Le doyenné de Florennes se réunit le 1er juillet 1568 dans la collégiale pour examiner les affaires courantes sous la présidence de messire Jean Bricty, doyen de la collégiale de Florennes ainsi que de la collégiale Saint-Denis à Liège.
Dom Martin de Remouchamps, religieux de l'abbaye de Florennes signale que les habitants de Gochenée et de Soulme réclament à l'abbaye une cloche décimale pour les églises de chacun de ces villages.
A cette époque, l'église de Gochenée est une annexe de celle de Soulme et le concile décide donc que l'abbé de Florennes n'a pas à fournir de cloche à Gochenée, celle de Soulme pouvant être entendue jusqu'au village voisin, à travers la vallée de l'Hermeton.
Il faut rappeler qu'à cette époque, le rôle des cloches d'église était beaucoup plus important qu'aujourd'hui. A défaut de disposer de l'heure sur horloges, pendules et montres, les villageois de cette époque n'avaient comme repères que le soleil et le tintement des cloches de l'église qui leur permettait d'organiser leurs tâches quotidiennes.
Ce conflit entre les deux villages persistera jusqu'à la fin de l'Ancien Régime puisque les habitants de Gochenée réclameront l'indépendance de leur paroisse jusqu'en 1791.
L'église actuelle de Gochenée suivant une ancienne carte postale et dans son état actuel.
Situé sur l'autre versant de la vallée de l'Hermeton, le village de Gochenée est quand même assez éloigné de Soulme.