Pourquoi DESRUELLES? Parce que les LILAS!
Le Monument aux Morts des Lilas fut livré par le sculpteur Félix Desruelles à la commune en juin 1924, avant d'être inauguré l'année suivante, le 29 mars. De nombreuses autres commandes (67 !) lui ont permis de construire une œuvre statuaire considérable. Encore aujourd'hui, on a la chance de pouvoir la contempler presque intégralement dans les cimetières, parcs et musées de France et d'ailleurs. Notre monument des Lilas a été remarqué au point de posséder sa réplique à Auchel, Pas-de-Calais, inaugurée en 1928. Le thème de la pleureuse qui les relie avait déjà été utilisé par le statuaire sur le Monument aux Morts de Dôle dans le Jura, avant de le conjuguer une dernière fois sur son propre monument funéraire, à Valenciennes.
Le plein d'Images en vrac: racinesdu93 google search en.wikipedia (pour mémoire v0)
En savoir plus sur la Vie du sculpteur: racinesdu93 en.wikipedia monumentsmorts.univ-lille3 nella-buscot hellocoton fr.wikipedia
Comment s'appelait il vraiment?
Sa naissance est déclarée à l'État Civil de Valenciennes en tant que Alfred Félix Desruelles en 1865. Pourtant Wikipédia commet une erreur en lui rédigeant sa notice sous le nom de Félix Alexandre (les anglais font de même). On n'en fera pas une montagne, car durant sa carrière, tout le monde l'appelait Félix. Quant à savoir à quoi il ressemblait, c'est la photo de Gérard de Nerval qui apparait souvent en lieu et place de notre Félix! Mais, comme on dit, le lecteur n'aura t'il pas rectifié de lui-même?
Venait il d'une famille d'artistes?
Pas du tout! Il aurait plutôt été poissonnier, s'il avait suivi la trace fixée depuis trois générations jusqu'à son arrière-grand-père paternel.
Mais, comme il n'a pas connu bien longtemps son père (celui-ci mourut alors que l'enfant n'avait qu'un an et demi), on devrait plutôt chercher la figure paternelle du côté de celui que sa mère avait épousé en seconde noces. Celui-là était gardien de cimetière, il habitait même dans le cimetière Saint-Christophe où il travaillait: tout un programme! On peut donc imaginer que c'est en cheminant dans les allées, en jouant au milieu des sépultures et des monuments que le jeune Félix a absorbé, sans le savoir, le goût pour la pierre sculptée. L' inspiration vous vient parfois sans crier gare. Quoi qu'il en soit, le 1er fils de son beau-père suivra bien, lui, l'exemple paternel, en devenant plus tard conservateur du cimetière.
Puis, dans cette famille, débutera le temps des artistes: son frère Henry sera sculpteur, avant de virer négociant. Son 1er enfant, Rémyne, sera une artiste peintre. Et Germaine, son élève et collaboratrice qui deviendra sa seconde épouse, mènera de son côté une carrière de sculptrice, avant comme après la disparition de Félix.
Ses maîtres
Il est l'élève d'Alexandre Falguière, François Rude, Jean-Baptiste Carpeaux et Jean-Antoine Houdon. Il réalisera d'ailleurs plus tard un monument en hommage à ce Carpeaux, dans leur ville natale de Valenciennes. Pour l'anecdote, on surnommera cette ville l'Athènes du Nord ou la Ville des Grands-prix-de-Rome tant ses artistes ayant obtenu le titre tant convoité y étaient nombreux. Un square porte ce nom. Des répliques de leurs œuvres y sont exposées.
