Il est difficile de déterminer l'origine de ce nom de lieu-dit, peut-être une déformation de champs et de pré qui pourrait désigner un terrain ayant servi tantôt de champs de culture et tantôt de pré pour faire paître le bétail.
Cet endroit peut aussi être dénommé Malenpré car le mot mâle peut aussi désigner un creux, un enfoncement dans le terrain, ce qui est en effet le cas à proximité.
Il s'agit peut-être ici du nom d'une famille depuis longtemps disparue.
Quelques arbres magnifiques font un peu d'ombrage aux promeneurs qui remontent par le rue des Falgeotte.
L'un des premiers propriétaires de ce terrain a peut-être laissé son nom à ce lieu-dit. Une autre explication voudrait que la main vienne du germanique majo ou du latin manis qui désigne les petites maisons. Dans ce cas, le nom de Lamain Pré désignerait un pré récemment défriché près du hameau du village.
La carrière de Falgeotte voisine de ce terrain a été ouverte en 1767 afin d'y exploiter le marbre. Le bail fut signé le 11 avril 1757. Une scierie de marbre et un atelier de polissage s'ouvrirent assez rapidement mais la carrière fut abandonnée peut de temps après. L'exploitation redémarra peu après la guerre de 1914-1918 puis fut à nouveau interrompue pour reprendre pendant peu de temps pendant les années 1960.
Les vestiges de la carrière Falgeotte sont encore visibles dans les dépôts de gros blocs de marbre inutilisables.
Une terre communément appelée a falgeotte... appartenant audit Benoît Delobbe pour la teneur de dix huit ans entiers et consécutifs à commencer au jour de St. Jean-Baptiste de cette présente année et a finir les dix huit ans révolus et expirés; pour pouvoir par ledit acceptant tirer du marbre (s'il y en a) pendant ledit terme a leurs volontés même a promesse pour les dits premiers de leur donner la préférence en cas ledit marbre continueroit après l'expiration du bail pour le prix d'un autre et cela au moyen et parmy la Somme de Quinz écus de trois livres de francs chaque année pendant les douze premières années et les six autres seront par lesdits second payer aux premiers vingt Escus pareil encore chaque année des six ans restante qui echoera pour le premiers cannon au dit jour St.Jean-Baptiste.
La famille Bayet n'est pas inconnue à Soulme puisqu'il existait jadis une impasse Basse-Bayet dans le bas de l'actuelle rue Désiré Mathieu, ce nom d'impasse faisant allusion à un étang (une basse) où on élevait probablement du poisson. La famille habitait probablement à proximité. Le pré Bayet devait donc aussi leur appartenir.
Dans les archives de l'Etat à Namur, on retrouve par ailleurs un Jean Baillet dans un acte de 1651. Néanmoins, il est curieux de constater que ce nom de famille n'apparaît pas dans la généalogie des principales familles de Soulme établie en 1875 par le curé Nivaille et remontant sur 7 générations. Cette famille aurait donc disparu de Soulme au début du XVIIIe siècle.
Le mot cortis ou courtils désignait jadis un jardin et le mot Dichouard désigne probablement une famille. Les archives comportent différentes graphies aussi curieuses les unes que les autres.
Ce terrain fit probablement l'objet d'une dispute lors d'un partage.
Ce nom provient de kra, gras. Il s'agit en effet d'un pré particulièrement marécageux. L'endroit a été désigné successivement sous les noms de Preit du crachaux, cranieuse terre ou crachau. C'est sur cette terre que ce trouvait la fontaine de Soulme qui alimentait tout le village, la source étant accessible par trois sentiers différents. C'est probablement cet endroit qui a donné son nom au village, l'étymologie de Soulme désignant probablement un endroit boueux.
Au XVIIIe siècle, le curé avait obtenu ce terrain de l'administration communale afin d'y faire pousser du houblon en vue de fabriquer sa bière pour son usage personnel.
La culture du houblon fut longtemps pratiquée dans la région.
