Dans les ouvrages d’Alice Bailey, un symbole est défini comme une forme objective qui voile, concrétise et rend perceptible une idée, une pensée ou une vérité qui lui est intérieure. Toute forme peut ainsi être considérée comme un symbole : elle constitue le signe visible d’une réalité plus profonde et, dans le cas de la manifestation divine, l’expression tangible d’une idée ou d’un concept divin.
Le symbole est donc une idée concrétisée, l’élaboration d’une vie ou d’une réalité dans l’existence objective. Il établit un lien entre ce qui est abstrait et ce qui peut être perçu, compris ou expérimenté dans les trois mondes de l’évolution humaine. Les impressions reçues doivent nécessairement être traduites en symboles, en formes verbales ou en représentations imagées afin de devenir accessibles à la conscience cérébrale et de permettre la compréhension des idées abstraites.
Les symboles sont ainsi les formes extérieures et visibles de réalités spirituelles intérieures. Leur fonction n’est cependant pas de se substituer à ce qu’ils expriment : ils constituent un voile qu’il appartient à la conscience de pénétrer. Apprendre à voir les symboles consiste donc à reconnaître, derrière la forme extérieure, l’idée, la qualité, la réalité ou le principe qu’elle cherche à exprimer.
Dans cette perspective, toute forme de la manifestation peut être considérée comme symbolique. Le monde objectif lui-même apparaît comme le signe visible, à différents stades de l’évolution, du Dessein de la Divinité créatrice. L’être humain est lui-même un symbole : sa nature extérieure constitue l’expression d’une idée divine intérieure. Le processus évolutif conduit alors à perfectionner progressivement la forme afin qu’elle devienne un instrument d’expression plus adéquat de cette réalité intérieure.
Le symbole possède également une dimension dynamique. Les formes géométriques telles que le point, la ligne, le triangle, le carré, la croix ou le pentagone ne sont pas de simples figures : elles entretiennent une connexion avec certaines lignes de force qui ont déterminé le processus évolutif. Elles incarnent ainsi des concepts liés aux différents stades de développement de la conscience humaine et aux civilisations successives.
Enfin, le symbole n’est pas porteur d’une signification absolument fixe. Une même forme peut transmettre une signification particulière à chaque être humain. L’interprétation véritable demande donc de maintenir un équilibre entre la forme et le concept, l’expression et la qualité, le signe et la signification. L’excès d’intérêt pour la forme peut conduire à une compréhension purement intellectuelle et théorique, tandis que le désintérêt pour les symboles traduit une difficulté à percevoir la signification cachée derrière les formes de la vie.
Le véritable travail de lecture symbolique consiste ainsi à passer de la forme à la signification, puis de la signification à la réalité intérieure qu’elle révèle. La faculté de découvrir cette réalité derrière toute forme est, selon Alice Bailey, un signe d’éveil de l’intuition.
Références : La Lumière de l’Âme, p. 184-185 et p. 226 ; La Télépathie et le Corps Éthérique, p. 112 ; Traité sur les Sept Rayons, vol. II, p. 465-466 et vol. V, p. 229-230 ; L’État de Disciple dans le Nouvel Âge, vol. I, p. 330 ; Le Mirage, problème mondial, p. 4 et p. 9.
Le symbole exprimant la porte de l'évolution est le croissant de lune ; celui du processus d'évolution est – lorsqu'il concerne la vie physique de l'homme – la lune montante et descendante – symbole du désir grandissant puis du désir qui disparaît. Le symbole du monde de l'âme est la Lumière, la lumière qui brille sur les chemins des hommes interprétant les événements et apportant la révélation. Le symbole du monde de la médiation est la Croix qui tourne, tandis que le symbole du monde du dessein est double : l'étoile à cinq branches puis le cœur radieux du Soleil. Rappelez-vous que, lorsque nous parlons ou pensons par symboles, nous plaçons quelque chose entre nous-mêmes et la réalité – quelque chose qui protège, interprète et a aussi une signification, mais quelque chose néanmoins qui voile et cache. Après la cinquième initiation, tous les voiles sont déchirés et rien ne s'interpose plus entre l'initié et l'Existence Essentielle.
Traité sur les 7 Rayons Vol. V p 143.
Un symbole est le signe extérieur et visible d'une réalité intérieure et spirituelle dont l'expression se poursuit sur le plan physique par la force de la vie intérieure incorporée. Un emblème est une forme conçue par l'homme pour traduire un concept créé par lui et incorporant, pour lui, la vérité telle qu'il la conçoit et la comprend. Un symbole est toujours plus grand dans ce qu'il implique, qu'un emblème.
