Photos temporaires, non représentatives "de séniors qui en veulent encore" !
Je mettrais a jour après réception de photos plus dynamiques...
Le minibus du Club ayant fait des siennes, malgré un incident / réparation déjà traité par un récent groupe précédent en Auvergne, on ne parlera donc pas que des marcheurs.
Le programme initial sur 6 jours a dû être réduit d'une journée comme nous le verrons.
La canicule s'installe en France, mais nous avons bien supporté dans l'ensemble, puisqu'on a vécu en permanence entre 1800 et 2500 m, ce qui induit des températures bien plus fraîches qu'à Belfort City, par exemple.
Le minibus va bien et est même confortable pour 8.
Petite pause culturelle au passage vers le fort Marie-Thérèse après Modane, qui fait partie d'un impressionnant réseau de 4 forteresses dit de l'Esseillon construit au 19ème siècle pour défendre ce verrou important entre Savoie et Italie, les deux Savoies étant devenues françaises vers 1860.
On s'installe pour 3 nuits à la Bessannaise, grosse structure hôtelière et gîte à Bessans, proche des routes Iseran / Mont Cenis, et du plateau connu pour le ski de fond et le biathlon. Confort impeccable, mais bouffe de collectivité qui n'est plus au standard des seniors qui aiment bien vivre. La bière du Mont Blanc (pression blanche, blonde, et rousse) y est en revanche excellente. Le grog commandé par Gérard ne semble pas avoir vu passer un dé de rhum ; on ne l'y reprendra pas.
Pendant que Jean-Marie approche le minibus jusqu'à Bonneval sur Arc, puis reviendra à la rencontre des copains, les autres passent en rive droite pour grimper quelques montagnes russes du sentier balcon qui nous conduira jusqu'à la route de l'Iseran avant de redescendre à Bonneval où pas un bistrot n'est ouvert. Il faudra donc tenir jusqu'au retour à la Bessannaise.
14 km pour 850 m D+, ce qui fut bien assez pour nos pattes de vieux sous le soleil.
Peu d'animaux, mais vraiment beaucoup de motos (et quelques vélos) qui montent et descendent toute la journée vers l'Iseran. Géologie exceptionnelle dans le coin avec schistes lustrés en rive droite de la vallée et terrains plus siliceux en rive gauche, témoins d'une ligne tectonique chahutée autour de Bonneval. D'ailleurs la Bessannaise héberge pour quelques jours des seniors géologues amateurs plutôt affutés sur le sujet. Le végétal n'est pas en reste, foisonnement et luxuriance des fleurs partout dans les champs et sur les sentiers.
Au retour, 2 alertes rouges s'allument au tableau du minibus qui n'a plus de pêche, semble en mode sécurité, et ne veut pas aller à plus de 50 km/h. Mystère.
Sans attendre, Jean-Paul contacte l'Assistance de l'Assurance qui fonctionne plutôt bien. Il ne sait pas encore à ce moment qu'il passera tant de temps au téléphone et en déplacement dans les 2 jours suivants.
Trouver un garage Peugeot à moins de 100 km qui accepte de prendre le minibus s'avère impossible. Il sera finalement transporté sur un plateau le soir même vers un agent Citroën de Modane.
Ce soir, la France a gagné par 3 - 1 contre le Sénégal dans son premier match de la Coupe du Monde de foot américaine, après une première mi-temps pourtant calamiteuse.
Un minibus de la Bessannaise nous monte à Bonneval. On remonte la vallée jusqu'au magnifique, rustique, et historique hameau de L'Ecot, avant de grimper vers un sentier balcon élevé qui nous ramènera à Bessans. Quelques névés à passer sans grande difficulté, mais constat que les beaux glaciers des faces nord de la pointe Charbonnel, de l'Albaron, des Ciamarellas, des Lévanas connus et parcourus par certains il y a 50 ans, ont tous quasiment disparu. Tristesse et désolation.
