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Sainte Colombe est la patronne de Soulme et a donné son nom à l'église romane qui se trouve dans le haut de la rue. Cette sainte a été martyrisée par l'empereur Aurélien au IIIe siècle après J.-C. à Sens où figure toujours sa dépouille, conservé dans un reliquaire. Sainte Colombe, fêtée le 31 décembre, est invoquée pour les affections oto-rhino-laryngologiques et pour les maladies des yeux.
Désiré Mathieu est un ancien bourgmestre de Soulme, décédé suite à son emprisonnement en Allemagne lors de la première guerre mondiale. Il a donné son nom à la rue principale du village lors de la fusion des communes en 1977. La Rue Grande devait alors être rebaptisée, ce nom étant présent dans pratiquement tous les villages de l'entité de Doische. C'est en voyant le portrait de Désiré Mathieu accroché au mur de la salle du Conseil communal que les édiles communaux choisirent son nom pour rebaptiser la rue principale du village.
A la sortie du village, on ignore la route macadamisée qui oblique sur la droite et on continue tout droit sur un chemin campagnard.
Le "vieux chemin d'Omezée" est aujourd'hui un simple chemin agricole encore visible à l'entrée du village et qui descendait vers le moulin de l'Omeri avant de remonter vers Omezée par un tracé qui existe encore aujourd'hui.
C'est sans doute l'un des plus vieux chemins qui va du plateau de Philippeville vers la vallée de la Meuse et est à l'origine de la formation du village.
C'est par-là qu'on se rendait aussi à Surice par un chemin qui obliquait vers la gauche avant d'atteindre Omezée et qui a aujourd'hui disparu.
Dès qu'on a emprunté la vieux chemin d'Omezée, si on fait un petit détours par le chemin qui monte à gauche, on pourra voir la "chapelle Henry", l'une des trois chapelle du village.
Cette chapelle, dénommé "chapelle Henry", du nom de famille des propriétaires, est tournée vers le sud et était jadis encadrée de grands tilleuls qui ont disparus après avoir été frappés par la foudre. Elle est aujourd'hui entourées de bâtiments agricoles qui la dissimulent partiellement.
Le vieux chemin d'Omezée descend vers le moulin d'Omeri. Dans le bas de ce chemin, on aura à franchir un petit ruisseau - plutôt un écoulement d'eau - avant de franchir un raide escarpement et d'atteindre la route de Surice.
Les plus grands travaux routiers entrepris à Soulme sont ceux relatifs à la construction de la route qui relie actuellement le village à Surice.
Un premier projet fut présenté au Conseil communal le 16 mars 1874. Ce projet empruntait le tracé de l'ancien chemin qui descendait de Soulme vers le moulin d'Omeri, dénommé actuellement "vieux chemin d'Omezée", ce qui nécessitait des pentes assez raides de part et d'autre de la vallée de l'Omeri ainsi que des emprises importantes dans les propriétés voisines. Le projet fut donc rejeté.
Le tracé actuel de cette route fut finalement adopté le 20 avril 1874 et exécuté en 1880. L'ancien chemin qui obliquait du vieux chemin d'Omezée vers le village de Surice, après la fontaine de Saint-Gobiet, ne fut plus utilisé et disparut peu à peu au milieu des terres de culture.
Lorsque l'on débouche sur la route de Surice, on aperçoit, juste en face un chemin qui monte vers l'ancienne carrière de Louvain-Chestia. Le chemin qui descend parcourt la vallée de l'Omeri.
Les carrières de Louvain-Chestia se trouvent à proximité du pont de la route de Surice qui enjambe le ruisseau de l'Omeri. En se basant sur la toponymie, on peut penser que le site aurait servi de lieu d'observation ou même de camps retranché à l'époque romaine.
Les carrières de Louvain-Chestia sont parfois encore dénommée carrières de Louvain-Château ou de Saint-Gobiet, en raison de la présence de la fontaine Saint-Gobiet sur le versant opposé de la vallée de l'Omeri.
On suivra la route macadamisée en passant sur un pont au-dessus de la vallée de l'Omeri, affluent de l'Hermeton.
L'ancienne dénomination de l'Omeri était "Riu Domeris", ce qui fait immédiatement penser au verbe latin "dominare", c'est-à-dire "dominer".