La Destinée des Nations p 113.
Il existe trois niveaux d'interprétation pour un symbole : exotérique, subjectif et spirituel.
Le niveau exotérique est celui de la forme manifestée. Il concerne l’apparence objective du symbole, ses lignes, ses formes, ses nombres, ses couleurs et la manière dont ses différentes parties s’organisent et se rapportent entre elles. Cette forme donne une première indication de l’idée ou du concept qu’elle exprime, tout en constituant nécessairement une limitation de cette idée : la réalité qu’elle cherche à manifester est toujours plus vaste et plus complète que la forme qui lui sert de véhicule.
Le niveau subjectif conduit au-delà de la forme, vers l’idée sous-jacente. Toute manifestation possède une idée qui lui donne sa raison d’être et que la forme vient concrétiser. L’étude du symbole amène ainsi progressivement l’étudiant à rechercher ce que la forme voile, puis à reconnaître que toute forme est elle-même le voile d’une réalité intérieure. Il passe alors de l’observation de l’objet à la compréhension de sa signification.
Au-delà de cette signification se trouve le niveau spirituel : le dessein qui a inspiré l’idée et provoqué sa manifestation. Le symbole devient alors l’expression d’une énergie ou d’une intention dynamique plus profonde. La lecture symbolique ne consiste donc pas seulement à découvrir ce que représente une forme, mais à pénétrer jusqu’à la raison profonde de son existence et à sa place dans un plan de manifestation ordonné.
L’étude véritable du symbole suit ainsi une progression. Elle commence par l’investigation de sa forme extérieure, se poursuit par la perception de sa qualité et de l’effet qu’elle produit sur la nature sensible, puis conduit à la considération conceptuelle de l’idée qu’il exprime. Vient ensuite la reconnaissance synthétique de son dessein et de son intention unifiée. Le dernier stade consiste à s’identifier à sa qualité et à son dessein, tels qu’ils sont éclairés par le mental dans la lumière.
Cette approche demande donc de ne pas s’arrêter à une interprétation purement intellectuelle. Après l’étude de la forme, l’étudiant observe également les sentiments, les aspirations, les rêves et les réactions que le symbole fait naître en lui, tout en reconnaissant que ces réactions émotionnelles ne constituent pas encore l’intuition. Elles représentent un stade intermédiaire qui doit conduire vers une compréhension plus intérieure et plus synthétique.
L’étude du symbole a alors pour fonction de développer la capacité à pénétrer au-delà de la forme et à atteindre la réalité subjective. Elle favorise l’intégration de l’âme, du mental et du cerveau, permettant à l’intuition, puis à l’illumination, à la compréhension et à la vérité, de se manifester plus librement.
À son terme, la connaissance du symbole devient une connaissance vivante. Il ne s’agit plus seulement de comprendre ce que représente un signe, mais d’en percevoir la qualité, d’en saisir le dessein et d’être capable d’en faire une expression appropriée sur le plan physique. Le symbole peut alors devenir le véhicule qualifié par lequel une idée ou une réalité intérieure trouve une forme adaptée à sa manifestation.
L’étude du symbole apparaît ainsi comme un mouvement allant de la forme vers l’idée, de l’idée vers le dessein, puis du dessein vers une perception intuitive et une expression consciente. L’objectif ultime n’est pas l’accumulation de connaissances symboliques, mais la capacité à reconnaître, derrière les formes de la manifestation, la qualité, la vie et l’intention qu’elles expriment.
Références : Traité sur le Feu Cosmique, p. 1042-1045 ; Le Mirage, problème mondial, p. 5-6 et p. 7-9.
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"Ce symbole a plusieurs sens.
Il représente, par exemple, l'homme parfait possédant les trois vertus : amour, sagesse, vérité inscrites en son aura de lumière.
Une autre interprétation : le cercle représente l'infini, l'être non manifesté, qui dans le triangle devient "être manifesté", c'est-à-dire le verbe parfait.
Respectez-vous les uns les autres.
Se respecter mutuellement, c'est honorer et respecter Dieu.
