De nouveau, je sauvegarde des notes tirées du même fil de discussion. Mais qui font écho à des réflexions antérieures.
La nation est au territoire ce que le peuple est à la population: un fantasme idéologique.
L'idéologie, c'est la volonté de plier la catégorie du vrai et du faux à l'idée qu'on se fait du bien et du mal. [Gérald Bronner]
On me fait remarquer que « La nation est définie par la constitution, tout comme le statut de citoyens et c'est l'ensemble des citoyens qui sont le peuple. »
À l'heure où on s'intéresse à la façon dont le sexisme s'est inscrit dans le langage, il me semble fructeux d'y chercher la trace d'autres idéologies.
Les Indiens (d'Amérique) ne se reconnaissent pas en tant qu'Indiens. Cette désignation cache en fait une exclusion: les Indiens sont les non-envahisseurs européens, les autres. Ils ne constituent un peuple, mais des communautés, différentes, indépendantes, avec leurs langues, leurs coutumes, leurs modes de vie. Les traiter en vrac d'Indiens n'a été qu'un outil pour les nier, considérer que le territoire était vierge, vide, et donc libre pour la colonisation parce que non pas occupé par un État.
On a fait la même chose en Palestine.
Keywords: people constitution language
13 avril 2026