En aval du moulin Hamoir, plus connu sous la dénomination de vieux moulin de Soulme, un pont à deux arches en plein cintre et culées en éperon a été construit vers le deuxième tiers du XIXe siècle. En descendant du village, il est suivi, sous la même voirie communale, d'un ponceau sur le bief du moulin.
Partiellement restauré après les inondations de 1960, ce pont était déjà en piteux état lorsqu'il fut vandalisé en 1995, le parapet en brique ayant été détruit pour récupérer les pierres qui le couvraient. Outre les crues qui avaient abîmé son pilier central, ce pont avait aussi souffert des poids lourds qui le traversaient lors des coupes forestières.
Ce pont a été classé le 5 octobre 1995 et a été depuis lors restauré.
Le pont du vieux moulin de Soulme au début du XXème siècle.
Le pont du vieux moulin de Soulme en 2020.
Le pont du moulin dans les années 1950.
Le pont du moulin dans les années 1980. Le pieds central du pont est rongé par les crues depuis celle de 1960.
Tout dernièrement, c'est-à-dire vers fin novembre de l'année dernière, il nous est parvenu un Arrêté du Ministère de la Région Wallonne, Division des Monuments et Fouilles, classant comme monuments les ouvrages construits en amont et en aval du mouin de Soulme déjà classé en 1976.
Il s'agissait notamment du pont sur l'Hermeton sur le chemin communal et du ponceau sur le bief de ce même chemin communal.
En application du Code Wallon de l'Aménagement et du Territoire et de l'Urbanisme et plus particulièrement de l'article 366: "Le propriétaire d'un bien immobilier classé est tenu de la maintenir en bon état par des travaux de conservation".
Il en résulte que la commune n'a pas le choix. Il est évident que ces travaux en contrepartie sont subsidiés soit à 60 soit à 80 %. Il nous est permis d'espérer, dans le cas qui nous concerne, une subvention à 80 % mais cela n'est pas toujours n'est toujours pas défini.
Quoi qu'il en soit, il y a lieu, avant toute chose, d'obtenir un permis de bâtir et pour ce faire, le Conseil, par tous les membres présents, décide d'arrêter un contrat type en vue du choix d'un architecte pour l'établissement d'un avant-projet à soumettre à la Commission des Monuments et Sites.
Une fois que cette commission aura marqué son accord sur cet avant-projet, l'architecte sera invité à réaliser le dossier nécessaire à l'obtention du permis de bâtir et à la constitution du dossier contenant les plans, devis estimatifs et cahiers des charges devant permettre la demande de soumissions par le biais d'adjudication restreinte.
La dépense est actuellement impossible à estimer et, à tout hasard, il est prévu au budget un montant de 6.000.000 de francs qui serait approvisionné par 3.600.000 francs venant des subsides de la Région Wallonne tandis que 2.400.000 francs seraient t à charge de la commune.
Le pont du moulin dans les années 1990.
Le pont et le ponceau sur le bief du moulin sont signalés sur ce plan du site par deux points bleus voisins. Le vieux moulin de Soulme ou moulin Hamoir, se trouve au milieu du site. Le point bleu au sud du site signale le barrage sur l'Hermeton classé par le même arrêté du 5 octobre 1995.
Le pont du moulin vers 1995.
Le pont du moulin après sa rénovation en 2004.
Le Soir - Mardi 2 janvier 1996.
Classé comme monument depuis quelques mois par la Région Wallonne, le pont Hamoir, qui enjambe l'Hermeton à Soulme, va faire l'objet d'une opération de restauration. Réuni samedi matin, le conseil communal de Doische a marqué son accord à l'unanimité pour une réparation du pont ainsi que de son ponceau de bief.
Situé en aval du moulin Hamoir, un bâtiment aussi classé comme monument dès 1976, ce pont en pierre est actuellement inaccessible aux véhicules. Son entretien a fait défaut pendant de nombreuses années et les crues de la rivière ont contribué progressivement à son érosion.
Au début de cette décénnie, on pouvait même redouter un abandon définitif du pont avec à terme, sans doute, sa démolition.
Fort heureusement, la population de Soulme s'est mobilisée en 1994 pour réclamer une restauration de l'édifice permettant une sauvegarde intégrale d'un site remarquable à l'écart du coeur du village. Opération coûteuse, une telle restauration impliquait au préalable un classement du pont. A la demande de la Commission des monuments et sites, une enquête coordonnée par l'administration communale de Doische a donc débuté en automne 1994. Après une année environ de cheminement, la procédure allait déboucher sur ne décision de classement le 5 octobre 1995.