Dans tout être, Dieu est présent. "
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Âme et esprit - circonférence et centre du cercle
"Prenez un cercle: quelle que soit l’étendue de sa circonférence, son centre reste toujours un point minuscule. Comme symbole, la circonférence représente l’âme qui peut s’étendre à l’infini. Quant au point central, il représente l’esprit qui n’a pas de dimension, mais qui possède cette propriété particulière de vibrer si intensément qu’il est présent partout à la fois. L’esprit n’a pas de dimension parce qu’il n’est pas matériel, alors que l’âme, elle, est matérielle. Bien sûr, elle n’est pas faite de la matière épaisse du plan physique que nous connaissons, mais de la matière primordiale qui est pure lumière. L’esprit ne peut rien créer sans la matière de l’âme dans laquelle il est enfermé.
Quand les physiciens procèdent à la fission de l’atome, symboliquement ils ne font rien d’autre que libérer l’esprit, les forces emprisonnées dans la matière."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
"Le cercle avec un point central est une structure que l’on retrouve partout dans l’univers. C’est celle du système solaire avec le soleil en son centre. Et c’est aussi celle de la cellule qui se compose d’un noyau, d’une substance appelée cytoplasme et, tout autour, d’une pellicule, la membrane. Prenez aussi un fruit : au centre vous trouvez le noyau, puis la pulpe, la chair juteuse qu’on mange, et enfin la peau ou l’écorce. Tout organisme vivant est fait d’un centre, puis d’un espace où la vie circule, et enfin d’une « peau » qui sert de frontière, de limite.
Du système solaire à l’atome, on retrouve partout cette structure identique : le cercle avec un point central. Et l’espace qui entoure le point représente la matière ; sans espace, la matière n’existerait pas. Tandis que l’esprit, lui, n’a pas besoin d’espace ; sa puissance tient à ce qu’étant un point infime, il agit partout à la fois."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
𝗖𝗘𝗥𝗖𝗟𝗘 - 𝗦𝗢𝗡 𝗖𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗘𝗦𝗧 𝗟𝗘 𝗦𝗬𝗠𝗕𝗢𝗟𝗘 𝗗𝗘 𝗟’𝗘𝗦𝗣𝗥𝗜𝗧 𝗤𝗨𝗜 𝗥𝗔𝗬𝗢𝗡𝗡𝗘
"Une science profonde, insoupçonnée, est contenue dans le symbole du cercle avec le point central. Pourquoi le centre est-il toujours limité à un point, alors que le cercle peut avoir une circonférence infinie? La circonférence est l’expression de la matière qui absorbe les êtres et les choses. Le centre est le symbole de l’esprit qui rayonne, projette. Au lieu d’amasser et de garder, il donne. C’est pour cette raison qu’il est représenté par un point minuscule. Et le cercle, lui, est grand parce qu’il reçoit les richesses de l’esprit.
Vous direz: «Mais alors, l’esprit perd tout!» Non, car il vit dans la matière qui a reçu sa richesse, il n’a donc rien perdu. Et cette loi est la même pour tous les êtres qui savent vraiment donner. C’est celui qui donne qui profite, car il vit désormais dans tous ceux qui ont bénéficié de ses dons. Son esprit est en eux. C’est pour cette raison que tous ceux qui s’imaginent avoir profité de quelqu’un, sont en réalité habités par celui qui leur a donné: c’est lui qui se manifeste à travers eux."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Propos de Black Elk (Elan Noir) de la grande famille des Sioux 1931 :
Vous avez remarqué que toute chose faite par un Indien est dans un Cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir nous venait du Cercle sacré de la nation ... L'arbre florissant était le centre vivant du cercle des quatre quartiers le nourrissait. L'est donnait la paix et la lumière, le sud donnait la chaleur, l'ouest donnait la pluie et le nord, par ses vents froids et puissants donnait force et endurance. Cette connaissance nous vint de l'outre-monde avec notre religion. Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le Ciel est rond et j'ai entendu dire que la Terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le Vent, au sommet de sa fureur, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le Soleil s'élève et redescend dans un cercle. La Lune fait de même et tous deux sont ronds.
Même les saisons forment un grand cercle dans leurs changements et reviennent toujours où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance à l'enfance et ainsi en est-il pour chaque chose où le pouvoir se meut. Nos tipis étaient ronds comme les nids des oiseaux et toujours disposés en cercle, le Cercle de la nation, le nid de nombreux nids où le Grand Esprit nous destinait à couver nos enfants.
Pieds nus sur la Terre sacrée
Jacques Languirand et Jean Proulx - L'héritage spirituel Amérindien - ed. Pocket.