Ses amis
Il est l'élève d'A
Ses thèmes récurrents
Monuments aux morts: 1920 Soultz-06 / 1922 Dole-39 / 1923 le Quesnoy-59 / 1924 Commentry-03 / 1925 les Lilas-93 / 1925 Hazebrouck-59 / 1928 Auchel-62 / 1930 Suippes-51 / 1931 Arras-62
Mémoriaux individuels, bustes & médaillons: 1900 Henri le SIDANER / 1906 Julien DEJARDIN / 1910 Jean-Baptiste CARPEAUX / 1911 Jean-Baptiste TRYSTRA / 1911 Maurice ROUVIER / 1918 Général MONCEY / 1918 Étienne POSTILLE / 1922 Henri GHESQUIERE / 1923 Député Henri DURRE / 1924 Jean Jaurès / 1928 instituteur Henri LEGRAND / 1929 Fusillés Lillois / 1929 Abbé LEMIRE / 1930 Matias COUSIÑO & Mineurs / 1932 Jean JAURÈS / 1933 Résistant fusillé Léon TRULIN
Femme éplorée: 1922 mam Dole-39 / 1925 mam les Lilas-93 / 1928 mam Auchel-62 / 1941 Pieta musée Boulogne-92 / 1946 sa tombe Valenciennes-59
Scènes pastorales: 1897 Paris-75 / 1920 Soultz-68 / 1924 Dole- 39 / 1924 Commentry- 03 / 1925 Paris 6e / 1930 Suippes-51 / 1935 Valenciennes-59 / 1937 Paris 16e
Femme guerrière: 1900 la Paix armée musée Peronne-80 / 1925 mam Hazebrouck 59 / 1929 en haut du monument aux fusiliers marins Dunkerque 59-Nord / 1938 Britania face à la mer Boulogne-62
Un parcours académique
2eme grand prix de Rome en XXXX, médaille d'or à l'exposition universelle de Paris 1900
à suivre...
Biographie du sculpteur Félix Alfred DESRUELLES °1865 Valenciennes +1943 la Flèche, par Jean Claude Poinsignon p283-284 "Sortir de sa réserve" 1992, éd. Musée des beaux arts de Valenciennes
Né le 7 juin 1865 à Valenciennes (hameau de Saint-Roch) d’un père poissonnier qui mourut l'année suivante, Félix Desruelles entra aux Académies de la ville à l'âge de treize ans. Il s’y distingua rapidement sous ladirection du sculpteur René Fache et partit pour Paris en 1882. Il fut, à l'École des Beaux-Arts, l'élève de Falguière qui s'employa à discipliner un peu le précoce et bouillant talent de celui qui se voulait disciple de Carpeaux. De 1883 à 1895, il reçut au total de sa ville natale 15.700 francs de pension. Après son service militaire, effectué en 1888, il monta une première fois en loge pour le Prix de Rome en 1889. En 1890, il remporta un Prix en Tête d'expression (la Rêverie) et monta à nouveau en loge. L'année suivante le vit deuxième Second Grand Prix. Il fut Premier Second Grand Prix (L'Age d'or)en 1893 mais ne parvint pas, faute de plaire à la section de sculpture de l'Institut, à devenir pensionnaire à la Villa Médicis en dépit de ses accessions en loges en 1894 et 1895. Une grande médaille d’émulation et le Prix Chenavard l'en consolèrent un peu en 1894. Il débuta au Salon en 1883 et ydemeura très fidèle, en obtenant toutes les récompenses. Prix National en1897, il enleva la médaille d'or du Salon en 1914.
Marié une première fois en 1903 (Rémyne Delbarre), père d'une fille, Rémyne, qui devint peintre, Desruelles épousa en secondes noces son élève et collaboratrice, le sculpteur Germaine Oury-Cerf.
S’il fut d’abord -et demeura- un excellentportraitiste (voir par exemple ses bustes de Le Sidaner ou de Julien Déjardin, volé à Valenciennes dans le Jardin du Musée en 1986). Desruelles s’avéra surtout étonnant créateur de monuments. Ils scandent sa carrière: Monument à Carpeaux à Valenciennes (1910), à Trystram à Dunkerque (1911), à Ghesquière à Lille (1922). Figure pour le Tombeau du député Henri Durre (Valenciennes 1923), Monument à l'instituteur Legrand (Valenciennes 1928), aux Fusillés lillois (Lille 1929), monuments aux morts de Suippes ou de Commentry (peut-être son chef-d'œuvre avec celui érigé à Auchel) ne sont que quelques exemples d’'une production abondante et originale. Il faut encore citer la Statue du général Moncey, pour une niche du Louvre, rue de Rivoli, Les Fruits pour l'esplanade du palais de Chaillot, l'important Monument aux morts d'Arras (1931), La Paix au pays noir et l'Humanité en deuil pour Auchel (1927), la statue grandiose (12 mètres de haut) de Britannia à Boulogne-sur-Mer (1937) sans oublier le Monument à Mathias Cousino (1930) au Chili.
