MÉTIERS
COURSIER CYCLISTE / COCHER LIVREUR / LIVREUR de LAIT / LIVREUSE de JOURNAUX / PORTEUR d'EAU / PORTEUR de JOURNAUX / PORTEUSE de PAIN
_________________________________________________________
HISTOIRE
"C'était comme un escape game" se souviennent ces deux élèves de 3ème, à l'issue de leur stage en entreprise aux Lilas. Encadrés par l'archiviste de la ville, Julie Vavon, ils avaient reçu comme mission de trouver la trace du plus possible de métiers disparus aujourd'hui. Leurs recherches dans les anciens registres de recensement de la ville les ont fait, ainsi, remonter le temps de siècle en siècle, et parfois dans des lieux qui ont changé plusieurs fois de nom, ou même qui n'existent plus du tout. Accompagnons les, au fil de leurs découvertes.
LIVRAISON à DOMICILE -
C'est un métier qu'on imaginait aisément au moyen-âge. Pourtant, un PORTEUR d'EAU au moins a été identifié en 1871, dès les débuts de la commune des Lilas. BANHARES, originaire de l'Aveyron, s'occupait d'approvisionner les habitants en eau potable. Il remplissait ses sceaux aux fontaines publiques, pour transporter et vendre dans les rues son précieux liquide. Ce métier était indispensable, car beaucoup de logements n'avaient pas encore d'eau courante. Pour signaler leur présence, les porteurs d'eau criaient "à l’eau, à l’eau !". Ils la vendaient au seau ou par "voies d'eau" (deux seaux). A la force de leurs épaules, ils la montaient souvent dans les étages des immeubles. Avec plusieurs dizaines de livraisons par jour, le métier, demandait une bonne condition physique et était pratiqué autant par des hommes que des femmes. Il demeura très actif jusqu'à l'installation progressive de l'eau courante dans les immeubles.
LAVERGNE, venait du du Cantal et était LIVREUR de LAIT chez les particuliers en 1937. Il leur portait le lait produit chez les nourrisseurs des Lilas.
En 1918, Georgette NAVARRE, née dans l'Yonne, était PORTEUSE de PAIN, celui sorti du four de son époux, le boulanger de "la Fratenelle", à l'entrée de la Cité-jardins.
Un PORTEUR de JOURNAUX était un livreur ou coursier distribuant les journaux imprimés, aux abonnés ou dans les points de vente, souvent à vélo. Il s'activait dès les premières heures du jour, dans des tournées longues, peu rémunérées et avec une météo parfois pénible. Philippe SPOETLER en était. Petit gars de Belleville, il logeait rue de l'Avenir et distribuait ses journaux en 1937. La même année que LEBLOND, PAUPE & RENAUD, tous trois COURSIERS CYCLISTES. Habitués à un travail très physique, ils ont peut-être participé à ce fameux Critérium parisien des Cyclo-porteurs. Y prendre le départ impliquait de devoir porter une charge de plusieurs kilos de journaux sur le dos. Les concurrents devaient donc être d'anciens sportifs professionnels ou des coureurs cyclistes confirmés. Et qu'avaient donc en commun les Lilasiens FICHELLE, HUCHE, PARMENT, PRUDHOMME & RAUDIN?
Tous étaient COCHER-LIVREUR dans les années 1920-30. Ils conduisaient une voiture attelée d'un ou plusieurs chevaux, pour transporter et livrer des marchandises, et parfois des personnes. Ce métier, exercé principalement avant l'apparition des véhicules motorisés, combinait la responsabilité de conduire l'attelage, autant que celle de gérer les chargements et livraisons. Le cocher avait aussi à veiller au bien-être et à l’entretien des chevaux, à l’état du véhicule, à la planification du parcours et au bon déroulement de la livraison.
Et c'est ainsi qu'on procédait autrefois aux livraisons à domicile, bien avant Uber ou Chronopost.
3.372 caractères avec https://www.compteurdelettres.com
__________________________
l'essentiel >> ACTUS Genea CARTE des Lilas CARTES insolites FACEBOOK HISTOIRES LILASIENS A-Z QUARTIERS RV du CERCLE SOURCES
Code Couleur des liens>> Mosaïques Textes Cartes Arbres Audio-Vidéos
Mentions légales en page d'accueil : racinesdu93.fr