La pouline est une jeune jument qui n’a pas encore eu de poulain. La jument qui a déjà été mère est une cavale. Le jeune cheval est un poulain, un mâle entier une rosse et un cheval châtré un coupé.
La nourriture habituelle du cheval est l’avoine, le trèfle, la luzerne et le son.
Le cheval est sujet à diverses maladies dont la plus connue est le rhume. Le cheval a alors mal à la gorge et ne sait plus avaler: son nez coule et il fait de gros roupiots, c’est-à-dire de grosses morves.
Lorsque la jument est en chaleur elle file: des glaires apparaissent au vagin. Elle est alors couvée, c’est-à-dire conduite à la saillie. L’accouchement de la cavale est plus rapide et il faut rarement l’aider. On prend néanmoins toujours la précaution de préparer la délivre en cas de problème car la gangrène s’installe vite et volontiers.
Le poulain sitôt né passe la langue pour avoir la mamelle et, après son repas, se couche sous le ventre de sa mère ou derrière elle. Après quelques temps, on sèvre le poulain.
Les noms des chevaux sont Marquis, Jean, Poulain, Camille, Bijou, Pierrot, Jean, etc.
Les chevaux, ânes et mulets sont rarement aux champs, exception faite pour les poulains: on leur lie à la patte une pièce de bois pour les empêcher de courir.
Le harnachement du cheval est constitué d’une bride (ensemble de l’appareil de la tête), du mors et d’une gourmette, d’une bride attachée au mors et qui sert à la conduite, d’un goriat, grand collier placé au garot de l’animal, d’une croupière passant sous la queue, d’un devantrain, grande courroie passant sous le ventre, d’une dossière (bride du dos) et d’un cordon qui, attaché au mors passe dans un anneau à l’arrière du goriat et qui sert à la conduite.
Les ânes sont des bourriques ou des baudets. Ils s’appellent presque tous Martin. Avant la seconde guerre mondiale, il existait à Soulme un mulet dénommé Australien, souvenir du passage des Australiens durant la guerre 14-18.