En 1931, Desruelles fut nommé professeur à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. En 1939, au premier tour de scrutin, il accédait au fauteuil de Georges Gardet à l’Institut. Il fut officier de la Légion d'honneur.
La guerre (son épouse était juive) le contraignit à se retirer chez des amis à La Flèche où il mourut le 2 mars 1943. En septembre 1946 ses cendres furent officiellement transférées à Valenciennes, au cimetière Saint-Roch, près duquel il avait grandi.
En juin 1959, le square qui longe l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris et où s'élevait déjà (avant 1926) la jolie fontaine en pierre due à son ciseau, recevait le nom de Félix Desruelles. En même temps, une plaque était apposée en façade de son atelier 4bis Villa Dupont, Paris 16.
PATIENCE,
ON Y
TRAVAILLE !
Source: geneanet codron77 https://gw.geneanet.org/codron77?lang=fr&n=desruelles&oc=0&p=alfred+felix
Né à Valenciennes, Hameau de St-Roch.
Statuaire, domicilié à Paris, témoin au mariage de son frère Henri François en 1896 et de son frère utérin Paul Emmanuel DOSSCHE en 1897.
Sculpteur, Premier second grand pris de Rome. Lors de son mariage en 1903, il est Chevalier de la Légion d'Honneur et Commandeur de l'ordre du Cambodge.
Funérailles le 8.3.1943 à l'église Saint Thomas à la Flèche (Sarthe) et inhumé provisoirement à Saint Germain de Val (commune fusionnée avec La Flèche en 1965). Ses cendres sont transférées à valenciennes en 1946; cérémonie le 29 avec inhumation au cimetière Saint Roch, en présence de Madame veuve DESRUELLES, M. et Mme DREYFUS-DESRUELLES, gendre et fille (du premier mariage) de l'artiste, et le Commandant DOSSCHE.
Parmi les présents, de nombreux sculpteurs, dont Alfred BOTTIAU, Lucien BRASSEUR, Paul BELMONDO, Patrisse, et René DUPARCQ.
-
Né le 7 juin 1865 à Valenciennes (hameau de Saint-Roch) d'un père poissonnier qui mourut l'année suivante, Félix Desruelles entra aux Académies de la ville à l'âge de treize ans. Il s'y distingua rapidement sous la direction du sculpteur René Fâche
et partit pour Paris en 1882. Il fut, à l'École des Beaux-Arts, l'élève de Falguière qui s'employa à discipliner un peu le précoce et bouillant talent de celui qui se voulait disciple de Carpeaux.
De 1883 à 1895, il reçut au total de sa ville natale 15700 francs de pension.
Après son service militaire, effectué en 1888, il monta une première fois en loge pour le Prix de Rome en 1889. En 1890, il remporta un Prix en Tête d'expression (la Rêverie) et monta à nouveau en loge. L'année suivante le vit deuxième Second Grand Prix. Il fut Premier Second Grand Prix (L'Age d'or) en 1893 mais ne parvint pas, faute de plaire à la section de sculpture de l'Institut, à devenir pensionnaire à la Villa Médicis en dépit de ses accessions en loges en 1894 et 1895. Une grande médaille d'émulation et le Prix Chenavard l'en consolèrent un peu en 1894.
Il débuta au Salon en 1883 et y demeura très fidèle, en obtenant toutes les récompenses. Prix National en 1897, il enleva la médaille d'or du Salon en 1914.
Marié une première fois en 1903 (Rémyne Delbarre), père d'une fille, Rémyne, qui devint peintre, Desruelles, en secondes noces, épousa son élève et collaboratrice, le sculpteur Germaine Oury-Cerf.
