Fecha de publicación: 02-dic-2010 19:14:05
2 décembre 2010
par Edouard Girard
Suite à un article paru dans La République du 27 novembre écoulé, où l’Occitanisme militant tente de persuader les Béarnais de lui abandonner le terrain linguistique, faisons un retour en arrière. Précisément au mois d’août 2010, place Royale à Pau , où se déroulait une stupéfiante manifestation occitane de panurgisme identitaire, nommée "Hestiv’Oc".
Il s’est agi ces jours-là, rappelons-le, pour des Occitanistes qui ne savent sans doute pas d’où ils viennent, ni même où ils habitent, de se trouver une identité occitane dans la capitale du Béarn, c’est à dire en un lieu où cette identité n’a jamais existé. Ils se sont ainsi livrés à une manière de "coup de force" pour faire triompher une cause qui résulte de leur part d’une erreur historique volontaire de première grandeur ! Ces imposteurs ont tenté en effet de substituer à la langue des Béarnais, qui est le Gascon, une langue venue d’ailleurs, l’Occitan . Deux langues différentes, bien qu’elles appartiennent à la famille des langues d’Oc. Ils veulent ignorer que l’Occitan n’a été pratiquée que sur les bords de la Méditérranée, avec son voisin le Provençal. Ils cherchent ainsi à occulter qu’à Pau comme dans toute la Gascogne a régné par le passé une langue officielle employée dans les actes publics, qui était le Gascon et rien d’autre. Pour preuve, il y a plus de quatre siècles, cette langue était pratiquée avec ses sujets par celui qui allait devenir le premier roi de France et de Navarre, le "bon roi Henri IV" ! Et il le faisait avec aisance, plaisir, et fierté ! Autant dire que le palois de base que je suis tient au respect de sa langue maternelle. Il refuse l’Occitan, qu’on prétend lui imposer du dehors en guise de succédané, sous la bannière de "l’unité occitane", et au nom d’une idéologie totalitaire de regroupement linguistique des langues d’Oc !
En août dernier, les mêmes imposteurs, au comble de leur provocation, se sont livrés en place Royale a une gesticulation pour, disent-ils, se débarrasser d’une "honte" en forme de ressentiment, qui ne cesse de les tourmenter, et dont personne en Béarn ne comprend l’origine (la honte en béarnais c’est la "bergougno" , alors qu’en occitan, c’est la "vergonha" ! C’est loin d’être le même mot ! A eux de gérer la honte qu’ils ressentent, et à nous Gascons de jouir librement de notre fierté !).
A cette occasion, ces Occitanistes n’ont pas craint de s’enfoncer au plus profond du ridicule. Figurez-vous qu’ils ont revendiqué le droit d’adjoindre aux panneaux routiers officiels d’entrée d’agglomération, à Pau comme ailleurs, des contre-panneaux exprimés en langue d’Oc ! Et comme Pau en langue occitane s’écrit exactement comme Pau en Français, on doterait les entrées de la ville, à leur exigence, de deux panneaux libellés de la même manière (Pau-Pau !). Mais dans ce cas, l’un de ces panneaux seulement, l’Occitaniste, se prononcera "Paoü". Riche progrés culturel, n’est-ce-pas ? Mais qui en goûtera la saveur, hormis des enragés de l’Occitanisme passant par là ?
Fort heureusement, une décision de Justice récemment intervenue, va mettre une fin définitive à cette histoire clochemerlesque ( et néammoins fort coûteuse pour les collectivités locales), qui atteint à Pau les sommets de l’imbécilité.
En effet, le tribunal administratif de Montpellier,sur plainte de l’association "Mouvement républicain de salut public", dont le siège est 460 avenue des Amandiers,34750 Villeneuve de Braguelonne, a décidé par jugement du 12 octobre 2010,d’interdire dans cette ville tout panneau d’agglomération qui ne serait pas écrit en Français, et rien qu’en Français. La loi et le Code de la Route l’imposent. Et le tribunal explique pourquoi. Les panneaux publics règlementaires qui concernent les Français ne peuvent être écrits qu’en langue française, pour l’évidente raison qu’ils doivent être compris par tous. Il s’agit aussi pour ces panneaux de ralentir efficacement la vitesse des voitures qui entrent en ville, pour une autre impérative et évidente raison, qui est de sécurité routière. Il faut donc rendre ces panneaux parfaitement lisibles.
Ainsi le tribunal a rappelé qu’en France, la langue française s’impose à tous les baragouins locaux, sans aucune exception. Conclusion,les panneaux parasites en langue régionale existants dans des entrées de ville doivent disparaître, purement et simplement. La paix linguistique, perdue ici et là dans l’Hexagone, sera ainsi retrouvée. Aux maires, responsables du respect de la loi républicaine dans leur commune d’y veiller !
Merci l’association "Mouvement républicain de salut public", et merci le tribunal de Montpellier.
http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=4467