8 - Simone et Janine BANVILLE, Div17-Ligne19-Sep 5, bombardement 18/04/1944
8 - Simone et Janine BANVILLE, Div17-Ligne19-Sep 5, bombardement 18/04/1944
n°18869 x8 pers sur la carte
Victimes civiles des bombardements du 18 avril 1944
bombardement sur la carte histoire
Le BOMBARDEMENT de NOISY
C'était il y a 80 ans, le 18 avril 1944, à 23h45,
163 appareils alliés déversent sur la Gare de Noisy-le-Sec,
1908 bombes, soit 795 tonnes d'explosifs,
en 2 vagues à 12 mn d'intervalle.
Terminé à 00h10, le Bombardement était l'un des 32 objectifs en France du plan allié,
visant à couper les voies de communication avec l'Allemagne, deux mois avant le débarquement en Normandie.
Mais, si cette opération a atteint militairement ses buts, un triste bilan de 750 tués vient en ternir le tableau.
Noisy, détruite à 70%, est devenu une "ville morte" dénombrant, dans ses ruines, 520 décédés & 70 blessés
= civils et sauveteurs de la défense passive.**
A ces chiffres, il faut ajouter 175 autres victimes dans les communes voisines
= 59 à Bobigny, 38 à Romainville, 22 à Drancy, 27 à Bondy, 13 à Montreuil, 9 aux Lilas, 4 à Paris 12, 3 à Bagnolet, 1 au Pré.
Sans oublier les 27 aviateurs canadiens, mortellement tombés lors du bombardement, ainsi qu'une 30taine de soldats allemands.
** un 1er bilan officiel faisait mention de 464 victimes
La RUE de PARIS sous les Bombes
Au croisement de cette rue du Garde-Chasse et de la rue de Paris se tenait le fameux "Restaurant des 3 marches", ancien "Hôtel de l'Aveyron" de monsieur Alary.
Là même où le destin stoppa brutalement la course vers l'abri du métro de Janine et de ses parents Henri et Simone Banville, le soir du 18 avril 1944.
C'est le soir du 18 avril 1944. Il sera minuit dans un peu moins d'une heure et, rue du Fort comme ailleurs, on est déjà au lit depuis longtemps.
Soudain, au loin, on entend se déclencher les sirènes de Bagnolet. Encore un raid aérien.
Et puis c'est au tour des sirènes et de la crécelle du réservoir de la ville de donner l'alerte.
Cette fois, il est temps d'aller chercher refuge dans les sous-sols du métro, comme tous les Lilasiens ont appris à faire.
La petite Janine, 13 ans, s'habille en vitesse pour suivre ses parents Henri et Simone Banville.
Il se dépêchent en direction de la Mairie.
Mais les avions arrivent déjà. Un témoin dira les avoir vu prendre la rue de Paris en enfilade.
Et les bombes commencent à tomber, toutes alignées sur le centre ville.
Au 2 bd de la Liberté, la façade s'effondre ensevelissant le couple Lambert.
Très près, rue de Paris, les immeubles des 118 et 120 sont touchés.
Mais c'est un peu plus loin qu'auront lieu les plus gros dégâts.
Rue du Garde-Chasse, les maisons des 1-3, et 2-4-6 sont détruites, faisant 3 morts: le couple Boulesteix et madame Souciet.
Au croisement avec la rue de Paris, celles des 155 et 157, à côté de la pharmacie, sont soufflées.
C'est cet endroit qu'ont atteint Janine et ses parents, là où se trouve encore le restaurant des Trois marches.
Il ne leur reste plus que 150 mètres à faire avant d'atteindre le métro.
Mais la chute d'une bombe en décide autrement.
Et ils sont fauchés ensemble, tous les 3.
Le lendemain, dans notre ville, c'est jour de deuil.
On dénombre 9 tués et 50 blessés. Sur 13 points de chute, 27 immeubles sont détruits.
Depuis la nuit, les secouristes se sont mis à aider les survivants et on commence à déblayer.
Des bombes à retardement se cachent pourtant encore dans les décombres.
Elles explosent pour la plupart dans la journée.
Pour désamorcer les dernières, c'est un artificier allemand qui est à l'ouvrage.
Il sautera le lendemain au triage de la Chapelle, en réalisant exactement la même tâche.
Deux semaines plus tard, cent personnes sont toujours évacuées, suite à la perte de leur logis.
Mais les heures sombres trouvent leur fin.
4 mois après, exactement le 17 août, la Libération de la ville met un terme aux quatre années d'occupation.
Le temps de la reconstruction peut commencer.
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