Le karma, terme sanskrit signifiant « action », désigne à la fois l’acte accompli et, dans son acception spirituelle, la loi de cause à effet qui relie les actions à leurs conséquences. Cette loi s’inscrit dans un ensemble de lois spirituelles qui régissent l’existence et l’évolution. Présente dans les traditions hindoues, bouddhistes et jaïnes, la notion de karma repose sur l’idée que les pensées, les paroles et les actes engendrent des effets qui influencent l’existence présente et les existences futures, selon le principe de réincarnation.
L’intention initiale joue un rôle déterminant dans la qualité karmique d’une action. Les conséquences seront d’autant plus néfastes qu’une pensée, une parole ou un acte sont motivés par la haine, l’orgueil, l’égoïsme, la rivalité ou la recherche de reconnaissance, ou qu’ils entrent en contradiction avec les lois spirituelles, même si l’action elle-même semble positive. À l’inverse, une action dont l’apparence semble négative peut répondre à une intention bénéfique. L’évaluation karmique ne se réduit donc ni à l’apparence de l’acte ni à son résultat immédiat : elle prend en compte sa motivation et sa portée, ainsi que sa conformité aux lois spirituelles.
Le karma peut être envisagé à différents niveaux : individuel, familial, national et mondial. À l’échelle collective, il représente l’ensemble des causes que l’humanité, les groupes et les individus ont initiées, entretenues, approuvées ou laissées sans réponse au fil du temps. Il englobe les actions accomplies, mais aussi les responsabilités auxquelles un être ou un groupe a manqué. Certaines de ces causes peuvent remonter à des incarnations antérieures.
On ne peut évoquer le karma sans parler du dharma. Cette notion désigne, dans les traditions indiennes, le devoir, la conduite juste ou la voie conforme à l’ordre moral et spirituel. Dans une approche ésotérique, le dharma renvoie à une orientation de l’existence en accord avec les lois spirituelles, tandis que le karma désigne les conséquences des causes engagées. Se conformer au dharma contribue à éviter de créer du karma négatif. Le lien entre ces deux notions invite à considérer non seulement les effets de nos actions, mais aussi les principes qui guident notre manière d’agir.
Comprendre le karma implique de considérer les causes, leurs interactions et leurs conséquences, sans attribuer automatiquement chaque événement heureux ou douloureux à une faute ou à un mérite individuel.
Enfin, le karma peut être envisagé comme un processus d’apprentissage et de transformation. La prise de conscience des motivations, la rectification des comportements et l’orientation des actions vers le bien commun contribuent à modifier les causes que nous engendrons. Dans cette perspective, l’être humain participe à la construction de son devenir par ses choix.
Il est toutefois essentiel de considérer que chaque être humain est également lié au karma collectif de sa famille, de sa nation ou de ses groupes d’appartenance. Ce karma collectif influence son parcours, tandis que ses propres pensées, paroles et actions contribuent en retour à entretenir ou à transformer les dynamiques karmiques collectives.
En synthèse, le karma désigne à la fois les causes engendrées par les actions, les intentions et les omissions, et la loi selon laquelle ces causes produisent des effets. Il relie la conduite présente à ses conséquences, dans une dynamique qui, selon les traditions considérées, peut s’étendre à plusieurs incarnations et participer à l’évolution de la conscience.
Précision terminologique : le karma n’est pas synonyme de karma négatif. Il désigne le principe général de causalité, tandis que les expressions « karma positif » et « karma négatif » distinguent conventionnellement les effets associés aux causes bénéfiques ou nuisibles. Les traditions ne classent toutefois pas toutes le karma de manière identique.
Le karma désigne ainsi le lien entre les actes et leurs conséquences. Inscrit dans les grandes Lois spirituelles, personne ne peut y échapper. Pour autant, le karma peut être résolu de différentes façons : par la prière et le repentir, par le paiement des dettes du passé, par un plus juste alignement avec les grandes Lois spirituelles.
La prière et le repentir
La prière est une forme de paiement. Selon Omraam Mikhaël Aïvanhov, elle engage « tout ce qui est le meilleur » du cœur, de l’âme et de l’esprit. Elle s’accompagne du repentir, reconnaissance sincère de ses fautes, et de la promesse de les réparer par de bonnes actions.
