Fecha de publicación: 26-nov-2010 14:29:46
23 november 2010
L'Institut béarnais et gascon a participé à la réunion de concertation sur les langues régionales, organisée par le conseil régional, représenté par David Grosclaude, et par le conseil général, représenté par Bernard Dupont.
Maurice Triep-Capdeville, président, a souligné l'importance de l'action de l'Institut pour la langue béarnaise et gasconne, et a déploré le manque de reconnaissance de cette action par le conseil régional, preuve selon lui, d'une exclusion dont sont l'objet tous ceux qui ont le tort de ne pas se réclamer de la mouvance occitaniste.
L'Institut a rappelé son attachement au nom de la langue régionale parlée dans la partie non-basque des Pyrénées-Atlantiques, à savoir « béarnais » en Béarn, et « gascon » dans le Bas-Adour, et a dénoncé les tentatives actuelles de bannir ces termes historiques au profit du seul terme « occitan » qu'il considère inadapté et illégitime.
Au sujet des calandretas, l'Institut a proposé qu'un centre de formation des enseignants soit créé en Gascogne ou en Béarn, les enseignants étant aujourd'hui formés à Béziers, où l'on ne parle pas gascon.
Enfin, concernant l'augmentation de l'enveloppe du conseil général attribuée à la langue « béarnaise/gasconne/occitane » à hauteur d'un million d'euro, l'Institut s'est réjoui de la volonté politique de défendre la langue, mais a exprimé son inquiétude quant à la répartition très inéquitable de ces fonds, largement réservés aux associations occitanistes.