Galaxie Diplomatique
Communauté : Historique du Hobby Francophone
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Communauté : Historique du Hobby Francophone
Historique rapide du Hobby francophone
Publié sur 18centres le mercredi 17 août 2005, Écrit par Yann Clouet
Les pionniers
Beaucoup de joueurs ont découvert Diplomatie via Internet et ses différentes communautés. Pourtant, le hobby face à face et avant lui le hobby postal sont actifs depuis maintenant près de 25 ans en France.
Dans un premier temps, au début des années 80, le principal vecteur de communication entre les joueurs étaient les fanzines du hobby postal. Et puis ces joueurs ont eu envie de se rencontrer en face à face, et des clubs se sont formés, et des rencontres informelles (sans concept de tournoi) ont été organisées. Il existait à l’époque de nombreux clubs qui pratiquaient Diplomatie comme le Club Loisir Dauphine, l’AJT (Association Jeux Tactiques), le Fer de Lance (Antony), le Club du Fléau d’Acier (Levallois) et d’autres fédérés au sein de la LICJS (Ligue Interclub des Jeux de Simulation).
En 1985, le premier championnat de France a été organisé au CNIT dans le cadre du salon des Jeux de Réflexions.
L’age d’or
Au début des années 1990, le relais a graduellement été pris par la FFJDS (Fédération Française des Jeux Diplomatiques et Stratégiques), pour ce qui reste encore la période de référence du hobby, en terme de nombre de tournois organisés et de taille des tournois. Autre caractéristique, à l’époque les tournois étaient organisés partout et pas uniquement sur Paris. Notamment, le championnat de France a pendant 2 ans été organisé par étapes (en 1993 et 1994) avec une étape dans chacune des provinces de la carte de Diplomatie.
C’est à cette époque que le concept d’EDC (European DipCon) a été lancé et que l’EDA (European Diplomacy Association) a été fondée sous impulsion française. La première édition de l’EDC s’est tenue à Paris organisée par la FFJDS, et elle reste le plus grand tournoi organisé en Europe à ce jour avec 194 participants.
Enfin, à cette époque, l’information sur les tournois était relayée par de nombreuses fanzines, dont les plus connues étaient :
Vopaliec (Voir, Parler, Lire, Ecrire), la seule qui soit encore en activité aujourd’hui.
Vortigern, sans doute celle qui avait le plus d’abonnés participants des tournois à l’époque
La lettre du diplomate, qui servait à la FFJDS a annoncé les dates de tournoi et en communiquer les résultats.
Les années tranquilles de l’ANJS
En 1995, suite à des dissentions internes et une certaine lassitude des organisateurs, la FFJDS a fortement diminué son activité. A la fin de l’année, plusieurs joueurs se sont réunis d’une part pour aider à l’organisation du championnat du monde en Décembre, d’autre part pour relancer le Hobby autour d’une nouvelle équipe, l’ANJS. Le Championnat du monde a joué de malchance car il a été organisé en plein milieu des grandes grèves de cette année, ce qui a empêché la majorité des joueurs français d’y participer.
L’ANJS (Association Nationale des Joueurs de Jeux de Stratégie - ils savent qu’il y a 2 ’J’ on leur a dit plus de 100 fois) a d’entrée marqué les esprits avec la très appréciée Ière Coupe de France par équipes (alors baptisée Trophée Inter-Ecoles, la plupart des équipes venant de grandes écoles ou d’universités) qui a réuni sur une seule ronde (!) 91 joueurs et 14 équipes. L’ANJS a ensuite pendant quelques années organisé régulièrement des tournois, mais quasi exclusivement en région parisienne.
L’ère de l’Internet
Vers la fin des années 1990, le Hobby connait un nouveau coup d’arrêt. Peu relayés, les organisateurs de l’ANJS vont peu à peu cesser leur activité. Pendant ce temps, la FFJDS qui n’a jamais été dissoute mais n’a rien organisé depuis 1995 va poser sa candidature pour l’organisation du championnat du monde 2001 (2 ans à l’avance) puis du championnat d’europe 2000 (1 an à l’avance donc candidature posée après la première). Les 2 candidatures seront un succès malgré la concurrence de plusieurs autres candidatures étrangères.
C’est à l’occasion de ces 2 tournois que l’on pourra mesurer l’ampleur de la déprime du Hobby : dans les 2 cas seul une quarantaine de joueurs français font le déplacement, là où les étrangers sont 80 lors du championnat du monde et 50 au championnat d’Europe !
Mais une fois encore le hobby va se relever, en partie grâce au passage à l’ère Internet (des sites commes 18centres ou diplomatie-online ont permis à des "vieux" joueurs de reprendre le contact avec le hobby perdu depuis longtemps, mais aussi à toute une nouvelle génération d’émerger, génération qui commence à très sérieusement pousser les anciens vers la retraite en terme de résultats dans les tournois), et en partie grâce à une organisation spontannée centrée autour de personnes et non plus d’une association :
En 2001, le championnat de France réunit 49 joueurs. A la fin de l’année le site 18centres est créé, suivant de peu le site diplomatie-online.
En 2002, des tournois réguliers sont de nouveau organisés à Paris tout au long de l’année (Coupe de Paris), tandis que le Grand Prix européen, lancé sous impulsion franco-belge, commence à faire voyager les joueurs. Le championnat de France avec 93 joueurs reprend sa place de plus grande convention de Diplomatie régulière dans le monde.
En 2003, des tournois hors de Paris sont lancés et le Tour de France vient compléter le paysage avec 8 étapes, bien que la plupart soient de très petite taille (1 table par ronde voire 2 pour Parthenay), à l’exception du monumental CDF à 119 joueurs. 10 français se rendent au championnat d’Europe et les vainqueurs du Grand Prix, champions d’Europe et du monde sont français. De la même manière, des joueurs étrangers viennent régulièrement aux tournois français et pas uniquement le CDF. Les ponts avec la Belgique et la Hollande sont notamment durablement établis.
En 2004, la nouveauté de l’année et du calendrier est le retour de la Coupe de France par équipes avec une nouvelle formule. Le TDF s’il n’a que 6 étapes voit des tournois prendre de la consistance avec systématiquement 2 ou 3 tables par rondes. la WDC et le Grand Prix restent chasse-gardée française.
En 2005, c’est l’explosion : comme à la grande époque, une vingtaine de tournois sont programmés dans l’année, et plusieurs tournois dépassent les 50 joueurs. Les Masters font leur retour. Enfin, le CDF revient sur Paris intra-muros et promet de revenir vers les cimes en matière de participants.