Auteurs: BENCHRIK MADANI et LAKHDARI SAYEH
Est une espèce méditerranéenne vivace qui se présente en touffes denses, toujours très hétérogènes quant à leur forme et leur répartition dans l’espace.
Cette espèce abonde l’ensemble du bassin du Zahrez Gharbi. On l’observe au niveau des sols halomorphes, sur les glacis encroûtés et dans les Terrains de cultures. Cette caractéristique signifie la facilité d’adaptation.
Cette espèce indique la présence de gypse en proportion variable en surface et en profondeur.
Du point de vue valeur pastorale cette dernière présente une valeur moyenne à médiocre.
On peut distinguer deux types de sparte en fonction essentiellement de la profondeur du sol.
Sur glacis à croûte peu profonde, l’espèce se présente en touffes très peu élevées de 20 à 30Cm, et sa structure est nettement agrégative ou par plaques.
Sur les sols profonds(de dépressions par exemple), le sparte est plus élevé(d’une hauteur moyenne de 50Cm mais peut atteindre 80Cm) et plus dense.
La touffe est composée d’une partie vivante verte distincte et d’une partie morte qui s’entasse sur pied en grande quantité.
Les feuilles sont coriaces et adhérentes bien au sol. Elles sont toujours enroulées ce qui leur donne un aspect cylindrique. L’enroulement des touffes, adaptation à la sécheresse connue et décrite par LEMEE (1954), réduit la transpiration dans le cas de Lygeum spartium de 69 à 83% (OPPENHEIMER,1961).
Cet enroulement est permanent chez cette espèce, contrairement à Stipa tenacissima qui peut en particulier sur les versants montagnes et sur sables présenter des limbes ouverts.
1. Système racinaire
Les racines du sparte sont également de type fasciculé, mais ne présentent pas d’orientation particulière dans leur développement. Celui ci reste toutefois à extension latérale. Les racines apparaissent plus épaisses que Stipa tenacissima. Elles présentent un manchon de poils très dense qui agglutinent le sable à l’aide de secrétions mucilagineuses (OPPENHEIMER, 1961).
Cite ce caractère comme une adaptation à la sécheresse et souligne le rôle efficace joué par ce manchon dans la protection des tissus racinaires internes contre la dessiccation.
Comme autre adaptation à la sécheresse, LEMEE (1954), signale la grande hygroscopicité des racines de Lygeum spartium qui, mêmes mortes, peuvent encore absorber l’humidité atmosphérique à raison de 100% de leur poids initial.
Le rhizome rampant, couvert d’écailles dures, jaune – paille et brillantes ; feuilles glaques, coriaces, cylindriques par suite de l’enroulement de leurs bords ; Tiges terminées par une spathe de 3 à 4 Cm enroulés en long et contenant 2 ou 3 fleurs soudées par leurs lemmes et entourées de longs poils soyeux ; paléoles longues, dressées ; un style par fleurs, très long ; pas de glumes. Terrains sableo-argileux ; très commun sur les Hauts-plateaux et l4atlas saharien, pénètre à peine dans le Sahara septentrional Sud. Méditerranéen.
L’une des raisons pour la quelle le sparte n’est pas exploité à des fins industrielles.
Classification
EMB : Phanérogames
Classe : Monocotylédones
Ordre :Glumales
Famille :Graminées
Genre :Lygeum
Espèce : Lygeum spartum
2. Propriétés thérapeutiques et emplois
La plante n’est pas connue dans la flore médicinale consultée.
Usage traditionnel à Djelfa
Usage externe :
En friction, le suc des feuilles est préconisé contre les mycoses du visage.