Intérieur de l'église Sainte-Colombe de Soulme en 1944.
Photos © KIK-IRPA Bruxelles
Avant le XVIe siècle, les représentations des intérieurs d'églises montrent souvent un espace totalement libre dans lequel on peut déambuler.
A partir du concile de Trente, la circulation n'est plus concevable car on va à l'église pour prier et assister à l'office. Les bancs et les chaises sont donc conçus pour s'agenouiller dans une position d'humilité et de recueillement.
Quant était-il à Soulme? Nul ne peut le dire car les archives sont muettes en ce qui concerne les chaises et bancs. Ce qui est certain, c'est que depuis sa rénovation au XIXe siècle, l'église de Soulme a toujours été meublée par d'humbles chaises toutes semblables, certaines ayant probablement été achetées par les familles. Parfois, un coussin avec un revêtement tricoté en laine venait alléger la souffrance des genoux, la chaise étant alors toujours occupée par la même personne.
A l'avant des fidèles, quelques bancs très bas, assemblés entre eux et comportant une planche pour s'agenouiller, étaient réservés aux enfants.
Traditionnellement, les femmes et les hommes étaient séparés, femmes et filles à gauche (au nord, du côté de l'autel dédié à la Vierge), homme et garçons à droite (au sud, du côté de l'autel dédié à Sainte Colombe).
Le jubé était jadis ouvert sur le premier étage de la tour de l'église. Il a été fermé en vue d'y installer le chauffage central.
Sa barrière de protection est en fonte coulée et date vraisemblablement de la seconde moitié du XIXè siècle. Son fondeur est inconnu.
Le banc de communion qui séparait jadis le choeur de l'église de la nef est en bois peint en faux marbre. Il date du XVIIIème siècle, mais le menuisier qui l'a créé est inconnu, bien qu'il s'agisse probablement de celui qui a réalisé les différents autels.
Ce banc de communion entoure aujourd'hui les fonts baptismaux afin de les protéger.
Banc de communion du XVIIIe siècle.
Photo © KIK-IRPA Bruxelles