Ce repentir n’a de valeur que s’il traduit une compréhension réelle. Le Ciel ne cherche pas à écraser l’être humain : il attend qu’il devienne plus conscient et plus sage. Les épreuves ont une fonction pédagogique ; lorsque la leçon est comprise sans qu’il soit nécessaire de les subir toutes, elles peuvent être allégées. Celui qui s’obstine, en revanche, continue de recevoir ce dont il a besoin pour apprendre.
Le paiement des dettes du passé
Choisir la voie du bien et de la lumière transforme d’abord l’être intérieur ; les circonstances extérieures évoluent plus lentement. C’est une illusion de croire qu’en choisissant la voie du bien, tout va devenir immédiatement plus simple et facile. Une incarnation demande de régler les comptes. Elle peut donc comporter des souffrances liées au karma accumulé et aux dettes karmiques à acquitter. La liberté vient une fois ces obligations honnêtement remplies. En outre, les épreuves rencontrées servent à développer des qualités et des capacités qui pourront faire partie des outils à disposition de l’individu pour manifester son Plan d’âme.
Cette perspective invite à accueillir les difficultés avec confiance, comme des étapes de leur parcours, tout en poursuivant la construction de l’avenir.
Ce règlement passe aussi par l’action : réparer, aider, servir. Se retrancher derrière la formule « c’est son karma » pour demeurer indifférent à la souffrance d’autrui détourne la loi au profit de l’égoïsme et engendre de nouvelles causes douloureuses. Porter assistance à son prochain est une manière juste d’agir au sein du karma collectif.
Un plus juste alignement avec les Lois spirituelles
Au-delà du passé, la libération dépend de la qualité des causes engendrées maintenant. À chaque instant, l’être humain détermine son avenir en choisissant la lumière ou les ténèbres. Ce mécanisme peut être comparé à l’action d’un aiguilleur : un levier actionné, et le train change de rail, bien avant que le paysage ne se transforme. Chaque choix est enregistré ; pour façonner durablement une destinée, l’orientation doit être maintenue sans défaillance.
Cet alignement exclut la recherche du seul intérêt personnel. Tout ce qui contrevient à l’ordre universel et à l’intérêt de l’ensemble finit par se retourner contre son auteur, car nul n’agit seul.
L’alignement avec les Lois spirituelles peut alors passer par le fait de prendre quelques minutes plusieurs fois par jour, pour s’harmoniser avec les puissances lumineuses de l’univers. Cet acte en apparence simple met l’individu en relation avec des entités prêtes à assister et à soutenir.
Ce travail rejoint le dharma évoqué plus haut : une conduite conforme à l’ordre spirituel engendre moins de causes négatives, et le karma se dénoue d’autant.
En outre, l’étude même des Lois spirituelles et la décision active de s’y conformer le plus possible constituent l’un des leviers d’évolution les plus puissants. En comprenant comment fonctionne notre univers sur le plan spirituel et en connaissant les mécanismes par lesquels nos actes créent du karma aide à éviter d’en accumuler.
En synthèse
Améliorer et libérer son karma passe donc par plusieurs voies : la prière, le repentir et la réparation ; l’acquittement lucide des dettes ; l’attention portée à la souffrance d’autrui ; l’étude et l’application des Lois spirituelles ; l’orientation de chaque pensée, chaque parole et chaque acte vers la lumière. La libération est l’aboutissement d’un apprentissage : celui d’une conscience devenue capable d’agir en accord avec les Lois spirituelles.
La Loi du Karma, dans la mesure où elle affecte le principe de réincarnation, se présente sous les trois aspects de Dettes Karmiques, de Nécessités Karmiques, et de Transformation Karmique.
1. La Loi des Dettes Karmiques régit la vie dans les trois mondes de l'évolution humaine et prend définitivement fin à la quatrième initiation.
2. La Loi des Nécessités Karmiques régit la vie des disciples évolués et des initiés depuis l'époque de la deuxième initiation jusqu'à une certaine initiation plus élevée que la quatrième. Ces initiations leur permettent d'aborder le Chemin de l'Evolution Supérieure.
