Fecha de publicación: 21-dic-2010 4:13:13
20 décembre 2010
Traditions Crèche, gros souper du réveillon, treize desserts et messe de minuit dans la bourgade : quatre incontournables du Noël à la cagnoise
Chaque année pour le réveillon de Noël, le coeur de la bourgade bat aux rythmes des traditions de Noël avec la messe, la veillée et la procession. / Photo : Photo archives N.-M.
Pour les fêtes, nous donnons la parole à différentes communautés habitant le secteur de Cagnes pour voir comment elles célèbrent la tradition de Noël.
Aujourd'hui, avec l'association Lei Cagnencq.
Vingt-cinq ans déjà. Vingt-cinq années que l'association Lei Cagnencq oeuvre pour la préservation du patrimoine cagnois provençal. Avec pour vocation principale, la transmission de ses traditions aux générations plus jeunes.
La période de Noël fait partie intégrante de ce patrimoine. Et depuis quelques jours, chez les Cagnencq, les préparatifs vont bon train. Cette année encore, ils vont fêter Noël dans la pure tradition provençale et en famille. Pour cela, ces femmes et ces hommes de Cagnes peuvent compter sur leurs souvenirs d'enfance.
La crèche avant tout
Certes, les choses ont bien évolué. Mais ces sentinelles des traditions provençales s'efforcent de coller au plus près à leurs Noëls d'antan.
Souvenirs...
« Quelques jours avant Noël, nous faisions la crèche dans la maison et on mettait le petit Jésus seulement à minuit le 24 décembre. C'était bien cela le plus important », témoigne Pierrot. « Ensuite, poursuit Lili, en guise de sapin, certains, mais pas la majorité, allaient couper un petit pin dans la forêt. On fabriquait alors des boules avec des noix que l'on entourait de papier de chocolat, on accrochait aussi des mandarines. »
« Puis, le jour du réveillon, après le gros souper, on partait en famille à la messe de minuit. Je me souviens, raconte Jeannette que je montais à pied avec mes parents dans la bourgade. Avant ça, on chantait en famille des chants de Noël et surtout, notre Coupo Santo. »
En ce qui concerne les cadeaux, là aussi les choses ont bien évolué. « Quand on se levait le matin, on découvrait dans nos souliers des oranges, des mandarines et quelques papillotes tout au plus. »
Quant au Père Noël, à leur époque, il ne le voyait jamais. « Mais on l'imaginait tellement fort avec sa belle barbe blanche. Il nous faisait rêver ! »
La « vraie » bûche de Noël... dans la cheminée
Enfin, la table. Outre la composition du repas (voir encadré), il y a en Provence un art de dresser la table de Noël.
D'abord, on n'oublie pas l'assiette du pauvre. « On met aussi plusieurs nappes superposées pour les trois repas, le gros souper, le déjeuner de Noël et le repas du soir de Noël », explique Claude. Sur la table également, les lentilles et le blé germé pour la fortune, du houx pour le bonheur et trois bougies.
« Il ne faut pas oublier non plus la tradition de la bûche de Noël, le "cache-feu", termine Paule. Aujourd'hui on pense tous au gâteau, mais c'est en fait une grosse bûche en bois qui doit brûler dans la cheminée toute la nuit du réveillon et jusqu'au jour de Noël. »
jbaudin@nicematin.fr
Savoir +
Demain, la communauté suédoise de la Côte d'Azur.
Julie Baudin Nice-Matin
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