Fecha de publicación: 16-dic-2010 4:42:10
4 décembre 2010
«La place des langues régionales a été reconnue par la Constitution à l'occasion de sa révision en juillet2008. Il est temps de passer aux travaux pratiques», estime Bernard Poignant. Le maire de Quimper (29) profite d'un dossier occitan pour revenir dans le débat.
La commune de Villeneuve-Lès-Maguelone (Hérault) avait décidé d'écrire en occitan la pancarte signalant son entrée. Une organisation intitulée Mouvement républicain de salut public a considéré cette initiative illégale. Elle a donc saisi le tribunal administratif de Montpellier qui vient de lui donner raison», rapporte le maire de Quimper.
Inutile d'en appeler au "salut public"
«L'organisation qui a ouvert ce contentieux se trompe de combat et de siècle. La République n'est pas menacée par ses langues régionales, beaucoup plus par les inégalités qui se creusent et font désespérer d'elle certains de nos concitoyens», estime-t-il. «Plus aussi par les réflexes communautaristes, eux-mêmes conséquence des ratés de l'intégration. Il n'est donc pas nécessaire de l'invoquer ou d'en appeler au salut public parce qu'une petite commune a osé cette écriture en occitan», insiste Bernard Poignant.
75 langues recensées
«Personne, sauf quelques minorités peu suivies, ne remet en cause la langue française comme seule langue officielle, pour notre droit et nos services publics. Mais connaître une langue régionale (en France, il y en a 75 recensées, avec les langues d'Outre-Mer), et une ou plusieurs langues étrangères n'a jamais fait de mal à personne», considère l'élu socialiste.
Selon lui, «cette affaire est une belle occasion qui justifie l'inscription au calendrier parlementaire de la proposition de loi de l'intergroupe de l'Assemblée nationale portant sur la place des langues régionales dans notre pays».