3. La Loi de Transformation Karmique est une expression mystérieuse régissant les processus à subir sur le Chemin Supérieur. Ceux-ci rendent l'initié apte à s'évader complètement du plan physique cosmique et à fonctionner sur le plan mental cosmique. Ils concernent la possibilité de rendre des êtres, tels que Sanat Kumara et Ses Associés de la Chambre du Conseil à Shamballa, libres de la contrainte du désir cosmique lequel se manifeste sur notre plan physique cosmique sous l'aspect de volonté spirituelle.
Guérison Esotérique p 318-319.
Le karma peut prendre effet au cours de la même incarnation ou d’une incarnation à la précédente.
Quand un individu commence la descente sur l’arc involutif, c’est-à-dire quand il est en conscience de masse, le karma est faible. Ceci car le mental n’étant pas développé, l’individu est comme un enfant inconscient de ses actes. Il ne possède pas les notions de bien et de mal. Au fur et à mesure qu’il poursuit ses incarnations et qu’il passe par diverses expériences, il construit son corps émotionnel puis son corps mental, accumulant par la même du karma.
Entre deux incarnations, le bilan est dressé puis l’individu revient en incarnation poussé par son karma. Lorsque l’individu devient un aspirant, il commence à épurer son karma, à s'en libérer. Cette libération sera effective au moment de la 4ème initiation. Par l’accomplissement du devoir sous la forme du service, le disciple comprend la nature de la Loi de Cause à effet et cesse donc de se créer du karma.
Toute l’histoire du karma est contenue dans les signes de la Balance et du Capricorne gouvernés par Saturne R3, la planète du karma et de l’intelligence créatrice.
Dans certaines limites, l'homme est véritablement "l'artisan de sa destinée", et peut entreprendre une action qui produira des effets dont il reconnaîtra qu'ils dépendent de son activité dans tel ou tel domaine. Il répète, sur une échelle miniature, ce que fait le Logos sur une échelle plus vaste ; il devient donc ainsi l'arbitre de sa destinée, le producteur de son propre drame, l'architecte de sa propre maison et l'instigateur de ses propres affaires. Bien qu'il soit le point de rencontre de forces sur lesquelles il n'a aucun contrôle, il peut cependant utiliser ces forces, les circonstances et l'environnement et, s'il le désire, les faire servir ses propres fins.
Traité sur le Feu Cosmique p 678.
Sur le Sentier, l'homme est englobé dans le karma du groupe qu'il a choisi dans son karma individuel, et dans le karma de ceux avec lesquels il a cherché à s'associer à cause de leur communauté de dessein spirituel. (…)
Plus tard encore, on est confronté avec le karma dans les trois mondes ; on en triomphe et on le dénie. Simultanément, l'individu ajoute au karma qu'il a déjà expérimenté celui qui se rapporte à la mise en branle de causes provenant de ses efforts pour servir le monde. L'homme partage alors la responsabilité karmique de la Hiérarchie elle-même.
Il faut ajouter les stades ci-dessous au Karma de Rétribution bien connu, avec lequel les disciples sont déjà familiers :
1. Karma collectif élémentaire de l'homme primitif.
2. Karma individuel de l'homme conscient de sa propre évolution.
3. Karma relié à la vie de disciple.
4. Karma hiérarchique.
Il faudrait encore y ajouter le karma national et racial, ainsi que le karma d'éducation que tous les disciples attirent sur eux lorsqu'ils cherchent à entrer dans un Ashram pour se préparer aux initiations.
Il existe également un Karma de Récompense, s'opposant à celui de Rétribution. On oublie fréquemment ce type de karma, mais on le connaîtra mieux dans le prochain cycle mondial. L'humanité s'est débarrassée de beaucoup de mauvais karma. Quant au karma basé sur des causes dont l'initiative ne sera prise que plus tard, il n'engendrera pas d'effets aussi désastreux que celui du passé. En dépit de ce que pensent les hommes, tout karma n'est pas mauvais. Il est nécessaire qu'une grande partie en soit punitive et attristante en raison de l'ignorance de l'humanité et de son stade inférieur de développement.
Lorsque la rétribution karmique devient sévère et terrible, comme dans le cas de la guerre mondiale, elle dénote que l'humanité en est arrivée à un point où les conséquences peuvent en être réparties dans une large mesure et avec justice.
