Au XIXe siècle, le plan élémentaire de l'habitation subit de profondes modifications visant à l'amélioration du confort et à l'assainissement. Outre de multiples agrandissements réalisés à cette époque, l'étage, initialement réservé au stockage des récoltes, servit dès lors de quartier de nuit pour toute la famille.
C'est au premier étage, souvent dénommé "plancher", que se trouvèrent dès lors les chambres, meublées de lits et de grands coffres en chêne. Les lits étaient jadis surmontés d'un ciel de lit duquel pendaient de longs rideaux tombant autour de la couche et destinés à protéger du froid ou, dans les chambres surpeuplées, à protéger des regards indiscrets des enfants... Ces rideaux et le ciel de lit étaient imprimés de dessins charmants représentant des scènes religieuses (Vierge et angelots) ou rustiques (cavaliers, scènes de chasse et belles dames).
Le matelas ne fit son apparition que vers 1930 seulement. Avant, on dormait sur une paillasse remplie des enveloppes de grains de l'épi, les pailles étant passées au tamis. Les coussins et oreillers étaient également remplis de paille ou parfois de plumes.
Les anciens fenils ont été peu à peu transformés en chambres.
Dans le grenier établi également sur un plancher, on range bien sûr les chiffons usagés et toutes les vieilleries. Dans un coin , un coffre contient des duvets et des herbes médicinales.
Une partie du grenier est réservée à la récolte de grain qui est dressée en tas à côté des palettes en bois, des instruments de mesure, d'une bascule avec ses poids et de longues corbeilles ovales en osier qui servaient à tous les usages.