Auteurs: ADLI BEN ZIANE et YOUSFI ISMAIL
Les études éthnobotaniques des plantes médicinales, sont des prospections qui se fait auprès des groupes ethniques, et qui peuvent nous donner des informations concernant l'usage de ces plantes par l'homme, notre étude nous a permis d'inventorier 54 espèces appartenant à 31 familles botaniques différentes, ces plantes constituent un patrimoine phytothérapique dans la région de Djelfa.
A la lumière de cette étude on a pu dégager des informations concernant la phytothérapie dans la région de Djelfa.
- Les familles botaniques les plus utilisées à Djelfa de point de vue de nombre d'espèces, sont les lamiacées et astéracées.
- Les usages thérapeutiques les plus conseillées ?
Les testes antibacterien des huiles essentielles de feuilles de Pistacia atlantica Desf. (Thérébinthacées), sur deux souches bactériennes, ont montré un effet inhibiteur sur le développement de Staphylococcus aureus par contre aucun effet n’a été observé sur Pseudomonas aeroginosa, ceci est probablement dû à la résistance de cette dernière, et il reste à confirmer si l'effet est bactériostatique ou bactéricide pour la première bactérie.
Les plantes médicinales, vue de ce que nous avons observé dans notre travail, et dans d'autres travaux qui ont été autrefois réalisée, constituent une ressource primordiale de guérison de fait qu'elles recouvrent un large spectre de maladie ; ce qui lui permettra de prendre une place très importante dans le domaine thérapeutique.
Cependant aujourd'hui, avec la mondialisation et le développement de la recherche scientifique entre autre dans le domaine de santé, on assiste chaque jour qui passe à des innovations et des découvertes de nouveaux médicaments qui concurrencent les drogues végétales.
L'observateur curieux, n'hésite pas d'exprimer ses inquiétudes sur l'avenir des plantes médicinales ou en général "la phytothérapie", surtout dans un milieu de concurrence et de tendance de plus en plus à la modernité et à la technologie.
La phytothérapie est classée comme une science archaïque dépassée, qui ne peut jamais subvenir aux besoins modernes de l'humanité. Cependant, on peut dire que la phytothérapie riche en connaissances empiriques, peut constituer un élément de base pour développer le domaine thérapeutique en général.
Pour éclaircir cette idée, on prend l'exemple d'Ochrosia dont autrefois les indigènes des îles Moluques utilisaient ses latex pour soulager certaines tumescences du nez et de la face. Cependant, pour éprouver cette action, les chercheurs ont gaspillé beaucoup de temps et d'effort pour découvrir l'action antimitotique de l'éllipticine, or la première éllipticine a été isolée des ochrosia, d'où on peut dire que la prise en considération des connaissances empiriques peut nous faciliter la tache dans le domaine thérapeutique et nous permettre de gagner beaucoup de temps. Dans ce but GIRRE, (1980) abonde qu'il est indispensable de s'appuie sur l'éthnobotanique, parce qu'elle permet de diriger le travail de chimiste qui à son tour permet de bien connaître les constituants chimiques des plantes et même de trouver des modèles de structure chimique que l'organisme pourra essayer de copier par synthèse ou hemisynthèse ou de modifier pour obtenir éventuellement au meilleur médicament.
LECLERC, (1976) prévoit que le jour est proche où les végétaux supérieurs seront d'aussi précieuse sources d'antibiotiques que les moisissures, et argumente sa prévision par les travaux récents consacrés à la phytothérapie notamment ceux dans les quels
R. PARIS, D. VINCENT, A. SARTORY, A. QUEAUVILLER, P. RICHARD.
Les études éthnobotaniques rassemblent des informations pures où on peut se basé sur elles pour servir la recherche scientifique dans les domaines suivants :
La médecine, la pharmacie, la microbiologie, technologie alimentaire...etc.
Enfin, des recommandations ont été proposé par différents chercheurs pour rentabiliser les espaces en plantes médicinales.
Kheloufi et Djahed, (1999), voient l’indisponibilité de prendre des mesures protectrices de la flore médicinales tel que :
1. arrêter une politique découlent d’une stratégie mûrement ** réfléchie et intégrée dans un plan de rentabilisation et de protection du potentiel végétal à intérêt médical.
2. Réglementer l’exploitation des espèces médicinales.
3. Cartographier les possibilités phytoécologiques en matière de plantes médicinales pour pouvoir actualiser la qualité du potentiel végétal dans le temps et dans l’espace.
4. Evaluer les possibilités réelles d’exploitation (quantification par stade végétatif des possibilités de prélèvements de biomasse verte ou sèche par espèce).