Le karma ne comporte que très peu de souffrances lorsqu'il est dû à l'ignorance conduisant à l'irresponsabilité et à un manque total de réflexion. Le sens de véritable culpabilité n'est alors guère attaché aux événements. Il peut exister des conditions infortunées et des circonstances affligeantes, mais l'aptitude à y réagir par une souffrance proportionnée fait défaut. Il faudrait se le rappeler.
(…)
Le karma se manifeste dans les courants d'énergie et de substance primordiale qui affluent dans le monde créé, y compris les trois mondes inférieurs où travaillent les Pitris lunaires et les essences élémentales de toutes les formes. Ce karma primordial, si l'on peut ainsi l'appeler, contribue à l'existence des maladies. Dans les livres antiques auxquels les Maîtres ont accès, il est dit que le monde est construit d'une substance déjà souillée par le karma d'un système solaire antérieur.
Il est évident que les courants de force émanant des Seigneurs des Sept Rayons sont colorés, donc "infectés" – si je peux me permettre un tel mot – par les limitations de ces mêmes Grands Etres. De notre point de vue, Ils sont des Dieux, mais en réalité des Dieux en formation, bien qu'ils soient plus proches de la divinité solaire que les êtres humains les plus évolués ne sont proches de la divinité planétaire. Ils sont les "Dieux imparfaits" dont parle La Doctrine Secrète, et sont les Logos planétaires des planètes sacrées et non sacrées. Si les grandes Vies qui animent les planètes à l'intérieur de notre système solaire sont imparfaites, il faut bien que l'effet de cette imperfection se fasse sentir dans Leurs créations planétaires, qui sont Leurs corps de manifestation. Cela y introduit une condition karmique sur laquelle les êtres humains individuels ne possèdent absolument aucun contrôle, mais au sein de laquelle ils se meuvent et à laquelle ils participent.
Guérison Esotérique p 228-230.
Le résultat des 10 actes négatifs
"Chacun des dix actes négatifs a quatre effets:
Le plein effet
L'effet conforme-à-la-cause
L'effet conditionnant
L'effet proliférant
LE PLEIN EFFET.
L'un quelconque des dix actes négatifs que nous commettons par colère nous fait renaître dans un des enfers; si c'est par désir, nous renaissons dans les prétas et si c'est par ignorance, chez les animaux. Nous devons ensuite subir les souffrances respectives de ces mondes inférieurs.
On peut aussi dire qu'une longue accumulation d'actes motivés par le désir, la colère ou l'ignorance extrêmes fait renaître dans un enfer. Si cette impulsion est moins forte on devient préta, et si elle est faible on devient animal.
L'EFFET CONFORME A LA CAUSE.
Que nous soyons libérés des mondes inférieurs où nous avait propulsé le plein effet de nos actes et jouissions d'une existence humaine, ou que nous soyons encore dans les mondes inférieurs, il nous faut subir différentes souffrances correspondant aux actes qui avaient causé notre renaissance inférieure. On distingue deux effets conformes-à-la-cause : un effet actif et un effet passif.
L'effet actif consiste à commettre à nouveau des méfaits semblables.
Si nous avons tué autrefois, nous aimons encore tuer. Si nous avons volé, nous aimons encore voler, et ainsi de suite. Ceci explique pourquoi certains, dès leur enfance, détruisent tous les insectes qu'ils rencontrent; cette joie de tuer correspond à des actes similaires commis dans le passé. Les humains, par la force de leurs actes passés, agissent dès leur plus jeune âge de façons différentes. Certains aiment tuer ou voler, alors que d'autres répugnent à agir de la sorte et au contraire prennent plaisir à faire le bien. Ces tendances sont des reliquats de karma passé ou, en d'autres termes, des effets conformes-à-la-cause."
Il y a deux effets passifs pour chacun des actes négatifs.
Si nous avons tué dans le passé, notre vie présente sera courte et nous aurons quantité de maladies.
Si nous avons volé, nous serons pauvres. Si nous avons quelque peu de richesses, elles seront saisies, volées, nous serons forcés de les partager avec ennemis et rivaux.