Croix - symbole des deux principes, l’eau et le feu
"L’eau et le feu représentent les deux principes de la création. Leur activité dans l’univers est symbolisée par la croix, figure d’une grande richesse de sens que l’on retrouve dans toutes les civilisations, sous une forme ou sous une autre.
La ligne horizontale représente l’activité du principe féminin, l’eau, qui a toujours tendance à s’étaler, à se répandre à la surface du sol en occupant le plus de place possible, cherchant même des interstices pour s’infiltrer sous la terre et disparaître. La ligne verticale représente l’activité du principe masculin, le feu, qui a au contraire tendance à se concentrer et à s’élancer vers les hauteurs. L’eau est donc liée à la surface et à la profondeur, et le feu à la hauteur. Ces deux directions horizontale et verticale, synthétisées par la figure de la croix, sont celles qui représentent le mieux l’activité des deux principes masculin et féminin dans la création et dans les créatures. L’univers est rempli de ce symbole."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
… la croix n'est pas seulement un symbole chrétien. C'est le grand symbole de la lumière et de la conscience qui signifie la lumière verticale et la lumière horizontale, le pouvoir d'attraction et le pouvoir de radiation, la vie et le service de l'âme. Actuellement, dans les églises catholiques, quand on fait la croix en touchant le front, le cœur et les deux épaules, c'est le signe de la matière et en réalité le troisième Aspect. La croix que fait le groupe est la croix du Christ et de la conscience christique. Graduellement, la croix du Christ (la croix du Christ Ressuscité) remplacera la croix de la matière et de l'aspect Mère. Sa ressemblance avec la swastika est évidente et sera une des raisons de sa disparition.
Le Mirage, problème mondial p 160.
Le signe de la Croix – associé en Occident à cette initiation et à la foi chrétienne – est en réalité un symbole cosmique, qui existait longtemps avant l'ère chrétienne. C'est un des signes majeurs dans la conscience des Etres avancés qui, à partir du lointain soleil qu'est Sirius, siège de la vraie Grande Loge Blanche, veillent sur la destinée de notre système solaire, mais qui portent une attention particulière (pourquoi ? cela n'est pas encore révélé) à notre terre, planète relativement petite et apparemment sans importance.
Le mot "crucifixion" vient de deux mots latins signifiant "fixer sur une croix" ; (j'ai demandé à A.A.B. de regarder ce mot dans le dictionnaire afin que vous ayez une certitude). La croix dont il s'agit, en ce qui concerne cette initiation particulière, est la Croix cardinale des cieux. C'est sur cette croix que passe le disciple à la quatrième initiation, en quittant la Croix fixe des cieux. Cette croix fixe est celle sur laquelle il a été crucifié à partir du moment où il s'est trouvé sur le Sentier de Probation et, de là, est passé sur le Sentier du Disciple. Sur ce Sentier – ayant transcendé le monde des phénomènes et établi un contact ininterrompu avec la Monade, via l'antahkarana – il renonce à la Croix mutable de l'existence dans les trois mondes (le monde des apparences) et, après un certain temps, il effectue son transfert de cette dernière croix à la Croix fixe, dressée dans le monde de l'âme où, assidûment, il a appris à vivre. Ceci couvre la période des trois premières initiations. Maintenant, étant libéré par la renonciation, il n'a plus besoin de subir les tests, épreuves et difficultés qu'entraîne inévitablement la crucifixion sur la Croix fixe ; il peut maintenant prendre place sur la Croix cardinale, avec toutes les implications et possibilités cosmiques qui sont alors conférées. Ceci – en ce qui concerne l'individu – est nécessairement un enseignement symbolique et figuré. En ce qui concerne l'Homme Céleste, néanmoins, l'application n'est pas symbolique. Elle est bien davantage un fait. Du point de vue des Maîtres suprêmes résidant sur Sirius, notre Logos planétaire, Sanat Kumara, est encore sur la Croix fixe, Il est monté sur la Croix mutable lors du premier système solaire ; la Croix fixe le retient encore dans notre système solaire "fixé à sa place" ; dans le prochain système solaire, Il effectuera son transfert sur la Croix cardinale et, de là, "reviendra au Haut Lieu d'où Il est parti". Vous voyez donc pourquoi j'insiste sur le fait que ces croix ne sont que des symboles d'expériences, en ce qui concerne le disciple comme individu.
Traité sur les 7 Rayons Vol. V p 556-557.
