Le préfixe In - Ens - Es se retrouve souvent dans les noms de lieux de Soulme (Inzedu, Inzeboeuf, etc.) et du Namurois (Aisemont). Il représente la locution romane "en les".
Culées est un mot qui désigne le fond, l'extrémité, ce qui paraît juste ici puisque nous sommes dans la partie la plus au nord de l'ancien territoire de la commune de Soulme, le long de la route conduisant à Morville.
Il y avait là un petit étang qui servit peut être jadis de vivier pour garder les poissons capturés dans le ruisseau ou l'Hermeton. Le mot vient du latin vivarius.
Nom créé à cause de la présence d'un chêne isolé.
Les tris ou trieux sont des terres incultes. Ici, les terres aqueuses étaient souvent parcourues de feux follets.
Ce mot semble provenir de najier ou naigier, issu du wallon nadji qui signifiait jadis ramer. Mais cela semble peu se rattacher à ce lieu...
Cette zone est un bois assez important qui ne fut jamais partagé et qui appartenait jadis à cinq familles différentes du village. Le Flory en question serait-il le propriétaire initial de ce bois?
Une ancienne tradition de Soulme veut que des religieuses se soient réfugiées à cet endroit pour échapper aux coups et outrages des soldats lors de la Révolution française. Cette dénomination apparaît néanmoins dans des actes antérieures à cette révolution.
Plus vraisemblablement, ces terres ont donc probablement appartenu à des religieuses.
Voir 5. Nagivaux
La Campagne de Ris est constituée de terrains très fertiles situés dans la partie la plus élevée de l'ancienne commune.
Le mot campagne désigne une vaste plaine cultivée et le mot ris vient du latin rius qui caractérise un petit ruisseau. Le terrain situé à cet endroit est assez imperméable et, en cas de forte pluie, on y voit se former de petits ruisseaux. Même quand il fait sec, les endroits plus humides peuvent être repérés par des taches plus sombres où se forment les flaques: ce sont des lacs ou des laches.
C'est à cet endroit que l'on tenta d'exploiter le fer entre 1849 et 1869. Malheureusement, le minerai fondu sur place par des moyens rudimentaires ne donnait que 40% de fer et l'exploitation fut rapidement abandonnée.
En l'absence de clôture (le fil barbelé ne fut inventé qu'au XIXe siècle), les haies végétales, souvent tressées, permettaient de préserver les terrains cultivés de l'invasion des animaux et des troupeaux qui paissaient librement, surveillés seulement par un pâtre communal (le herdier).
Terre ayant appartenu à un dénommé ou surnommé Gros Jacques.
La verge est une ancienne mesure agraire basée sur le pied de saint Lambert (291,778 mm) ou le pied de saint Hubert (294,6966 mm).
La verge petite de 256 pieds de saint Lambert (16x16 pieds) valait 21,7945 m² et la verge grande valait 20 verges petites soit 4 a 35,8907 ca.
La verge petite de saint Hubert valait 23,643847 m² et la verge grande 4 a 72,8769 ca
Le bonnier valait 20 grandes verges (ou 400 verges petites) ou 4 journaux, le journal (5 verges grandes) étant la superficie que l'on était sensé pouvoir labourer en une journée.
Sol mont - Soumont (sous le mont) est un terrain sans beaucoup de valeur car situé sur une bande de schiste et d'argile. Il est situé en contrebas du point plus élevé de l'ancienne commune.
La Voie de Ris est un ancien sentier qui conduisait à la Campagne de Ris.
Lien pour voir cet ancien sentier, aujourd'hui disparu, sur Balnam:
En patois local: li p'ti bwè
Endroit jadis planté de bouleaux, désignés par la racine bôle
Terrain ayant appartenu à un certain Nicot ou Nicolle
Dans la vallée des bergers: la plupart des bergers faisaient reposer leurs troupeaux dans cette petite vallée, la fraîcheur du ruisseau étant propice à désaltérer et rafraîchir le troupeau et le berger.
Sources: Le Patois dans la vie rustique de Soulme (Entre-Sambre-et-Meuse) - Essai d'enquête linguistique - Mémoire de licence en philologie romane présenté par Jean Fabry (juin 1937) - Autographie G.Delporte, Mons.
Pour de plus amples informations cartographiques, consulter: