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Les Monuments par Yves Fougerat

Histoire et monuments par Yves Fougerat



    L’église de Saint-Laurent
Composée de trois travées, elle fut commencée au XIIe siècle et terminée au XIIIe siècle. Elle s’agrandit d’une nouvelle travée puis de deux autres en 1510, sous Edme du Chesnay, seigneur de Neuvy, qui fit également construire la chapelle St-Hubert, au nord, vers 1530.


    La chapelle de la Vierge (ou chapelle du Rosaire), au sud, date de la fin du XVIe siècle.
Le clocher ancien n’avait qu’une seule cloche jusqu’au XVIe siècle. En mars 1602, deux autres petites cloches ont été baptisées « Marcelle et Adrienne », puis en 1666, une seconde grosse cloche, rasé en novembre 1793 par le Sieur Pierre Paguignon, couvreur, a été remplacé en 1901, sur les même bases, par le grand clocher actuel. Dans celui-ci, on logea un gros bourdon, baptisé en 1902. Il y subsiste une des anciennes cloches, « Georges-Geneviève ».
  • Interrompu pendant la Révolution, le culte catholique ne reprit dans cette église qu’en 1803, avec le curé Barbot (curé de 1777 à 1813)
    Cette église renfermait un grand nombre de tombeaux datant essentiellement du XVIIIe siècle. On y enterra les personnalités locales, jusqu’en 1771. De nombreuses épitaphes recouvrant les murs et le sol ont disparu au fils du temps.
  • Le cimetière, attenant à l’église, a été utilisé jusqu’en 1880 environs, puis remplacé par le cimetière actuel à l’extérieur du pays.
  • Le plus ancien curé connu est le père Boutard, à la fin du XVIe siècle ; il fut le premier à tenir un registre d’état civil.


    La chapelle Saint-Marceau
Etait située à l’extrémité d’une allée du château qui aboutissait rue de Coudray (25 rue des Vignerons). Sa construction est très ancienne et antérieur à l’église. Elle faisait partie d’un prieuré et un cimetière y était accolé. De 1803 à 1815 elle servie de mairie. Depuis elle est devenue une habitation partiellement démolie par les bombardements puis reconstruite. Seules les fenêtres arrondies donnant sur la rue rappellent cette ancienne chapelle.


    La chapelle Saint-Adrien
Fondée en 1656, était à mi-côte de la « petite montagne ». Elle a totalement disparu.
(la petite montagne correspond à la route de Faverelle)


    La chapelle Saint-Nicolas
Etait située sur le quai de la Loire, à l’angle de la rue perpendiculaire à ce quai, appelée rue Saint-Nicolas. Construite pour les besoins du culte des mariniers, elle fut bénie en 1724 par l’évêque d’Auxerre. Transformé en habitation après la disparition de la marine de Loire, à la fin du XIXe siècle, elle correspond au 7, quai de Loire.


    Le château du Bois Réaux, à la sortie sud du pays (face à la centrale nucléaire de Belleville).
A été construit vers 1855 par le comte de Couessin. A quelques distances de celui-ci existait un ancien monastère dont on a retrouvé des ruines en 1824.



    Les autres monuments de Neuvy sont en relation direct avec l’histoire des XIXe et XXe Siècle.


    Monument de la guerre de 1851
En décembre 1851, un coup d’Etat eu lieu à Neuvy. Un obélisque élevé, pour commémorer ces événements, a été inauguré le 7 décembre 1902. Situé initialement au pied de la « Grande Montagne », ce monument fut déplacé face à l’Hôtel de la Paix, sous les seuls platanes subsistant le long du boulevard de la mairie. Au début du XXe siècle, ce boulevard était bordé de platanes sur toute la longueur de la traversée du pays.

« Le département de la Nièvre est très souvent remuant, et plus particulièrement Neuvy-sur-Loire, qui a ses révolutionnaires comme une grande ville ; depuis 1848, jusqu’en 1851, presque tous les hommes en état de porter les armes, dans la commune, avaient été affiliés à la société secrète dite : la Marianne. »
{Extrait des « Mémoires sur la vie malheureuse d’une officier français » par D. Chavanton (né à Neuvy le 15/7/1838)}




    Notre-Dame-de-la-Délivrance
La guerre de 1870 marqua également l’histoire de notre commune. La résistance contre les Allemands entraîna la prise de quatre otages le 27 décembre 1870. Peu après, une bataille entre les Français et Prussiens eu lieu au nord de Neuvy. Notre commune ayant été épargnée, on éleva la statue de « Notre-Dame-de-la-Délivrance » pour remercier la Vierge de sa protection.


    Monument de la guerre de 1870-1871
Un autre monument, commémoratif des armées de la Loire de la guerre de 1870-1871, est situé à l’entrée du cimetière actuel. Il fut érigé le 29 avril 1888, par souscription publique ; « A la Mémoire des soldats français mort à Neuvy-sur-Loire en défendant la Patrie contre l’invasion allemande ».


    Monument de la guerre de 1914-1918
Un monument, situé dans un petit square, rue Jean-Jaurès, rappelle les poilus de Neuvy, mort pendant la guerre 1914-1918.



    Monument de la guerre de 1939-1945
Le plus grand désastre, qu’ait connu Neuvy, date de la seconde guerre mondiale.
Dans la mairie actuelle, une plaque porte les noms des 129 morts tombés lors des bombardements alliés des 17 juillets, 2 et 7 aout 1944.
Ce nombre important de victimes civiles et les 360 blessés (sur les 1000 habitants environs) ont été le lourd tribut payé par Neuvy à la libération.

La « Croix de Guerre » avec étoile de bronze, remise le 31 juillet 1949 par M. François Mitterand, alors ministre de l’Information, en présence du maire, M. Bienfait et de nombreuses personnalités, fut un grand honneur, mais une piètre consolation pour notre commune.
Cette distinction était cependant un hommage adressé aux morts, aux blessés, à leurs familles et à tous ceux qui, de toute la région, sont accourus pour porter secours à ces victimes innocentes.

La Croix de Guerre était accompagné de la citation suivante : « Malgré les bombardements qui ont tué 129 de ses habitants et détruit une grande partie de ses maisons, a conservé son patriotisme fervent et continué à apporter sa part à l’effort libérateur commun. Émouvant exemple de stoïcisme, d’indéfectible patriotisme et solidarité dans le malheur. »

    Les attaques aériennes massives, effectuées par l’aviation anglo-américaine, ont eu lieu dans les mêmes conditions et à la même période qu’à Nevers (bombardé le 16 juillet 1944) ou Sully-sur-Loire (bombardé le 6 juillet 1944) et n’ont jamais officiellement été expliquées. Comme dans de pareil cas, des rumeurs ont circulé pour essayer d’expliquer ce qui, pour le commandement des alliés ne fut certainement que de simples opération de nettoyage, difficilement justifiable vue l’ampleur des dégâts.



Source : extrait de : Neuvy-sur-Loire ; Le commerce et l'industrie aux XIXe et XXe siècles. par Yves Fougerat

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