Si tu ne parles pas, tu meurs. Si tu parles, tu meurs. Parles et meurs !
NOTRE COMMENTAIRE
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Il y a une dignité quelconque que le peuple algérien n’a pas encore acquis. Elle lui reste, à la gorge, comme une frustration démoniaque, consternante et démoralisante. Celle qui contente le dogme statique d'un côté, elle déshérite de l'autre la personnalité, revenant à chaque être, de sa fierté.
Mais insatisfait, cet autrui est continuellement agressé de moult bassesses ignobles. Il dit heureusement son désarroi ! Facebook est là pour l'aider, lui ouvre une page ! Au-delà du facultatif, aucune parcelle commune n'est délaissée aux despotes, au népotisme, aux rentiers, aux prédateurs...
Les « moudjahidine » finalement comme à leurs habitudes, ne comprennent toujours pas que le pays et sa mémoire n’ont pas été expropriés par leurs « inspections générales » ! L'oeuvre de tous est une Algérie de maintenant, érigée tel un rêve de tout-de-suite...
Et ne dite rien à vos pères, à vos héros et à votre Histoire... s’ils ont la malveillance de se faire gâter, avant leurs concitoyens, de privilèges. On vous accusera devant la maléfique tradition, dont le peuple n'y croit pas, alors qu'il est dépossédé de la plus harmonieuse !
Les mécontentements sont aussi générationnels, que cela agace ou déplaise aux idéologies qui croient mettre le penseur « plus important » que l’acteur même. Celui qui s’expose à porter les stigmates de sa lutte, hautement significative pour distinguer son destin, est concerné à plus d'un titre.
Notre jeunesse qui a préférence pour la "Harga", pense d'abord et surtout pour la beauté. Que cessent alors les laideurs, pour laisser la place à la joie et aux charmes de la vie la plus simple.
Les jeunes algériens rebutent les tuteurs éternels, que la mémoire a structurés, pour tronquer la dignité de tous. Et en brisant l’amour envers notre Histoire devenue introuvable, ces vigiles sont-ils des esthètes ! Oh ! Que non ! Alors qu'ils rendent à qui de droit le pays tel qu'il, caricatural ou saint !
Notre autre sujet, sur les jeunes en prise avec les receleurs du TRABENDO de la mémoire !
Y’en a marre,
Amis citoyens,
y'en a marre de voir les acquis de la glorieuse révolution de novembre bafoués par des graphistes du dimanche,
y'en a marre de voir les notions les plus élémentaires d'esthétique et de sens foulées au pieds,
y'en a marre d'avoir des remontées acides quand on voit les billets de 2000 DA,
le logo du cinquantenaire est la cerise avariée qui fait déborder le vase d'humeurs digestives. Unissons-nous et montrons-leur ce que c'est qu'un logo qui fout pas la 7chouma. T7AMAWWW!!!
Nous, Algériennes et Algériens, refusant le mauvais goût, la laideur, la médiocrité et l'oppression esthétique, organisons un concours destiné à chacune et chacun d'entre nos compatriotes qui refuse de se soumette au pas beau.
Vous devez dessiner un logo célébrant les 50 ans d'indépendance notre pays. Le plus beau logo sera affiché sur les profils des membres du groupe et sera placardé dans les rues d'Ager, de Setif, de Bejaia, de Guenzet et de Bougaa (liste non limitative des communes dont les murs ont d'ores et déjà déclarés leur soutien à la beauté et au bon goût) assurant au logo choisi une postérité éternelle et une reconnaissance authentiquement populaire et démocratique.
Vous avez jusqu'au 15 juin 2012.
Les graphistes algériens contre le logo du cinquantenaire