameau de Fitzpatrick où l’on retrouve une gare et une cour de triage, laquelle comporte des ateliers de réparation pour les locomotives. Fitzpatrick est situé à moins de dix kilomètres au nord de La Tuque, à mi-chemin entre Trois-Rivières et le lac Saint-Jean. En 1907, on avait construit une subdivision du chemin de fer à partir de Linton qui menait à La Tuque puis vers l’Abitibi. En 1924, la famille est de retour dans le hameau de Beaudet où Alphonse reprend son poste de cantonnier à cet endroit.
À la fin de la décennie, la famille emménage dans le secteur de Valcartier près de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier ; Alphonse travaille alors toujours pour les chemins de fer. Ils ne seront pas longtemps à Sainte-Catherine-de-Fossambault, en 1932 ils reviennent dans la région de La Tuque, au lieu-dit de la mission de Bousquet dans la paroisse de Saint-Ephrem du Rapide-Croche à une douzaine de kilomètres au sud de La Tuque ; Alphonse y est sectionnaire. En décembre 1935, lors du baptême de son dernier de onze enfants, on le dit de la « mission de Gouin », une erreur du prêtre missionnaire sans doute puisque le baptême est toujours inscrit dans le registre de la paroisse de Saint-Ephrem du Rapide-Croche et Alphonse est toujours sectionnaire. Il finira sa carrière de cheminot comme cantonnier à la gare de Fitzpatrick. Après sa retraite, il se rapprochera de certains de ses enfants à Shawinigan où il décède le 14 février 1976 à l’âge de quatre-vingt-trois ans.
On retrouve aujourd’hui de nombreux descendants des frères Henri et Alphonse dans les régions de La Tuque, de Shawinigan et dans les hameaux tout au long du trajet de cette voie ferrée.
***********************************************************************************
Pour passer à Joseph Harvey (1869-1946),
l’un de ceux qui ont construit le chemin de fer de Québec et du Lac Saint-Jean, cliquez ICI
***********************************************************************************