900 m D+ et un bon 16 km ; c'est bien assez.
Si Gérard a bien retrouvé assez vite toutes les bricoles qu'il avait "égarées temporairement" au cours de la semaine, notre Jean mérite une médaille : il lui a fallu avoir à relacer ses pompes en milieu d'après-midi pour se rendre compte qu'il était parti au matin avec une chaussure à lui, et une à Jean-Paul, pourtant de couleurs différentes.
Et le minibus ? Diagnostic fait à Modane : Boitier BPGA (qui gère les alims et la charge / protection batterie) HS. mais le garagiste Citroën refuse de tenter la réparation parce que c'est un véhicule Peugeot.
Alors J P s'y recolle pour trouver un agent Peugeot à Saint Jean de Maurienne qui accepte le boulot ...mais certainement pas dans la semaine. Négo avec l'Assistance ; un taxi viendra chercher 2 conducteurs le lendemain à l'aube pour les descendre à Albertville récupérer 2 VL de location pour transporter 2 x 4 personnes.
Jean-Paul et Dédé Dintzer se passeront de marcher pour aller chercher 2 autos à Albertville (pas possible de trouver un minibus à moins de 100 km) et rejoindront le groupe au Col frontière en fin de journée.
Itinéraire élégant pour les marcheurs avec passage d'une vire câblée, le Single, avant les pistes du Val Cenis, et franchissement de nombreux petits ou gros torrents.
Réunion du groupe au bistrot du Col où la Simone, une mamie locale hors d'âge en costume du coin nous vante le Mont Cenis comme étant le centre du Monde, ..., avec une théorie plutôt révisionniste de l'Histoire des éléphants d'Hannibal, à Napoléon, puis Mr Lancia, et Yvonne de Gaulle (née Vandroux) qui serait pour quelque chose dans la décision de déplacer la frontière de quelques kms en 1947 et mettre ainsi le Lac et les fortins en territoire français. Elle exhibe aussi une photo du secteur depuis l'espace faite à dessein, parait-il, par Nicolas Pesquet en 2019.
12 Kms et près de 900 m D+ aujourd'hui.
Et le minibus ? Et les autos de remplacement ? L'histoire continue car les 2 véhicules de location ne peuvent être restitués qu'à Albertville. Encore du temps au tel pour J P et une négo pour restituer le lendemain les 2 véhicules à Albertville, changer de loueur et reprendre 2 autres autos (toujours pas un unique minibus) chez Europcar qui accepte la restitution à Belfort.
Ce soir on dormira dans un gîte sympa, le Toet, au bord du Lac du Mont Cenis. Enfin une excellente prestation de restauration, cuisinée par Victoria.
Et on décide de rentrer dès le jour 5 en écourtant d'une journée et simplifier les transferts délicats de la dernière étape.
2 autos confortables pour revenir sur Belfort.
Le minibus reste en Maurienne ; on aura des nouvelles dans la semaine suivante, et on organisera son rapatriement.
Mais ce n'est pas tout : apprenez que pour restituer une ou deux autos chez Europcar à la gare TGV de Meroux (ce sera fait le samedi 20 Juin), il faut s'armer de patience et enquêter. On vous donne d'abord une adresse rue de la Liberté, près de chez Guy Jacques, qui s'avère être celle d'une sorte de ferrailleur, puis le Campanile de la zone de la gare, où un minuscule bureau fantaisiste indique tout de même un numéro de téléphone en 06, pour finir dans un coin du parking de la gare où traîne un employé plutôt sympa au demeurant. Rien dans la gare même.
Ouf ! tout est bien qui finit bien.
L'équipe des seniors qui en veulent encore et encore :
Nous étions 8 : Daniel le G O (organisation impeccable comme d’habitude) , Jean-Paul le manager des crises, Christian B, Dédé D, Jean Ch, Gérard G, Jean-Marie F, Alain B.