S'il fut d'abord - et demeura - un excellent portraitiste (voir par exemple ses bustes de Le Sidaner ou de Julien Déjardin, volé à Valenciennes dans le Jardin du Musée en 1986) Desruelles s'avéra surtout étonnant créateur de monuments. Ils scandent sa carrière: Monument à Carpeaux à Valenciennes (1910), à Trystram à Dunkerque (1911), à Ghesquière à Lille (1922). Figure pour le Tombeau du député Henri Durre (Valenciennes 1923), Monument à l'instituteur Legrand (Valenciennes 1928), aux Fusillés lillois (Lille 1929), monuments aux morts de Suippes ou de Commentry (peut-être son chef-d'œuvre avec celui érigé à Auchel) ne sont que quelques exemples d'une production abondante et originale.
Il faut encore citer la Statue du général Moncey, pour une niche du Louvre, rue de Rivoli, Les Fruits pour l'esplanade du palais de Chaillot, l'important Monument aux morts d'Arras (1931), La Paix au pays noir et l'Humanité en deuil pour Auchel (1927), la statue grandiose (12 mètres de haut) de Britannia à Boulogne-sur-Mer (1937) sans oublier le Monument à Mathias Cousino (1930) au Chili.
En 1931, Desruelles fut nommé professeur à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. En 1939, au premier tour de scrutin, il accédait au fauteuil de Georges Gardet à l'Institut. Il fut officier de la Légion d'honneur. La guerre (son épouse était juive) le contraignit à se retirer chez des amis à La Flèche où il mourut le 2 mars 1943.
En septembre 1946 ses cendres furent officiellement transférées à Valenciennes, au cimetière Saint-Roch, près duquel il avait grandi. En juin 1959, le square qui longe l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris et où s'élevait déjà (avant 1926) la jolie fontaine en pierre due à son ciseau, recevait le nom de Félix Desruelles.
En même temps une plaque était apposée sur son atelier Villa Dupont, rue Pergolèse.
Source : "Sortir de sa réserve", de J.-C. POINSIGNON. Information Marc Goutierre, Musée de Valenciennes.
Desruelles est un des plus importants artistes français s'étant illustré dans la sculpture commémorative de la Première Guerre mondiale.
Il expose des bustes et des figures au Salon à partir de 1883.
Il remporte le Second Prix de Rome en 1891
Desruelles devient membre de l'Institut et de l'Académie des Beaux-Arts.
Il obtient une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900 et deux diplômes d'honneur à l'Exposition des arts décoratifs de 1925.
Un square porte son nom près de l'Eglise Saint-Germain 6e arr.
Félix-Alexandre Desruelles est décédé le 2 mars 1943 à La Flèche (Sarthe)
__________________________________________________________
Ce dimanche 29 mars 1925, la guerre est finie depuis plus de cinq ans.
1 - Les OFFICIELS
Et pourtant, rue de l'Égalité, une foule se masse au cimetière de la ville, encadrée par un peloton de soldats en uniformes. Au centre du dispositif, on reconnaît les personnalités venues spécialement aux Lilas, comme le général Nollet, ministre de la guerre, le général Gouraud commandant de la place militaire de Paris et bien sûr le maire de notre commune depuis 1902, Eugène Decros. Tous se sont déplacés pour inaugurer le Monument aux morts que la ville vient de faire édifier pour ses soldats disparus au combat. Dans son discours, le ministre plaide pour une défense nationale puissante, à même d'assurer la défense de la patrie, pour notre liberté et notre indépendance.
2 - Dans la BOUE des TRANCHÉES
Située en bas de l'allée principale, avec la butte Montmartre en arrière-plan, l'œuvre a pour nom "l'Humanité en deuil sur le champ de bataille". On l'appelle aujourd'hui tout simplement "le monument en mémoire de toutes les guerres". Entièrement réalisée en pierre blanche de Vilhonneur, la sculpture de deux mètres quarante de haut est édifiée sur un socle d'un mètre d'épaisseur. Une femme debout pleure devant le spectacle de deux soldats frappés par la mort. Notre regard étant à leur niveau, on perçoit qu'ils s'enfoncent avec leur matériel dans la boue de la tranchée dont ils viennent de surgir, pour leur ultime assaut. Plus que des héros, les soldats tués à la guerre sont ici des martyrs dont la mort suggère la violence et les horreurs traversées.
