L’objectif de cette démarche est limpide : démontrer par des repères concrets comment les modes de vie d’autrefois ont façonné notre environnement actuel, tout en renforçant l'attachement et la fierté des habitants pour leur commune.
Bien souvent, la mémoire locale s’efface derrière les habitudes du quotidien. Le parcours met ainsi en lumière ce qui échappe au regard au premier abord :
Des ensembles ruraux préservés, comme la ferme Raimbourg avec sa mare, son pressoir et son double four à pain ;
Des traces oubliées du passé, telles que l’ancienne motte castrale médiévale ou l’antique voie romaine ;
Des figures locales marquantes, à l'image de Placide Alexandre, sans oublier les résistants et aviateurs tombés sur la commune pendant la Seconde Guerre mondiale.
Loin de se limiter à une suite de dates académiques, cette initiative invite à une véritable prise de conscience collective : quel passé et quelle mémoire allons-nous transmettre aux générations futures ?
Pour éviter l'écueil habituel des panneaux surchargés et difficiles à lire au bord des chemins, la conception repose sur une signalétique physique particulièrement épurée et visuelle. Elle s’adapte aux attentes de trois profils bien distincts :
Le passant, qui recherche une information directe, concise et immédiatement compréhensible, sans pollution visuelle ;
Le curieux, qui souhaite approfondir la visite en scannant un QR code menant directement à une page web dédiée ;
L’érudit, qui accède, via ce même support numérique, à des sources d’archives fouillées et complètes.
Ce dispositif de terrain s’intègre dans un écosystème bien plus vaste, destiné à terme à couvrir les 22 communes de l’ancien canton de Clères. Il s'appuie sur des canaux actuels : de courtes capsules vidéo diffusées sur Instagram et Facebook présentées par Élodie Guide local (cumulant près d’un million et demi de vues), ainsi qu'une cinquantaine de podcasts de 5 minutes sur Spotify, conçus avec l'appui de l'intelligence artificielle sous le contrôle rigoureux des bénévoles.
Derrière l'outil numérique, ce projet repose avant tout sur une mobilisation humaine remarquable. Loin d'être délégué à une agence extérieure, ce parcours a été pensé, conçu et fabriqué sur place, par et pour la communauté.
La rédaction de la majeure partie des textes a été assurée par le groupe Histoire et Patrimoine de la commune, animé par Cathy Allais et Françoise Hénaut. Erika Collier a pris en charge la traduction en anglais afin de rendre ce patrimoine accessible aux visiteurs étrangers. Enfin, la réalisation concrète a été rendue possible par l’implication sans faille de la maire Stéphanie Lambard, le soutien de l'équipe municipale et l'installation soignée des panneaux par les agents communaux.
La preuve est désormais faite : l'histoire ne reste pas figée dans les musées, elle vit ici, au coin de nos rues.