Toni Frissell (1907-1988) photographe américaine, née Antoinette Frissell Bacon, à New York, d'une père, enseignant en médecine à l"université Columbia et directeur d'un établissement hospitalier new-yorkais, l'un de ses frères Varick est un cinéaste, tué à Terre-Neuve pendant le tournage du film The Viking de 1931.


Ayant commencé sa carrière comme photographe de mode et portraitiste, elle marque ces genres de son approche naturelle à l’intérieur de compositions rigoureuses, porteuses d’un potentiel de récit, elle innove, créée des scènes qui mettent en valeur plutôt l’attitude d’une femme qu’un produit vestimentaire. Collaboratrice, à ses débuts, de Cecil Beaton et d’Edward Steichen, elle pose sur les célébrités ce même regard, soucieux de saisir l’au-delà des apparences.

Connue pour ses photographies de mode et de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que pour ses portraits photographiques de célébrités américaines et européennes, d'enfants, et de femmes de toutes classes sociales. Elle travaille dans les années 1930 au sein du magazine Vogue, au départ en rédigeant des légendes photographiques, et par la suite est l'une des toutes premières dans le monde de la mode, à effectuer des clichés en extérieur. Elle démontre la dextérité d'un poète quand il s'agit de capturer et d'immortaliser cette chose éphémère appelée beauté, ses images sont à la gélatine argentée, elle illumine ses sujets dans l'eau, les transforme en nymphes qui s'y baignent, l'eau est pour elle la vie, la source de l'existence.

Fasciné par le jeu de l'eau et la forme humaine, elle trouve sa raison de photographe avec une hanche courbée, des jambes croisées, un corps lisse comme ce liquide pur, un corps qui devient totalement décalé en faisant des bulles, des vagues, en créant des formes. Ses études photographiques sous-marines, subaquatiques, créées dans des piscines, semblent exister en dehors de la vie réelle, à l'instar des sculptures de Michel-Ange et de Rodin ou elle puisse ses inspirations, ces formes élégantes possèdent une intemporalité de patience, de persévérance et un dévouement total à la lumière.

Ses modèles sont dans des éléments naturels, en mouvement ou confortablement détendus. Elle décide d'aller les photographier en extérieur, les cheveux au vent, puis par la suite échange le vent par l'eau, les transformant en sirènes.