Souvent détestées de par leurs mœurs nocturnes, à une époque, le fait d’entendre une chouette chanter à proximité d’une habitation laissait présager la mort de l’un des occupants des lieux! Fort heureusement , les chouettes bénéficient à l’heure actuelle d’un retour en grâce bien mérité. L’observation assidue de spécialistes passionnés a mis en évidence leur qualité de régulatrices des ‘’nuisibles ‘’. On trouve principalement deux espèces dans nos jardins: la chevêche d’Athèna et l’effraie des clochers. Elles nichent dans les vieux bâtiments, les greniers ou les vieux arbres creux ou taillés en têtard. Plus rarement, la chouette hulotte peut s’inviter au jardin, notamment dans les vergers.
Les chouettes se nourrissent principalement de petits rongeurs (mulots, campagnols etc…)
Les petits passereaux, lézards, batraciens, et chauves-souris entrent également dans leurs menus; à titre d’exemple, un couple de chouettes effraie et ses petits consomment environ 5000 mulots sur une année d’où l’importance de la présence des chouettes dans nos campagnes. Comment bien les accueillir: ne pas empoisonner sa nourriture, bannir les pesticides et raticides de nos jardins. Préserver les vieux arbres creux et têtards. Laisser un accès à nos bâtiments anciens, une simple planche posée sous le perchoir ou le nid suffit à limiter cette gêne. Et, bien sûr, installer un nichoir si l’on n’a pas de lieu susceptible de les accueillir.
Les menaces pour les chouettes:
les humains par leurs modes de cultures, la suppression des haies et des vieux arbres creux, « l’engrillagement » des vieux bâtiments pour éviter ‘’ les crottes’’ et bien sûr les produits de dératisation qui contaminent leurs proies. - le trafic routier qui tue plusieurs milliers d’oiseaux chaque année. - les cheminées responsables de nombreux accidents (un simple grillage posé sur le conduit suffit à éviter ce genre de soucis.
Daniel Lamy