Fecha de publicación: 17-nov-2010 3:59:06
16.11.2010
La politique de Georges Frêche a comporté une aide de 100 millions d'euros au port de Sète contre 12 millions au port de Port-Vendres, tandis que les universités de Montpellier été 10 fois aidées que celle de Perpignan. Les partis catalans avertissent le nouveau président régional, Christian Bourquin. Celui-ci alimente certains espoirs en Roussillon, face aux difficultés économiques, davantage prégnantes à Perpignan qu'à Montpellier.
L'élection d'un Catalan, Christian Bourquin, à la présidence du Languedoc-Roussillon, le 10 novembre, mobilise les fédérations nord-catalanes des partis politiques Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) et Esquerra Republicana de Catalunya (ERC - Gauche Républicaine de Catalogne). Ce lundi, les deux partis ont communiqué, quoique séparément, des avertissements au nouveau président, socialiste dissident. CDC, après avoir salué "avec espoir" l'élection de M. Bourquin, l'a jugé en "responsabilité de répondre aux attentes du peuple catalan". Le parti d'Artur Mas, favori aux élections de la Catalogne du Sud, considère que le nouveau président devra se "démarquer de la logique des présidents précédents", Jacques Blanc, membre du RPR-UMP, et son successeur Georges Frêche. CDC a tenu à critiquer Montpeller, une "boulimique capitale", et invité le nouveau président à rétablir un "équilibre entre les territoires", avant d'indiquer que MM. Frêche et Blanc "n'ont pas su doter Perpignan de structures capables d'assurer le développement réel" de la Catalogne du nord. Le parti centriste a également espéré une traduction concrète de la "dualité identitaire, géographique et culturelle" contenue dans le nom "Languedoc-Roussillon", tout en arguant d'une nécessaire reconnaissance des "logiques différenciées" présentes au sein de l'ensemble régional. Selon CDC, les Pyrénées-Orientales méritent de "s'inscrire dans la logique transfrontalière et non pas dans une plaine-métropole, à l’instar de Montpellier".
Plus ferme encore dans son discours, la fédération nord-catalane d'ERC a indiqué que l'élection de Christian Bourquin "devrait servie à contrecarer la discrimination dont est victime la Catalogne du Nord en matière d'investissements et de développement". Les républicains indépendantistes se sont déclarés "sceptiques" face aux oeuvres à venir du nouveau président, dont le parcours contient une immense fidélité à Georges Frêche, observée depuis 1977. La gauche catalane a également cité un "développement macrocéphalique de la Région, en faveur de Montpeller et au détriment de la Catalogne du Nord", ainsi que la "Septimanie" de 2005, qu'ils ont décrite comme une "tentative d'éliminer le double identité de la région, Catalane et occitan", promue sans succès par M. Frêche. ERC a enfin dénoncé un "appauvrissement de l'Université de Perpignan et de l'ensemble productif et social" des Pyrénées-Orientales, qu'elle jugé partiellement provoqué par les politiques régionales. A titre positif, le parti souverainiste a félicité le soutien de M.Bourquin à l'Euro-district Catalan Transfrontalier, qui rassemble le Pays Catalan du Nord et la province de Girona au sein d'une même entité de services.
Lors du mandat plein de Georges Frêche à la présidence de la Région Languedoc-Roussillon, de 2004 à début 2010, des contrastres comptables sont apparus dans les attributions de subventions aux territoires. Le port de Sète a reçu 100 millions d'euros, pour moins de 12 millions affectés à celui de Port-Vendres. et les investissements portés sur les universités de Montpeller ont dépassé de 10 fois les aides accordées à l'université de Perpignan. Au niveau individuel, chaque habitant des Pyrénées-Orientales a reçu en moyenne 6,9 euros, tandis que les habitants de l'Hérault bénéficiaient de 19,5 euros.
http://www.la-clau.net/info/les-partis-cdc-et-erc-avertissement-christian-bourquin-5467