Le sceau de Salomon est le symbole de tous les êtres qui sont arrivés à développer en eux les deux principes masculin et féminin, émissif et réceptif ; ils ont la force et la douceur, ils sont androgynes, ils sont parfaits.
Celui qui représente seulement un triangle
- celui de l'homme ou celui de la femme - est affaibli, mutilé ; c'est pourquoi il cherche sa moitié, l'autre triangle, pour former avec lui le sceau de Salomon.
Tous ne demandent qu'à être des sceaux de Salomon !
C'est pourquoi ils se cherchent, les hommes cherchent les femmes et les femmes cherchent les hommes.
Inconsciemment ils veulent devenir des sceaux de Salomon mais ils ne savent pas comment s'y prendre.
Quand une femme a développé seulement des qualités féminines, on trouve que c'est une vraie femme, oui, mais le principe masculin lui manque.
C'est pourquoi elle reste dépendante, faible, vulnérable, et elle est malheureuse parce qu'elle est privée de l' autre principe.
Même si elle possède toutes les qualités de la femme, elle a besoin malgré tout de s'unir au principe masculin qui lui donnera la plénitude.
Le vide aspire à la plénitude.
Mais si, au lieu d'être obligée de chercher toujours le principe masculin à l'extérieur (ce qui ne résout pas toujours le problème), la femme travaillait pour le posséder intérieurement, elle deviendrait un être complet.
Et le même problème se pose aussi pour l'homme.
Tant qu'il n'arrive pas à trouver le principe féminin en lui, même s'il a toutes les femmes de la terre, il sentira qu' il lui manque quelque chose.
Tant qu' on cherche une femme ou un homme, c'est qu'on a pas réalisé intérieurement les qualités masculines et féminines qui seules peuvent donner la plénitude.
L'homme a besoin de la femme.
Il est écrit dans la Genèse qu'après avoir créé Adam, Dieu dit : " Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui."
Mais on a pas compris que ces paroles de Dieu ne concernaient pas seulement le plan physique, mais aussi le plan spirituel et divin.
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Le triangle de la femme dont la pointe est tournée vers le haut n'a rien en bas pour la défendre des esprits souterrains qui peuvent alors se glisser en elle et faire des dégâts.
Mais quand elle possède aussi le triangle masculin, c'est-à-dire quand elle est mariée ou bien disciple d'un Maître, d'un Initié, elle devient un hexagramme et elle est protégée.
La pointe tournée vers le bas fait peur aux esprits inférieurs.
Quand un mage blanc, par exemple, veut purifier un endroit des mauvais fluides qui s'y sont condensés ou des entités diaboliques que des sorciers ont déjà presque matérialisées, il peut les désagréger avec la pointe d'une épée ; devant cette menace les entités s'en vont car elles ont peur de cette pointe.
Voilà le rôle de la pointe de l'hexagramme.
Quand la femme possède intérieurement le principe masculin, il chasse les esprits souterrains et les empêche de se faufiler en elle.
C'est pourquoi les femmes cherchent toujours à se marier : pour être protégées.
Elles ne savent pas pourquoi elles ont ce besoin instinctif de protection ; eh bien, tout simplement parce qu'elles-mêmes représentent un triangle qui n' est pas protégé. Tandis qu'avec un mari !... Même si c'est un freluquet, un ivrogne, elles se sentent "protégées".
Vous direz que c'est la société qui est responsable du désir qu'à la femme de se marier.
Pas du tout, cela vient de très loin, c'est instinctif.
La femme a besoin de trouver quelqu'un pour la protéger parce qu'elle se sent à la merci des attaques, des critiques, des mauvaises intentions des autres.
Tandis qu' en étant mariée, elle se croit invulnérable parce qu'à la moindre critique son mari prendra la mitraillette pour assassiner tout le monde !...
Non, évidemment, même mariée une femme n' est pas protégée spirituellement.
Au point de vue symbolique, mariées ou non, les femmes doivent se lier au principe masculin qu'elles possèdent intérieurement ; c'est lui qui les protégera mieux que leur mari qui n' est souvent qu'un protecteur "ersatz"; il faut qu'elles attirent à elles le principe masculin pour devenir elles-mêmes le symbole de l'hexagramme.
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Le Langage Symbolique Langage de la Nature
Extrait pages 192 et 193
"Le nombre cinq est celui de la séphira Guébourah à laquelle les kabbalistes associent la planète Mars. Guébourah représente l’énergie combative, la force qui protège, qui repousse les ennemis. C’est pourquoi les mages plaçaient souvent un pentagramme – étoile à cinq branches – à l’entrée de leur maison pour en interdire l’entrée aux esprits infernaux, mais aussi pour empêcher les bons esprits de sortir.