Le mot tienne désigne une colline, car nous nous trouvons ici sur un versant assez accidenté. Le mot Ducs est sans doute une déformation due à la transcription d'une mauvaise prononciation de deux (il existe un fond des deux à Villers-aux-Tours) ou plutôt de ru qui désigne le ruisseau qui coule en contrebas.
Du sentier qui conduisait jadis du village vers le hameau de La Champelle, on a une superbe vue vers la vallée de l'Hermeton.
Ce champs a été divisé en plusieurs parties que l'on dénomme parfois Courtil Mémère ou Courtil de Rosse. C'est sur ce terrain que passait jadis le sentier menant du village vers le hameau de La Champelle en passant par la fontaine du village, située dans le creux du vallon.
Les pommiers étaient jadis très nombreux autour du village et constituaient de véritables vergers.
Inzedu signifie textuellement dans le ru, c'est-à-dire dans le ruisseau.
Dans le vallon de Inzedu coule un petit ruisseau provenant de l'ancienne fontaine de Soulme.
Orzia signifie en ancien wallon osiers. L'endroit a donc probablement servit, juste en bordure de l'Hermeton, à la culture des osiers qui étaient utilisés pour la fabrication des paniers.
La carrière de marbre de Richemont fut certainement exploitée au moins depuis le XVIIIe siècle, mais son nom - qualifiant pourtant bien le lieu - provient d'un certain Richemont (ou Richemond), actionnaire de la scierie de marbre qui loua le terrain vers 1853 afin d'y exploiter le marbre. Fermée en 1899, elle fut de nouveau exploitée en 1911 par les associés Daffe et Faux. L'activité de la carrière fut intermittente mais cessa complètement en 1968.
Les carrières de Richemont étaient encore visibles dans le paysage dans les années 1950.
C'est par le sentier qui passait jadis à cet endroit que les habitants de Soulme allaient chercher leur eau à la fontaine située en contrebas du village. Et la montée vers le village avec les seaux d'eau remplis, était parfois pénible, d'où le nom du lieu qui signifie dans la montée.
Ces terrains étaient situés de chaque côté d'un sentier en prolongement de l'actuelle rue des Pachys et qui conduisait à la fontaine de Soulme. Ce sentier formait un escalier taillé dans le schiste et était encadré de deux remblais, uryas en wallon ancien.
Le mot bonnier provient du latin bodina et a aussi donné le mot néerlandais bunder qui signifie borne. Le bonnier est une ancienne mesure de surface utilisée notamment dans la Principauté de Liège et qui vaut 140 ares. Il s'agit vraisemblablement d'un vaste terrain qui a été divisé en plusieurs demi bonniers lors d'un partage suite à un héritage. Certaines parcelles ont été agrandies ultérieurement par des acquisitions, mais le lieu a gardé son nom.
La campagne Dessous les Pachys désigne les terres cultivées qui se trouvent au-delà des prés. Les maisons du village étaient jadis entourée des jardins potagers puis des prés, parfois transformés en vergers, où paissaient les jeunes animaux, puis la campagne proprement dite, constituée de prairies et de champs.
En remontant par le chemin de la scierie, l'école est le premier bâtiment du village que l'on aperçoit.
Le mot Bâti désigne la place communale située à côté de l'église.
Le Baty, planté de marronniers et voisin de l'église, est la véritable place du village.
D'après une anecdote locale, Brielle, le propriétaire, ne quittait ce champs que pour aller se coucher...
Il est possible qu'une doline se soit formée à cet endroit: c'est un effondrement circulaire qui se produit au-dessus des terrains calcaires érodés par les eaux souterraines. Il existait jadis d'autres lieux-dits portant le nom de gouffre mais qui ne peuvent plus être situés aujourd'hui. C'est dans l'un d'eux qu'auraient été cachées et auraient disparu les cloches de l'église, afin d'éviter toute réquisition lors d'une guerre ou d'une révolution.
1691, 1740: au poirchoux
Le nom désigne sans doute un ancien propriétaire. Certains y voient des conducteurs de chariots encourager leur attelage avec les cris hue-ho... mais le mot fosse désigne une excavation creusée par l'homme pour extraire de la houille ou du minerai de fer, ce qui fut notamment le cas dans d'autres endroit de Soulme. Un certain Huaux aurait-il essayé d'exploiter le fer à cet endroit?