3 - 35.000 MONUMENTS
Ce monument lilasien est d'inspiration pacifiste, pleurant les morts, rejetant la guerre. Il est bien loin d'une exaltation de ferveur militaire. A cette thématique peu fréquente, les communes ont souvent préféré glorifier l'héroïsme ou la défense de la patrie. Sinon, à quoi auraient servi tous ces 1,3 millions de militaires tués et ces 4,3 millions de blessés, se disait-on alors. De fait, 14-18 a engendré un profond traumatisme dans le pays. Son souvenir obsèdera durablement la société d'après-guerre. L'omniprésence des mutilés, des veuves et des orphelins rendra impératif le besoin de ne pas oublier les innombrables disparus. C'est ainsi que les cérémonies du souvenir se multiplient et que plus de 35.000 monuments sont érigés dans les communes de France de 1920 à 1925. Plus de 95% en possède un, voire deux ou plus encore.
4 - MÉMOIRES de PIERRE
Aux Lilas, la décision est prise en 1919, dès la réélection du maire Decros. L'architecte Bévière est ensuite nommé responsable du projet et, en avril 1923, le sculpteur Félix-Alexandre Desruelles est choisi. Il sera l'un des plus importants artistes français à s'illustrer dans la sculpture commémorative de la Première Guerre mondiale. Dès 1885, il exposait à la Société des artistes français, avant d'être reconnu deuxième grand prix de Rome en 1891. De nombreuses autres récompenses suivront. Dans sa région d'origine, le Nord, et Valenciennes en particulier concentrent nombre de ses œuvres funéraires. On lui doit 8 monuments aux morts rien que dans le Nord-Pas-de-Calais : Dunkerque, Hazebrouck, Lille, Le-Quesnoy, Valenciennes, Arras, Auchel; et 3 dans l'Allier, le Jura et la Marne; et enfin le nôtre aux Lilas. Si loin de ses bases, il semblerait que nous ayons eu de la chance de le convaincre. Mais il était radical et franc-maçon, tout comme notre maire Decros, ceci expliquant peut-être cela. Pour l'anecdote son monument d'Auchel, en 1928, est une réplique à l'identique du notre, augmenté il est vrai d'un ajout en arrière-plan "la paix en pays noir". Plus tard, à son décès en 1943, la propre tombe du sculpteur accueillera une troisième fois le personnage de la pleureuse, dans une pose à peine modifiée.
5 - FINANCEMENT
Revenons chez nous où socle, statue et inauguration auront coûté 68.000 Francs aux Lilas, une somme considérable pour l'époque, financée pour un tiers par un boni sur l'octroi et pour une petite moitié par souscription auprès du public. Un carton d'invitation qui nous est parvenu en atteste. Il annonce le bal de nuit du 17 mars 1923 "organisé par la ville et le comité de propagande au profit de l'œuvre des monuments à ériger à la mémoire des enfants des Lilas morts pour la France et à la glorification des combattants de la grande guerre."
6 - AU REVOIR LÀ HAUT
Aujourd'hui, à l'initiative du conseiller municipal en charge de la mémoire, un QR code fixé sur chaque côté permet d'écouter ou de lire l'histoire du monument sur son smartphone. Au cinéma, le film de 2017 "Au revoir là haut" illustre avec intelligence le commerce des monuments aux morts, apparu dans l'immédiat après-guerre. Les communes ayant des ressources limitées ne pouvaient s'offrir un statuaire funéraire pour une œuvre unique et chère. Des entreprises se sont alors fait fort de leurs proposer des monuments fabriqués en série, notamment des fonderies utilisant des moules réutilisables. Des catalogues qu'on peut encore admirer ont ainsi été publiés et distribués aux mairies de France. Dans le film dont nous parlons, on peut voir les acteurs feuilleter l'un de ces catalogues, tout frais sorti de l'imprimerie. Et là, oh surprise, à la 66ème minute, le ralenti permet de reconnaitre le monument aux morts lilasien de Desruelles. Qui s'en était rendu compte jusqu'à ce jour?