L'effet-conforme-à-la-cause de la calomnie nous vaudra un entourage et des employés qui ne s'entendent pas et nous agressent.
Si nous avons prononcé des paroles violentes, nous entendrons constamment des propos désagréables et ce que nous dirons sera source de querelles. Les paroles violentes sont, en règle générale, le plus grave des quatre actes négatifs de la parole.
Faire surgir la haine dans l'esprit d'un autre ou, pire encore, prononcer une parole malveillante à l'encontre d'un être exceptionnel nous enchaîne pour de nombreux kalpas dans les mondes inférieurs."
Le Chemin de la Grande Perfection. PATRUL RINPOCHE.
Le karma est de trois sortes :
1. Sanchita karma
2. Prarabdha karma
3. Agami karma
"Sanchita karma comprend tous les mérites et démérites accumulés dans la précédente et toutes les vies antérieures. La partie de Sanchita karma destinée à influencer la vie humaine dans une incarnation donnée ou la présente, s'appelle Prarabaha. La troisième sorte de karma est le résultat des mérites ou démérites des actes présents. Agami s'étend à toutes vos paroles, vos pensées, vos actes. Ce que vous pensez, ce que vous dites, ce que vous faites, ainsi que les résultats de vos pensées, paroles et actes, sur vous-mêmes, et sur ceux que cela peut affecter, tombe dans la catégorie du karma présent, qui ne manquera pas de faire pencher la balance de votre vie vers le bien ou le mal dans votre futur développement".
The Theosophist. Vol. X p 235.
Le karma (ou action) est de quatre sortes, se présentant à nous comme suit :
1. Le type d'activité qui se rapporte au mal, qui est méchante et dépravée. Celle ci est appelée noire. Ce genre d'action est le produit de la plus profonde ignorance, de la matérialité la plus dense ou d'un choix délibéré. Lorsqu'elle est le résultat de l'ignorance, le développement de la connaissance suscitera graduellement un état de conscience qui ne connaît plus ce type de karma. Dans le cas où la matérialité dense produit ce que nous nommons l'action erronée, le développement graduel de la conscience spirituelle changera les ténèbres en lumière et le karma sera, là aussi, écarté. Cependant, lorsqu'il est le résultat d'un choix délibéré ou d'une préférence pour l'action erronée en dépit de la connaissance et au mépris de la voix de la nature spirituelle, ce type de karma conduit alors à ce que l'occultiste oriental nommait "avitchi", ou la huitième sphère, terme synonyme de l'idée chrétienne se rapportant à l'état consistant à être une âme perdue. Ces cas sont cependant extrêmement rares ; ils concernent le sentier de gauche et la pratique de la magie noire. Bien que cette condition implique une rupture avec le principe supérieur (entre l'esprit pur et ses deux expressions, l'âme et le corps, ou ses six principes inférieurs), la vie cependant demeure et, après la destruction de l'âme en avitchi, un autre cycle de devenir se présente à nouveau.
2. Le type d'une activité qui n'est ni bonne ni mauvaise et qu'on qualifie de noire et blanche. Elle concerne l'activité karmique de l'homme moyen, que dominent les couples de contraires et dont la vie expérimentale est caractérisée par des oscillations d'avant en arrière entre ce qui est bon, inoffensif et résultant de l'amour, et ce qui est dur, malfaisant et résultant de la haine. Vyasa dit :
"Le noir et blanc est le produit de moyens extérieurs car, dans ce cas, le véhicule des actions croît par la souffrance causée à autrui ou de l'action bienveillante à son égard."
Il est donc clair que la croissance de l'unité humaine et l'ensemble de ses accomplissements, dépendent de son attitude à l'égard d'autrui et de l'action qu'elle exerce sur eux. C'est ainsi que se produit le retour à la conscience de groupe et que le karma est ou constitué ou liquidé. C'est ainsi également que les oscillations du pendule entre ces couples de contraires se régularisent graduellement, jusqu'au moment où, le point d'équilibre étant atteint, l'homme agit correctement en vertu de la loi d'amour de l'âme, prend d'en haut les leviers de commande et n'est plus soumis aux oscillations vers la droite ou la gauche, au gré de l'attraction qu'exerce sur lui le bon ou le mauvais désir.