Les différentes graphies de ce nom de lieu-dit, surtout au XVIIIe siècle, permettent difficilement d'en déterminer l'origine et la signification. D'après les textes plus anciens, il pourrait s'agir du préfixe ize (dans) et d'un diminutif de illier (île) qui, dans ce cas, désignerait plutôt les côtés, les flancs des talus qui encadrent le cours de l'Hermeton à cet endroit. Il est également possible que des bancs d'alluvions aient créé ici de petites îles dans le cours de la rivière.
Sans aucune certitude, il s'agit peut-être d'un ancien verger ayant appartenu à un certain Sovaty.
Dans l'ancien francien, l'expression greverie désignait un service de corvée. Cet endroit a peut-être été défriché par une décision des autorités locales qui a imposé une corvée, c'est-à-dire un travail commun et obligatoire, aux habitants du village. Une autre hypothèse pourrait voir un champs tellement difficile à défricher et entretenir en raison de la présence de pierres que le travail était proche d'une véritable corvée.
Avant que la distribution d'eau n'existe à Soulme, c'est par ce chemin que l'on conduisait les chevaux boire à l'Omeri.
Le Chemin des Chevaux longeait l'école pour descendre jusqu'à l'Hermeton.
La famille Penasse est une ancienne famille de Soulme. Cette parcelle de terrain a donc appartenu à un membre de cette famille sans doute apprécié de tous.
Cette colline fait face au vieux moulin de Soulme, sur la rive gauche de l'Hermeton. Le chemin qui descend au moulin présente ici un important raidillon.
Le chemin qui descend sur le Tienne du Moulin présente un important raidillon.
Impossible de préciser l'origine de ce nom existant au début du XXe siècle.
Aujourd'hui connu au cadastre sous le nom de Mules, cet endroit n'a probablement rien à voir avec cet animal. En effet, selon les anciennes graphies de ce nom de lieu-dit, il désignerait plutôt un terrain pas très bon, mi-laid, broussailleux et rocailleux où il y a parfois beaucoup de renards.
Les douaires étaient des terres dues à l'église paroissiale et qui, par conséquent, ne tombaient pas sous les dîmes et tailles seigneuriales de l'Abbaye de Florennes.
Le nom de ce lieu-dit pourrait provenir d'une ancienne expression wallonne désignant soit le maréchal ferrant, soit une espèce de grosse fourmi.
Ce lieu est connu sous le nom de Tienne Pré Hur au plan cadastral actuel.
Le mot skay désigne l'ardoise en ancien wallon. Il s'agit en effet d'un endroit où on extrayait l'ardoise pour couvrir les maisons du village. L'endroit est aussi parfois dénommé Scayère.
Ce pré a longtemps appartenu à l'administration communale. En mars 1726, ce terrain et celui du pré à strin voisin firent l'objet d'un retentissant procès concernant la justice de Florennes et la Principauté de Liège. Etant donné son nom, le terrain a probablement appartenu un temps à la paroisse de Vodelée.
Le mot strin peu désigner à la fois la paille mais aussi la bouse de vache. Etant donné les anciennes graphies, ce nom pourrait aussi désigner un terrain ayant fait l'objet d'un obligation légale, c'est-à-dire d'une astreinte. Cette astreinte serait de toute façon antérieure au procès de 1726 dont ce terrain fit l'objet avec le Pré Notre-Dame voisin.
Le mot strin viendrait de l'ancien wallon strer qui signifie défricher. Il s'agit peut-être là de l'astreinte dont il est question, les terrains se trouvant entre le bois et l'Hermeton, sur la rive opposée de la rivière, dans une zone plus difficile à atteindre depuis le village.
Sources: Le Patois dans la vie rustique de Soulme (Entre-Sambre-et-Meuse) - Essai d'enquête linguistique - Mémoire de licence en philologie romane présenté par Jean Fabry (juin 1937) - Autographie G.Delporte, Mons.
Pour de plus amples informations cartographiques, consulter: