Fecha de publicación: 22-nov-2010 4:42:09
21 novembre 2010
Mans de Breish a investi la cité des Trois Quilles, vendredi, pour un concert qui faisait la part belle à la langue occitane. Mans de Breish veut dire « Mains de sorcier », si l'on traduit le nom de scène de l'artiste.
Un jeu de scène séduisant.
Dans le hall de l'Espace cathare, juste avant le spectacle, un fan de la première heure a raconté la légende qui explique le nom de l'artiste : « Ce sont les gitans qui l'ont baptisé ainsi, il y a bien des années, tellement il se montrait agile quand il maniait sa gratte ». Un instrument duquel Mans de Breish s'était pourtant séparé, ce soir-là.
Le concert n'en fut pas moins majestueux. L'artiste, ainsi libéré, pouvait assouvir alors tous ses talents d'acteurs. Car Mans de Breish ne fait pas que chanter.
Il raconte, laissant échapper par tous ses pores l'art sacré du Troubadour. Drôle, toujours, lorsqu'il esquisse un pas de danse ou lors de l'énoncé d'une liste de courses savamment récitée. Entre éclats de rires et applaudissements, les spectateurs, visiblement séduits, se laissaient aller parfois à gigoter sur leurs sièges. L'émotion était également au rendez-vous, mais jamais le rythme n'en pâtissait. Le groupe Butus Occitanus, qui accompagnait le chanteur, ne cessait de proposer des sonorités toujours plus dansantes. La musique tenait ainsi son rôle, tout au long d'un voyage emporté par le protagoniste principal : Mans de Breish.
Une langue qui se prête aux sonorités diverses.
Le premier spectacle vivant programmé à l'occasion de la saison culturelle 2010-1011 de l'Espace cathare s'est ainsi déroulé. Une bonne part de fins connaisseurs s'étaient glissés dans l'assistance. Une vingtaine de membres de l'Institut d'études occitanes de Carcassonne et encore une délégation du Gesppe (Groupe d'études et de sauvegarde du patrimoine polyphonique espérazanais) participaient à la soirée.
Une soirée dédiée à la langue d'Oc mais qui ne se prêtait pas au seul jeu de la culture moyenâgeuse. Jazzy, rock, les morceaux traversaient les époques. Et le public a apprécié. Pour preuve, le rappel et la « standing ovation » en fin de concert.
C. V.