Agir est une plateforme des Shifters, et plutôt que de répondre à une enquête à son sujet, je me lâche à exprimer mes doutes.
J'applaudis des deux mains à l'activité dont je suis le témoin. En l'occurrence, d'une part le travail dans Time to Shift pour élaborer des arguments de discussion, et de l'autre le compte-rendu de l'enquête auprès des élus municipaux.
Les deux approches sont admirables, mais ne sont-elles pas le reflet de stratégies opposées, et donc motivées par le doute qu'elles ne soient l'une et l'autre ...inefficaces ?
Il me semble que les questions posées aux élus évitent soigneusement les sujets qui fâchent, donc le débat. Cela peut entraîner des candidats en leur montrant qu'ils ne sont pas isolés, qu'il n'y a pas lieu de craindre ce backlash écologique dont bruissent les media. Ce n'est pas honteux, mais cela tient de la prophécie auto-réalisatrice à la limite de la manipulation d'opinion. Bien joué au sens où ce sont les armes qu'emploient sans vergogne nos opposants.
Au contraire, Time to Shift prend le taureau par les cornes et se bat pied à pied. Là aussi, bravo pour un travail solide et qui me convainc tout à fait.
Mais précisément, il semble évident qu'on ne peut pas rêver pouvoir présenter ces arguments aux candidats à quelque élection que ce soit, ni aux électeurs.
Ce qui fait défaut, c'est un espace de délibération. Nous ne sommes pas, ni n'avons jamais été, « en démocratie ». Ça se saurait.
17 février 2026