À propos d'un article du Monde (chronique de Philippe Bernard du 24 mai 2026).
Un sujet profond que les commentaires que je lis n'ont pas compris.
D'un côté, comme le remarque Geoffroy de Lagasnerie, toutes les opinions ne se valent pas, on ne devrait pas pouvoir nier le réchauffement climatique, l'évolution des espèces, la dangerosité du glyphosate ou le génocide à Gaza, du moins sans un raisonnement solide appuyé sur des faits. La science est morte, vive la recherche, disait Bruno Latour ; sans doute, mais certains résultats sont malgré tout assez solides, et ne devraient pas dépendre de l'opinion, fût-ce t'elle de la majorité.
D'un autre côté, le « ressenti », l'« opinion » sont en elles-mêmes (accord de proximité : bonjour Aurélien Barrau !) des réalités, des « faits », et la post-modernité s'est justement bâtie sur la circularité qui ressort de l'ambition de les accepter dans le champ de la recherche, avec toute la complexité que cela induit.
Keywords: feeling fact postmodernity
15 juin 2026