La vallée de cette petite rivière est en effet particulièrement escarpée et l'on peut aussi penser que le sommet situé à l'emplacement de l'ancienne carrière de Louvain-Chestia pouvait servir de point de surveillance le long de l'antique voie qui reliait le plateau de Vodecée à la vallée de la Meuse.
Pendant un certain temps l'écriture "Lomeris" apparut sur certaines cartes et ce mot fait immanquablement penser à un "courant rapide" qui a aussi donné son nom à la Lomme, affluent de la Lesse. C'est effectivement l'une des caractéristiques tous les ruisseaux que constituent les affluents de l'Hermeton.
Le moulin d'Omeri se trouve à gauche de la route.
Construit au XIXe siècle, le moulin d'Omeri entoure une cour intérieure de son logis, de sa grange et de ses différents bâtiments annexes. Ce moulin de Soulme connut une grande activité jusqu'à la première guerre mondiale. Par la suite, ses activités devinrent plutôt celles d'une ferme traditionnelle, l'activité du moulin disparaissant peu à peu.
On ignore le chemin qui descend à gauche vers le moulin d'Omeri et on grimpe par le chemin à droite en faisant pratiquement un demi-tour.
Sur la droite du vieux chemin qui conduit de Soulme à Omezée, se trouve une fontaine qui porte le nom de Saint Gobiet.
D'après la légende, ce saint, pauvre et loqueteux, serait venu à Soulme mais n'aurait pas trouvé à se loger. Il aurait passé la nuit à cet endroit et, plantant son bâton, aurait fait jaillir une source. Son bâton aurait pris racine et aurait donné naissance à un tilleul...
Le chemin grimpe sur les roches qui affleurent avant d'atteindre le plateau, entièrement cultivé. Jadis un chemin conduisait, sur la gauche, vers Surice et constituait jadis l'itinéraire principal vers ce village. Ce chemin a disparu lors de la construction de la route actuelle.
Plus loin, au sommet de la côte, lorsque le bois longe la route sur la droite, on pourra découvrir, dans les broussailles, une ancienne borne, portant, au revers, la gravure d'une crosse tournée vers la Principauté de l'évêque de Liège, l'autre côté, gravé des initiales ES, indiquant les territoires espagnols.
En arrivant à Omezée, on pourra voir le village sur la droite avec son château et le clocher de l'église. On fera un petit détour vers le village si on souhaite le visiter, sinon on obliquera sur la gauche, juste après un tilleul dissimulant une potale.
10. Ancien Parc.
Le petit chemin qui va de Omezée à Surice longe un prairie sur la gauche et un bois sur la droite.
Ce bois contenait jadis un parc d'agrément avec plusieurs aménagements et constructions parfois un peu fantaisistes. Ce bois est une propriété privée et n'est pas visitable.
Après être sorti du bois, le chemin descend et on gagne une voir agricole plus importante que l'on prend sur la droite, en direction du village de Surice.
Arrivé sur la route de Surice à Soulme, on monte sur la gauche vers Soulme, mais on oblique tout de suite sur la droite par le chemin qui conduit au cimetière de Surice.
Ce chemin, bordé de maison avec leur façade principale orientée au sud, atteint le cimetière puis passe à proximité d'une ferme avant d'atteindre le plateau, couvert de prairies, et de descendre dans la vallée de l'Hermeton, près du moulin de Vodelée.
En descendant vers la vallée, la chemin est traversé par des bordures en pierre formant escaliers et permettant aux eaux de ruissellement de rejoindre la partie droite de la voirie, évitant d'y creuser des ornières. Système ancien et efficace...
Sur la droite, dans le bois, se trouvent différentes petites grottes. Leurs conduits ont creusées dans le calcaire par les eaux d'un ruisseau qui dévale de Romedenne. L'un des conduits possède une cheminée verticale qui débouche dans le bois qui, parsemé de trous invisibles, peut être dangereux.
Le moulin de Vodelée a été construit en 1791. Cette date est attestée par le millésime qui figure sur un cartouche au-dessus de la porte d'entrée. A gauche de la maison, on peut voir les dépendances du moulin et une grange qui a été construite ultérieurement. Les autres dépendances du moulin, construites en face de celui-ci, datent de la première moitié du XIXe siècle.
La roue se trouvait jadis à l'arrière du bâtiment, alimentée par un bief et un barrage qui se trouve en amont de l'Hermeton. Une passerelle se trouve derrière le moulin et permet de remonter vers Vodelée. Un gué figurait jadis un peu en aval de ce pont.