3. Le type d'activité appelée activité blanche ; c'est le type de la pensée et du travail vivants, que pratiquent l'aspirant et le disciple. Elle caractérise le stade qui, sur le Sentier, précède la libération. Vyasa l'explique comme suit :
"Le blanc est le fait de ceux qui recourent aux moyens d'amélioration, d'étude et de méditation. Ceci, dépendant uniquement du mental et non de moyens extérieurs, ne résulte donc pas d'un tort causé à autrui."
Il est maintenant évident que ces trois types de karma se rapportent directement :
a. Au plan de la matérialité Le plan physique.
b. Au plan des couples de contraires Le plan astral.
c. Au plan de la pensée concentrée Le plan mental.
Ceux dont le karma est blanc sont ceux qui, ayant progressé dans la réalisation de l'équilibre des couples de contraires, sont maintenant engagés en un processus conscient et intelligent de leur propre être, pour s'émanciper hors des trois mondes. Ils y arrivent par :
a. L'étude, ou le développement mental, étayé sur leur estimation de la loi d'évolution et la compréhension de la nature de la conscience ainsi que de sa relation avec la matière d'une part et avec l'esprit d'autre part.
b. La méditation ou contrôle du mental, et par là, la création du mécanisme qui restitue à l'âme la maîtrise des véhicules inférieurs et rend possible la révélation du domaine de l'âme.
c. La non-offense. Aucun mot, aucune pensée ou action ne cause du tort à une forme quelconque à travers laquelle s'exprime la vie de Dieu.
d. Le dernier type de karma est décrit comme n'étant ni noir ni blanc. Aucun karma d'aucune sorte n'est engendré ; aucun effet n'est mis en jeu par des causes déclenchées par le yogi et pouvant servir à le retenir du côté forme de la manifestation. Agissant, comme il le fait, du point de vue du non-attachement, ne désirant rien pour lui-même, son karma est nul, et de ses actes, ne résultent pour lui aucun effet.
La Lumière de l’Ame p 323-325.
Le KARMA est imposé à l'âme de l'entité par le moyen de la matière ou substance (qui est colorée par lui) et que cette matière ou substance est intelligente, et composée d'essence dévique.
Karma Cosmique – Imposé au Logos solaire à partir de l'espace extra-systémique.
Karma Systémique – La réalisation par le Logos d'effets engendrés dans des Kalpas antérieurs et qui influencent son corps actuel.
Karma Planétaire – Le karma individuel d'un Homme Céleste qui est aussi différent de celui d'un autre Homme Céleste que le karma des différents membres de la famille humaine.
Karma de Globe – La destinée individuelle de l'entité qui est un centre du corps de la Vie animant une chaîne.
Les cinq existences énumérées ci-dessus, qui sont assujetties au karma, sont toutes des Seigneurs solaires de Lumière. Bien des kalpas se sont écoulés depuis qu'ils ont atteint l'intelligence et sont passés par le règne humain.
Karma de Plan – Il est inextricablement mêlé au karma du Logos planétaire et à celui du Seigneur Raja ; il dépend de l'interaction entre ces deux pôles opposés – l'aspect masculin et l'aspect féminin du Divin Hermaphrodite.
Karma de sous-plan – C'est la destinée de certaines entités mineures, se manifestant par ces sous-plans.
Dans ces deux types de karma, nous avons ce que l'on pourrait appeler le "Karma des Hiérarchies" tel qu'il est apparu depuis la manifestation du système solaire. C'est le résultat du passé du système, et pas tellement le résultat d'effets engendrés dans des systèmes solaires antérieurs.
Karma d'une Chaîne – Il est lié à la vie et à l'expérience de l'entité qui est l'âme de la chaîne, et un centre du corps de l'Homme Céleste – de la même manière qu'un Homme Céleste dans son schéma est un centre du corps du Logos solaire.
Karma des règnes de la nature, tels que nous les connaissons sur notre planète :
a. Le règne minéral.
b. Le règne végétal.
c. Le règne animal.
C'est nécessairement le karma des différents Seigneurs lunaires qui sont l'âme de ces règnes, et qui exécutent leurs desseins par leur intermédiaire. Notons que nous avons examiné le karma cosmique, solaire et lunaire. C'est dans ce dernier que réside le mystère de la Lune et de sa place dans le schéma planétaire.