Fin novembre, la commune de Doische a été mise en demeure par la Division des monuments, sites et fouilles de la Région d'assurer la remise en état du pont. Une conséquence logique de la décision de classement.
L'accord au conseil communal va permettre le choix d'un architecte qui sera chargé de l'établissement d'un avant-projet. Il ouvre aussi la porte pour une demande de subsides auprès de la Région wallonne. En 1991, une estimation du coût d'une restauration avait été effectuée par le Service technique provincial, commente le bourgmestre André bellot. Le devis élaboré portait sur quatre millions. En extrapolant, la dépense est estimée à présent à environ six millions. Avec une subsidiation à 80%, la commune financera le solde par voie d'emprunt.
Au cours du débat, la conseiller de l'opposition (PRL) André Derenne a suggéré qu'il conviendrait aussi d'envisager des réparations pour le pont Omeris sur la route entre Soulme et Surice.
G.I.
Le Pont de Soulme, monument classé, a enfin été restauré, à l'identique, si ce n'est le béton du dessous des voûtes. Un vieux dossier se clôture enfin.
Quinze ans. Il aura fallu quinze longs printemps pour venir à bout de ce lent dossier.
Le Pont de Soulme, fort discret au fond de sa vallée presque oubliée, est en train de subir une cure de jouvence que beaucoup n'espériaent plus.
Le monument est classé. Il date du deuxième tiers du XIXe siècle. Bien qu'ancestral, il n'est cependant pas exceptionnel. Mais il a été englobé dans les mesures de protection élaborées en faveur du moulin tout proche.
Le pont était fort abîmé, depuis les années 80. Certains éléments de la voûte étaient tombés dans l'Hermeton. De même, l'avant-bec (partie basse du pilier central) était à reconstruire entièrement.
Un dossier pour l'obtention de subsides avait donc été introduit sous le mayorat d'André Belot, il y a quinze ans.
Puis le projet est entré en léthargie. Sans nouvelle de l'administration.
L'équipe d'André Dricot a alors secoué le cocotier en demandant le déclassement du pont, de façon à ce que l'administration communale puisse prendre en charge sa restauration, à moindre frais, sans respecter l'aspect initial de l'ouvrage.
Cette requête a réveillé l'administration wallonne, qui a d'emblée accepté de subsidier la reconstruction de l'édifice, à concurrence de 80%.
La part communale sur les 95.000€, TVA comprise, prévus au budget est donc restreinte. Davantage encore après l'appui de la Province, pour 3%.
"C'est parce que nous avons obtnu 83% de subsides que nous avons pu réaliser les travaux, nous a expliqué l'échevin des Travaux, Pascal Jacquiez. Sinon, la commune n'aurait jamais pu réaliser un pareil investissement, vu l'état de nos finances..."
Si la base des piliers a été conservée, le haut du pont a entièrement été refait, en respectant au maximum les matériaux de jadis.
Les parapets sont en briques, tandis qu eles piliers et le corps du pont sont en pierre de taille.
Le chantier, réalisé par les entreprises "Construction artisanale" de Baileux, a débuté en septembre et a fait l'objet d'un suivi méticuleurx des services de la Région wallonne et de Roger Lambert, architecte.
Si la restauration est belle, il est vrai que la réalisation d'un tel chantier peut paraître un peu superflue, vu l'éloignement du site.
"Mais la commune est nénamoins contente d'être arrivée au bout de ce dossier, a plaidé Pascal Jacquiez. Finalement, cela ne nous coûte pas trop cher, ce qui explique que nous l'ayaons tout de même réalisé, alors ue nous devons parfois faire des choix parmi d'autres chantiers qui paraissent plus urgents..."
Néanmoins, la restauration de ce pont, qui devrait être terminée dans ces toutes prochaines semaines, permettra à plusieurs touristiques de franchir l'Hermeton près du moulin.
De même, les successeurs du meunier local éviteront bientôt les détours par Gochenée pour rejoindre leur superbe habitation.
L'eau peut désorùais couler sous le pont de Soulme. Les historiens locaux et amoureux du patrimoine dormiront sur leurs deux oreilles.
Patrick LEMAIRE
Le pont du moulin lors de sa rénovation en 2004.
Et le vandalisme continue en 2020...
...notamment à cause de certains GPS qui envoient parfois des poids lourds depuis Gochenée vers Soulme par le chemin du moulin...