Évidemment, il ne suffit pas de placer un pentagramme à l’entrée de sa maison pour être protégé. Pour que ce symbole soit vraiment efficace, il faut travailler à devenir soi-même intérieurement un pentagramme. Le pentagramme est, si vous voulez, le squelette d’un esprit du plan astral, il faut lui donner vie. Cet esprit est alors comme un chien qui défend l’entrée de la maison contre les entités malfaisantes. Mais vous ne pouvez le vivifier que par votre propre vie, une vie d’honnêteté, d’intégrité, au service de la lumière."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Le Triangle :
Il représente la triplicité de :
1. L'ashram,
2. L'âme sur son propre plan,
3. Le disciple sur le plan physique.
En ce qui concerne la pointe supérieure du triangle, qui est l'ashram, je voudrais vous rappeler que la radiation venant de Shamballa entre dans le triangle par cette pointe et qu'en passant par l'ashram, la volonté, le dessein et la force peuvent se déverser. Ceci est une réalisation relativement nouvelle au sein des ashrams des Maîtres. Dans l'ashram majeur de groupe (la Hiérarchie) cette réaction à l'impression de Shamballa est obtenue du fait que l'énergie s'y déverse, en passant par les deux Grands Seigneurs, le Manu et le Christ. Elle est aussi enregistrée par leurs disciples de haut rang, les Chohans et les initiés de la sixième initiation, tels que les Maîtres Morya et Koot-Hoomi.
(…)
On pourrait dire symboliquement que "la pointe du triangle repose sur les parvis célestes (Shamballa) et que, de cette pointe, partent deux courants de pouvoir se déversant dans le royaume de l'âme et dans le cœur du disciple. C'est ainsi que la Triade est formée ; puis, les énergies sont reliées au monde des hommes ; c'est ainsi que la volonté de Dieu peut apparaître ; c'est ainsi que le Grand Seigneur, Gardien de la Chambre du Conseil de cette sphère de Vie solaire, peut porter son dessein dans les groupes sacrés (les ashrams A.A.B.) et, de là, dans le mental des hommes, car leur cœur est protégé par le feu de l'amour".
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. II p 130-131.
Le Carré :
Il symbolise :
La personnalité quadruple
L’humanité (la « cité carrée »)
Pour le disciple, il constitue le champ de service et d’expérience, expérience dans le travail et non pas expérience de vie individuelle.
"De nos jours la plupart des humains ne savent plus très bien comment considérer le règne animal, ils le ressentent comme un monde à part, avec lequel ils ont, suivant leur culture, plus ou moins de relations.
Il y a pourtant quelque chose qui devrait les faire réfléchir, ou du moins faire réfléchir les juifs et les chrétiens.
Lorsqu’en s’inspirant de la vision d’Ézéchiel, saint Jean dans l’Apocalypse, mentionne les quatre Êtres vivants – ou Animaux saints – qui se tiennent devant l’Éternel, il écrit que le premier est semblable à un lion, le second à un taureau, le troisième à un homme et le quatrième à un aigle.
Ces quatre Animaux saints, la Kabbale les appelle Hayoth ha Kodesch, c’est-à-dire animaux de sainteté, et la religion chrétienne les appelle les Séraphins.
Pourquoi trois d’entre eux ont-ils une face animale : aigle, lion, taureau, alors qu’un seul possède un visage humain ?…
Il ne faut évidemment pas en conclure qu’un lion, un taureau, un aigle et un homme se tiennent devant le trône de Dieu.
Ce sont là des symboles qu’il faut savoir interpréter."
"La croix trouve son équivalent dans bien d’autres symboles, comme le sphinx des Egyptiens, par exemple, qui avait une tête d’homme, un corps de taureau, des griffes de lion et des ailes d’aigle.
Ces quatre animaux représentent la croix formée par les deux axes Lion-Verseau et Scorpion-Taureau…
Le sphinx est donc une représentation des quatre éléments, qui sont également mentionnés dans l’Apocalypse sous la forme des quatre Animaux de sainteté, Hayot ha kodesh, ou Séraphins qui se tiennent devant le Trône de Dieu et qui jour et nuit ne cessent de chanter : "Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu Tout-Puissant."
