Fecha de publicación: 10-oct-2010 14:33:21
09.10.2010
Trois Moussanais qui ont la nostalgie du temps passé où notre patois local était employé couramment se sont retrouvés pour essayer de perpétuer ce beau parler.
C'est ainsi que les 3 amis Riri Mestre, René Rouaix et Antoine Batailler ont entamé cette reconquête du temps passé et de ses expressions célèbres qui veulent tout dire en patois et rien en langage de Molière.
René Rouaix aime à le déclarer : " A Moussan nous avons un patois local que parlabem toutis, sabian pa qu'era d'occita aquello lango". Pour Riri Mestre, lui qui est l'inventeur et le précurseur d'un jeu de carte local; le rince, il ne faut pas confondre l'occitan et notre patois.
Son voeu le plus cher c'est de permettre au maximum de Moussanais, d'abord de comprendre puis de parler ce patois. Il se souvient de cette dame nouvellement arrivée dans notre cité, qui étonnée des propos qui se tenaient dans la boulangerie, disait d'un accent pointu à son enfant :" Ecoute ces gens qui ne parlent pas comme nous".
Antoine Batailler lui est fier de contribuer à perpétuer cette belle langue imagée. Il joue un rôle éducatif, il parle beaucoup mais explique aussi les expressions célèbres en patois.
Ce trio occitan se bat pour préserver le patois du coin, pour eux seul compte le langage, il ne faut pas compliquer la chose. Il faut l'écrire phonétiquement afin de coller au plus près du patois que nos oreilles entendent.
Certes cette démarche peut choquer les puristes, les associations occitanes mais cette façon peut encourager et faciliter l'apprentissage des plus novices; il vaut mieux cette solution que rien. En effet devant l'état d'urgence; les anciens disparaissent , les jeunes ne reprennent pas souvent le relais , notre beau langage très imagé est menacé de disparition dans nos villages.
René Rouaix qui maitrise ce parler à la perfection est aussi un vrai artiste, par ces dessins il image ces expressions en patois bien connues de tous.
Les trois Moussanais s'activent, Moussan avec plus de 1700 habitants ne compte plus que quelques irréductibles qui pratiquent couramment le patois; à nous de les aider pour transmettre cette langue qui fait partie aussi de notre patrimoine.
http://moussan.blogs.lindependant.com/archive/2010/10/09/les-nostalgiques-du-temps-passe.html