Après avoir traversé la cour du moulin de Vodelée, on longe l'Hermeton sur la rive gauche. On aperçoit la passerelle qui conduit sur l'autre rive et vers la chapelle de Bonne Fontaine qui se trouve à mi-distance de la montée vers Vodelée. On ne franchira pas cette passerelle et on continuera la randonnée sur la rive gauche de la rivière.
Construite au début du XVIIè siècle au nord de Vodelée, sur une esplanade située au milieu de bois, la chapelle dite de « Bonne Fontaine » est dédiée à Notre-Dame du Rosaire, culte qui se généralisait à cette époque de renaissance religieuse.
Son existence est mentionnée dans un acte de partage qui porte la date du 4 janvier 1633.
En continuant sur la rive gauche de l'Hermeton on passe tout près de la "Grotte des Américains", sans aperçevoir celle-ci qui reste d'ailleurs très difficile à repérer, même quand on en connaît l'emplacement.
La Grotte des Américains est en réalité un anticlinal situé sur la rive gauche de l'Hermeton, à mi-pente de la colline et à mi-distance entre le village de Soulme et le moulin de Vodelée.
Pendant quatre mois, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, cette grotte a abrité quatre aviateurs américains ayant survécus au crash de leur bombardier, abattu par les Allemands de l'aérodrome de Florennes lors de leur retour de mission au-dessus de l'Allemagne.
Au confluent de l'Omeri et de l'Hermeton existaient jadis des branches et cordes qui permettaient aux fermiers de traverser les deux rivières pour aller rechercher le bétail et entretenir les prairies situées sur l'autre rive.
Aujourd'hui, c'est une belle passerelle qui permet de traverser l'Omeri, celle de l'Hermeton ayant disparu.
Le moulin de l'Omeri est situé un peu plus loin dans la vallée et est accessible depuis la route de Soulme à Surice.
En remontant vers la village, on distingue, sur la plus forte pente du chemin, le schiste qui affleure. Un peu plus loin, sur la droite, on voit un chemin qui descend vers le gué d'Herbatte où on est passé tout à l'heure.
Juste en face, au pied d'un poteau métallique, on pourra pousser un cri vers la vallée afin de constater la présence d'un écho. Celui-ci se répercute parfois jusqu'à trois fois, mais il faut que la température de l'air soit idéale et, surtout, que l'on garde le silence pendant quelques secondes...
En remontant vers le village, lorsque les premières maisons apparaissent, un chemin monte vers la gauche vers Falize, le sommet proche du village, noyé dans le bois, où l'on a exploité jadis les pierres qui ont servi à la construction du village. On continuera tout droit pour regagner directement le village et de début de la promenade.
Sur la droite une vue permet de découvrir la vallée de l'Hermeton et le village de Gochenée, situé sur l'autre rive de la vallée. Un verger dissimule la vue mais renoue avec une tradition locale qui voulait qu'un verger soit établi derrière les habitations et leur jardin potager afin de faire pâturer le petit bétail et les nouveaux nés.
L'école communale fut édifiée en 1874. La seule classe de l'établissement se trouvait à l'arrière de la maison de l'instituteur et était accessible par la gauche du bâtiment. Sur la droite, on accédait au local communal. L'espace devant la maison de l'instituteur servait de cour de récréation et était utilisée pour les filles comme pour les garçons, la cour des filles, plus petite et située à l'arrière du bâtiment, étant peu utilisée à cette fin.
La maison de l'instituteur est devenue aujourd'hui une habitation privée. La classe et le local communal ont été transformé en salle communautaire pour le village.
Un ancien panneau indicateur est accroché sur le pignon de l'ancienne ferme qui forme l'angle de la rue Désiré Mathieu et du chemin qui descend au moulin Hamoir. Ce panneau date de l'occupation allemande de la seconde guerre mondiale 1940-1945.
Le Batty, bordé d'une belle rangée de marronniers et d'un tilleul, longe l'église romane Ste-Colombe, le cimetière et le jardin du presbytère. Cette sorte de place communale, qui est actuellement dénommée rue Sainte Colombe, est fortement en pente et était jadis une sorte de vaste usoir communal, au sol "battu" (d'où le nom de "Batty"), servant au battage et à l'entreposage occasionnel du matériel agricole.
En remontant le Batty, on remarque sur la droite l'ancienne cure et, sur la gauche, une ensemble d'habitations qui constituaient jadis une seule ferme.