Karma de la Hiérarchie Humaine, dans ses sept groupes, et karma des monades individuelles. Ceci est à lui seul un sujet vaste et complexe, qui peut être divisé, pour le cycle particulier du globe Terre, en :
a. Karma mondial (les sept races-racines).
b. Karma racial, ou destinée et dessein de chaque race-racine.
c. Karma de sous-race, car chaque sous-race doit exécuter sa propre destinée.
e. Karma familial.
f. Karma individuel.
Toutes ces différentes sortes de karma sont mêlées et interdépendantes, de façon inconcevable et inextricable pour l'homme ; même les adeptes ne peuvent démêler ce mystère au-delà des groupes qui leur sont affiliés, tandis que les Chohans des degrés supérieurs travaillent avec le karma de groupes plus importants (qui sont des agrégats de groupes mineurs).
d. Karma national.
Traité sur le Feu Cosmique p 397 à 400.
Celui-ci sait que chaque événement de cette vie est l'effet d'une cause antérieure, engendrée par lui-même en une précédente incarnation. Il sait aussi que chaque acte de la vie actuelle doit produire un effet (qui s'élaborera en une autre vie), à moins que cet acte ne soit accompli de telle sorte que :
1. L'effet soit immédiat et atteigne sa plus grande acuité au cours du laps de temps constitué par la vie présente.
2. L'effet ne comporte pas de karma, l'acte ayant été accompli en vertu d'un motif désintéressé, et mené à bien dans un complet détachement. L'effet désiré est alors produit conformément à la loi, mais n'entraîne pas de conséquences pour le soi personnel.
La Lumière de l’Ame p 241.
Chaque lien qu'on noue sur terre ne signifie pas forcément qu'on reconnaisse un lien de l'âme. Nous établissons de nouveaux liens et nous instaurons de nouvelles lignes de karma et de dharma. Une des premières choses qu'un disciple doit apprendre est d'être capable d'estimer justement l'âge relatif de l'âme de ceux auxquels il s'associe. Il découvre bien vite que cet âge varie. Il apprend à reconnaître ceux dont la sagesse et la connaissance dépassent les siennes, à coopérer avec ceux se trouvant avec lui sur le Sentier et à travailler pour ceux qu'il peut aider mais dont l'état d'évolution n'est pas égal au sien. Le schéma ordonné de sa vie peut alors prendre des formes bien définies et il peut commencer à travailler avec intelligence.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 362.
… lorsqu'une relation karmique a été reconnue sur le plan physique et que les mesures nécessaires ont été prises, deux possibilités se présentent selon que le karma impliqué était temporaire ou la relation durable. L'une des possibilités est qu'il se crée une identification spirituelle et que la relation ne puisse jamais être rompue, l'autre, que les liens se dissolvent d'une manière entièrement correcte par la cessation de la relation pour l'éternité. Ces périodes de décision et de rajustement sont des plus difficiles, mais, assez curieusement, quand le disciple a une attitude intérieure correcte (même s'il est dérouté), c'est rarement lui qui prend la décision. La vie, les circonstances, les événements ou les personnes résolvent la situation et – en prenant appui sur son âme – le disciple demeure ferme jusqu'à ce que le problème ou la relation disparaisse.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. II p 530.
Dharma signifie littéralement l'accomplissement convenable de nos obligations (ou karma), dans le lieu, l'entourage et le milieu où le sort nous a placés. Certains facteurs déterminants de la conduite doivent être observés et aucune latitude n'est laissée à cet égard, quels que soient la nationalité que l'on a, la localité où l'on se trouve, l'âge que l'on peut avoir, ou les circonstances qui peuvent survenir.
La Lumière de l’Ame p 166.