7 - Un SOLDAT sur CINQ
La Première Guerre mondiale a durement frappé la ville. Durant les 4 années de guerre, 2. 000 lilasiens sont appelés sous les drapeaux, la plupart dans l’infanterie. C'était 15% d'une population de 14.000 habitants, Dès septembre 1914, la Ville perd officiellement ses 3 premiers fils. 116 Lilasiens sont prisonniers à l'automne 1916. Dans ce conflit, au moins 417 de nos soldats perdirent la vie sur les champs de bataille. Leurs noms sont gravés sur la plaque de marbre de la Mairie (qui commémore les conflits de 1870, 14/18, 39/45 mais aussi ceux des morts pour la France dans les T.O.E. ). Combien de familles ont pleuré des pères, des époux, des fils. Parfois deux fils pour une même famille, parfois un fils et un neveu ! Sans compter plusieurs centaines d'autres Poilus qui resteront marqués à vie par de cruelles blessures physiques et psychologiques. Mais c'était la "Der des Der", se disait-on alors. Au cimetière, dans ce lieu où les anciens vivants reçoivent la visite des futurs morts, le monument aux morts est le lieu où l'on se souvient d'eux et où on les honore à chaque 11 novembre.
__________________________________________________
8 - ALLER plus loin avec NOS MEDIAS
le monument aux morts sur la CARTE www.geneanet.org/lieux/?id_marqueur=28285
l'histoire complète
l'histoire résumée
à lire en p27 de l'InfosLilas de novembre 2025 (à paraître)
à écouter (enregistrement à venir)
nos posts facebook
QRcode sur le monument du Cimetière
audio à écouter hearthis.at/racinesdu93/monument-desruelles/
texte à lire sites.google.com/site/racinesdu9302/qrcodes/qr003
.
Les 45 œuvres sculptées de Félix DESRUELLES
-
son arbre familial https://gw.geneanet.org/codron77?lang=fr&n=desruelles&oc=0&p=alfred+felix&type=tree
sa fiche généalogique https://gw.geneanet.org/codron77?lang=fr&n=desruelles&oc=0&p=alfred+felix
ROMANS
GUIDES
monuments www.historial.fr/wp-content/uploads/2024/04/Dossier-pedagogique-Le-monument-aux-morts.pdf
Comprendre le monument aux morts. Lieu du souvenir, lieu de mémoire, lieu d'histoire, éditions Codex, 130 pages, 16 €.
FILMS
2017 "Au revoir Là-haut" d'Albert Dupontel est une adaptation du roman du même nom écrit par Pierre Lemaitre et publié en 2013 (prix Goncourt). Les Monuments aux morts sont présents dans le récit ! www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=230699.html
2004 Un long dimanche de fiançailles https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48349.html
2014 "Le Collier rouge", est une adaptation du roman du même nom écrit par Jean-Christophe Ruffin et publié en 2014. Jean Becker s'interroge sur la notion de héros et les rapports de classe à la fin de 1914-18, dans un film qui, dit-il, n'est "pas juste une histoire de guerre". www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=246746.html
2016 "Les gardiennes" est une adaptation du roman du même nom écrit par Ernest Pérochon et publié en 1924. Le film de Xavier Beauvois a été tourné à Montrol-Sénard en Haute-Vienne (département français du Limousin, bien illustré par ailleurs sur Yala Photo !) www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=243261.html
2019 film-documentaire "Pour les soldats tombés", du britannique Peter Jackson en salles le 3 juillet 2019, sur la guerre des tranchées (14-18 : 1 million de victimes britanniques). Des témoignages et des interviews d'anciens soldats anglais à la BBC accompagnent les vidéos tout au long du documentaire, dont le titre fait référence au poème «Pour les soldats tombés» de Laurence Binyon paru en 1914. www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=262058.html
2019 "1917" de Sam Mendes, fin 2019, relate, d'après un récit, une journée de guerre particulière dans les Flandres vécue par 2 jeunes soldats britanniques (cf. l'affiche dans le menu vertical) www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=265567.html
AUTRES SOURCES
https://monuments-aux-morts.fr/?arko_default_648970c046073--ficheFocus=
87dit.canalblog.com/2024/11/dunkerque-monument-dedie-aux-fusiliers-marins.html
131.000 monuments www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/index.php
double peine pour les monuments disparus https://memoiredhistoire.canalblog.com/archives/2018/02/17/36148344.html
statut des monuments www.yala-photo.com/pages/la-carte-bis-yala-photo/les-monuments-aux-morts-centenaire-14-18.html
www.yala-photo.com/album-photos/monuments-aux-morts/les-monuments-yala-photo/
monuments proteges https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monuments_aux_morts_de_France_prot%C3%A9g%C3%A9s_aux_monuments_historiques
bel-memorial.org/documents/Patrimoine-memoriel_commune_de_Ciney.pdf
Ce n’est pas moins de
33 classes qui furent mobilisées ‘ ,
soit 8 millions d'hommes dont 5 ont combattu “.