Le sphinx, c’est la croix, et la croix est la racine de la matière, les quatre éléments.
Les premiers Pères de l’Eglise ont attribué à chacun des quatre évangélistes une des figures composant le sphinx : à saint Matthieu le taureau, à saint Marc le lion, à saint Luc l’homme, et à saint Jean l’aigle.
Le sphinx est aussi en liaison avec les quatre points cardinaux.
Vous pouvez travailler avec ces quatre directions de l’espace : vous vous tournez successivement vers chacune d’elle en prononçant des formules, en vous liant aux quatre Archanges qui ouvrent les portes de ces quatre directions : Mikhaël à l’est, Raphaël au sud, Gabriel à l’ouest et Ouriel au nord.
Quand vous comprendrez la croix vivante, tout commencera à vous parler.
La croix est donc le symbole qu’il faut étudier et considérer avec le plus grand respect…
Devant une croix, tous les êtres évolués ressentent un frisson sacré."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
C'est le feu s'étendant non seulement de la périphérie au centre en quatre directions, mais circulant et rayonnant progressivement, à partir et tout autour de la périphérie. Cela signifie l'activité parfaite dans toutes les parties de la matière ; nous avons finalement une roue de feu, flamboyante, qui tourne dans tous les sens, avec des canaux de feu radiant du centre jusqu'au cercle infranchissable ; du feu à l'intérieur, à l'extérieur, tout autour jusqu'à ce que la roue soit consumée et qu'il ne reste plus rien que le feu parfait.
Traité sur le Feu Cosmique p134-135.
Dans les idées populaires, elle est la croix Jaïna, ou la croix "à quatre pieds" (croix cramponnée). D'après les enseignements maçonniques, "l'Ordre le plus ancien de la Fraternité de la Rose-Croix" est dit avoir été fondé par Fohi, en 1.027 Av. J.C., et introduit en Chine cinquante-deux ans plus tard : il se composait de trois degrés. Dans la philosophie ésotérique, c'est le diagramme le plus mystique et le plus ancien. Il est "l'initiateur du feu par friction, et des 'Quarante-Neuf Feux' ". Son symbole était marqué sur le coeur du Bouddha, et donc appelé le "Sceau du Coeur". On le dépose sur la poitrine des Initiés défunts après leur mort, et on le mentionne avec le plus grand respect dans le Râmâyana. Il est gravé sur tous les rocs, temples et constructions préhistoriques de l'Inde, et partout où les Bouddhistes ont laissé leurs marques distinctives. On le trouve également en Chine, au Tibet et au Siam, et chez les anciens peuples de Germanie comme le marteau de Thor. Comme le décrit Eitel dans son Handbook of Chinese Buddhism : – (1) on le trouve chez les Bonpos et les Bouddhistes ; (2) c'est l' "une des soixante-cinq figures du gripâda" ; (3) c'est "le symbole du Bouddhisme ésotérique" ; (4) "la marque spéciale de toutes les divinités à qui est rendu un culte par l'Ecole du Lotus en Chine". En dernier lieu, et en occultisme, il est aussi sacré pour nous que la Tetraktys pythagoricienne, dont il est en vérité le symbole en doublé.
Glossaire Théosophique.
Il est impossible de faire plus que pressentir les symboles des systèmes passés et présents. Peut-être, si nous arrivions à nous représenter une swastika à dix bras, tournant à angles droits, d'une radieuse couleur verte, les dix bras étant issus d'un soleil central éclatant, pourrions-nous avoir une idée de la forme-pensée constituant la base du premier Système, le système de l'activité. La forme-pensée de base du deuxième Système incarne la swastika verte de la première manifestation et y ajoute des cercles bleus concentriques et entrelacés, par groupes de trois, reliés par un grand cercle.
Traité sur le feu cosmique p 487.
Loi de Sacrifice. Une croix rose, et un oiseau planant au-dessus.
Loi d'Impulsion Magnétique. Deux boules de feu unies par un triangle de feu, ce qui décrit l'action réciproque triple entre toutes les structures atomiques.
Loi de Service. Une cruche d'eau, en équilibre sur la tête d'un homme, debout, en forme de croix. C'est cette loi qui apporte l'énergie symbolisée par le signe du Verseau, et cette loi qui est le facteur dominant de l'ère du Verseau. On pourrait ajouter ici que le symbole de la Loi de Service fut à l'origine de la balance du Signe de la Balance, mais au cours des âges sa vraie forme fut altérée. On ne peut pas faire remonter tous les signes astrologiques jusqu'aux symboles, car seulement quelques-uns peuvent être retracés jusqu'à l'ashram du Maître.