... je voudrais souligner en même temps que l'attitude de nombreux étudiants qui participent [16@444] eux-mêmes inévitablement au déroulement des événements mondiaux, et qui pensent que parce que "telle est la Loi, tel est le Karma des peuples et des nations, et telle est leur destinée prédéterminée", est loin d'être juste. Ils croient – quelquefois sincèrement – que tout ce qu'il faut faire est simplement d'attendre les événements tels qu'ils se produiront et de permettre ainsi au karma et à la destinée de s'accomplir d'eux-mêmes. Alors, et seulement alors, tout sera bien. Mais ils oublient que le karma s'accomplit proportionnellement à la forme sur laquelle il agit et que là où se trouve une condition statique et une attitude d'attente paisible, le processus karmique se déroule lentement ; il s'ensuit que la vie à l'intérieur de la forme se trouve privée de l'expérience de l'éveil forcé qui était nécessaire ; il s'en suit inévitablement une répétition du processus jusqu'à ce que l'heure vienne où une réponse active est évoquée. Ceci conduit à un raidissement contre les apparentes exigences karmiques et provoque la libération. C'est seulement par la résistance au mal (dans cette période mondiale et pendant ce kali-yuga, comme les instructeurs orientaux l'appellent, c'est une attitude fondamentale) que le karma peut être épuisé. La loi de la matière gouverne encore les trois mondes de l'expérience humaine et le "feu par friction" doit brûler ce qui voile le rayonnement croissant du feu solaire. C'est la reconnaissance du "feu solaire" tel qu'il apparaît, au travers d'un idéalisme transcendant et lumineux, à l'idéaliste borné, et son refus simultané de collaborer durant cette période de nécessité karmique qui prolongent la situation difficile et cruelle et qui ont pour effet de le plonger dans un mirage trompeur et épais. La vision simpliste des problèmes mondiaux qui consiste à tout ramener à l'équation matérielle provient de l'acceptation d'un dualisme essentiel à l'arrière-plan du film des événements mondiaux. Je recommande cette pensée à tous les étudiants, en leur suggérant de fonder leur optimisme sur une vision à longue échéance, confirmée par les Cieux et corroborée par l'activité des étoiles, et par-là d'acquérir la certitude de la fin de la tragique situation actuelle.
Traité sur les 7 Rayons Vol. III.
Pensées-semences sur le dharma, le devoir et la notion de responsabilité :
Prenez dix minutes, deux fois par jour, pour réfléchir profondément à l'un des thèmes ci-dessous, en les envisageant de deux manières : l'interprétation individuelle et l'interprétation concernant l'humanité dans son ensemble. Si vous voulez bien le faire régulièrement vous construirez le pont entre la partie et le tout.
a. Le dharma de l'individu dans son foyer.
b. Le devoir de l'individu dans le groupe.
c. L'obligation de l'individu envers l'humanité.
d. La responsabilité de l'individu envers la vie.
e. La réaction de l'individu face au karma, personnel et humain.
f. La relation de l'individu à la Hiérarchie.
Vous avez là six mois de travail de méditation. Cela impliquera la relation pratique de l'homme avec le karma, de la vie individuelle avec la vie de masse qui le pénètre et aussi avec la vie qui apporte la vie au groupe, qui s'exprime dans les nations et dans l'humanité tout entière.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. II p 696.
(…) les animaux ne sont pas tenus pour responsables ; bien qu'ils souffrent sur le plan physique et dans leurs véhicules physiques, sur les plans plus subtils ils sont exempts de karma, car ils n'ont ni mémoire, ni anticipation, il leur manque la faculté de corrélation et comme l'étincelle du mental n'existe pas, ils ne sont pas soumis à la loi de rétribution, excepté dans leur corps physique. La raison de la souffrance du règne animal est cachée dans le mystère du péché des "sans-mental", dans cette terrible période dont parle la Doctrine Secrète, qui produisit tant d'avortements et d'anomalies de toutes sortes. Si cette période n'avait pas existé et si ce type particulier de "déviation du dessein" n'avait pas eu lieu, nous n'aurions pas actuellement la terrible relation karmique existant entre le troisième et le quatrième règne.
L'effet de la vie et de la persistance d'une forme-pensée, s'il est maléfique ou destructeur, se traduit en "mauvais karma" ; s'il est bénéfique, en "bon karma" pour le groupe dont le créateur fait partie. C'est ainsi qu'il faut entendre le fait qu'aucun karma ne s'attache à l'exécution d'une action bonne et altruiste.
Traité sur le Feu Cosmique p 477-478.