1,5 million de ces hommes sont morts
soit 27 % des effectifs engagés
15 % des mobilisés
10,5 % de la population active masculine,
(autre source= 1 357 800 tués et disparus, soit 10 % de la population active masculine et 18 % des appelés, et 4 266 000 blessés.)
3,4 millions de blessés et de mutilés .
À ces chiffres il faut ajouter les
0,6 million de veuves et les 0,7 million d’orphelins
et les 6,4 millions d'hommes démobilisés pour qui le retour à la vie normale fut bien plus dur que prévu.
Ces démobilisés constituent en 1918
60 % de la population masculine adulte
et 90 % de la génération des 20/50 ans .
En 1919 la force vive de la nation française doit apprendre à vivre avec les fantômes de Verdun.
“Maudite soit la guerre”, exemples de monuments aux morts pacifistes https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monuments_aux_morts_pacifistes_de_France
Catalogue publicitaire pour des monuments aux morts de chez ROMBAUX-ROLAND édité en 1922
Le monument aux morts de Strasbourg, construit en 1936 et situé Place de la République
100 ans souvenir74.fr/actualites/la-commune-a-fete-les-100-ans-de-son-monument-aux-morts/
DESRUELLES
SCULPTEURS
monuments-aux-morts.fr/auteurs?arko_default_648977dc403f7--ficheFocus=
www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/des-sculpteurs-au-service-de-la-memoire
www.bois-colombes.fr/wp-content/uploads/histoire/catalogue_artistes_GG2017.pdf
www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/des-sculpteurs-au-service-de-la-memoire
https://horizon14-18.eu/wa_files/monum_14-18_rhone_Kim_DANIERE.pdf
COMBIEN de MAM?
54.141 monuments
sculpteur mam = 50x46= 2270 résultat (mais pas de Desruelles!!)
lilas= pv de réception juin1924 exécuté par Félix Desruelles, statutaire, édifié au cimetière des Lilas, terminé fin juin 1924.
représente l'Humanité en deuil sur le champs de bataille. L'ensemble se compose :
base de 2m75 x 2m30 et 1 mètre d'épaisseur en deux morceaux, et
statue principale de 2m40 de hauteur ; le tout en pierre de Vilhonneur (Charente 20 km d’Angoulême)
51.000 Plus de 51 000 monuments aux morts sont recensés en France, c'est presque deux fois plus que le nombre de communes. 🏳 Inaugurés à partir de 1919, ces édifices chargés d'histoire honorent la mémoire des soldats morts pendant la Grande Guerre. #armistice.11 nov. 2024
ou 36.000 communes
0 fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_communes_de_France_sans_monument_aux_morts
que 12 communes n'ayant pas subi de pertes lors de la Grande guerre
l'essentiel >> ACTUS Genea CARTE des Lilas CARTES insolites FACEBOOK HISTOIRES LILASIENS A-Z QUARTIERS RV du CERCLE SOURCES
Code Couleur des liens>> Mosaïques Textes Cartes Arbres Audio-Vidéos
Mentions légales en page d'accueil : racinesdu93.fr