Loi de Répulsion. Ici nous avons l'ange avec l'épée flamboyante tournant dans toutes les directions. Ce symbolisme est tenu pour vrai dans la Bible ou l'Ange garde le trésor et renvoie l'homme à la recherche d'une autre porte d'entrée, lui imposant ainsi le cycle des renaissances, jusqu'à ce qu'il trouve le portail de l'initiation. Ce portail, du point de vue occulte, est considéré comme libéré de l'intervention de l'épée, car l'homme a développé possibilité de prendre son essor et de s'élever comme l'aigle sur ses ailes.
Loi de Progrès de Groupe. Le symbole en est la montagne avec le bouc au sommet, et c'est encore un signe astrologique, celui du Capricorne. Tous les lieux escarpés peuvent être surmontés et le sommet atteint par le "Bouc Divin", symbole de groupe, envisagé comme unité.
Loi de Réponse Expansive. Ce symbole contient un soleil rose flamboyant avec un signe au centre – signe symbolisant l'union du feu et de l'eau ; en dessous de ce signe se trouve un hiéroglyphe qui ne peut pas être révélé, car il donne la solution du signe de la Terre et la note-clé du corps physique du Logos Planétaire.
Loi des Quatre Inférieurs. Ce symbole prend la forme d'une silhouette masculine et d'une silhouette féminine debout dos à dos, l'homme tenant au-dessus de sa tête ce qui ressemble à un bouclier ou plateau d'argent, un grand réflecteur, la femme tenant au-dessus d'elle une urne pleine d'huile. En dessous de ce signe. un autre hiéroglyphe qui contient le secret du plan astral, qui doit être dominé par le plan mental.
Alors que Jacob fuyait son frère Ésaü et se rendait à Harân, il s'arrête pour la nuit et s’endort, la tête posée sur une pierre. Durant son sommeil, il fait un rêve :
Il voit une échelle dressée sur la terre, dont le sommet touche le ciel.
Des anges de Dieu montent et descendent sur cette échelle.
Puis Dieu lui parle, se tenant au sommet de l’échelle (ou près de lui, selon les traductions), et lui réaffirme la promesse faite à Abraham et Isaac : la terre sur laquelle il repose lui sera donnée ainsi qu’à sa descendance, qui sera aussi nombreuse que la poussière de la terre. Il lui promet également sa protection et sa bénédiction.
À son réveil, Jacob est frappé par la solennité du lieu et s’écrie :
« Ce lieu est redoutable ! Ce n’est rien d’autre que la maison de Dieu, c’est la porte des cieux. »
Il nomme cet endroit Béthel, ce qui signifie "maison de Dieu".
Symbolisme :
L’échelle est souvent interprétée comme un lien entre le ciel et la terre, un pont entre le monde humain et le divin.
Les anges symbolisent des intermédiaires entre Dieu et l’humanité, en mouvement constant.
Le rêve marque un tournant dans la vie spirituelle de Jacob, et l’endroit devient un lieu sacré.
Réceptions spirituelles et ésotériques :
Dans les traditions mystiques juives (comme la Kabbale), chrétiennes ou même ésotériques modernes, l’échelle de Jacob a été vue comme une allégorie de l’ascension spirituelle, des plans de conscience, ou des dimensions célestes.
"La relation qui existe entre la terre et le Ciel est symbolisée, dans la Genèse, par l'échelle de Jacob. « Jacob arriva dans un lieu où il passa la nuit ; car le soleil était couché. Il y prit une pierre dont il fit son chevet et il se coucha dans ce lieu-là. Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, l'Éternel se tenait au-dessus d'elle. »
L'échelle est une image intéressante à étudier, car elle exprime non seulement l'idée d'intermédiaire entre le bas et le haut, mais aussi celle de hiérarchie : on parle « d'échelle sociale » pour exprimer la hiérarchie des situations que les humains occupent les uns par rapport aux autres ; on parle d'échelle des valeurs, d'échelle des couleurs ... La vie entière est là pour démontrer la nécessité d'une échelle ... ne serait-ce que pour monter sur un toit ! Vous direz qu'il y a d'autres moyens. Oui, mais les autres moyens sont toujours l'équivalent d'une échelle : ils permettent d'aller de bas en haut, et de haut en bas."
Omraam Mikhaël Aïvanhov