On sait que la monnaie est créée (pour 90% au moins) par les banques privées, par le mécanisme du crédit. La contrepartie de la valeur créée ex-nihilo est la promesse de remboursement, la confiance du débiteur en ce qu'il pourra rendre l'argent qu'il emprunte, et qu'il va consacrer à quelque chose à quoi lui accorde de la valeur, et qui reste plus ou moins opaque au créancier. En cela, le crédit fonctionne comme un convertisseur de qualité en quantité.
Jézabel Couppey-Soubeyran fait remarquer qu'un deuxième mécanisme de création monétaire s'est récemment généralisé avec la financiarisation de l'économie : l'achat de titres.
Le problème de cet emballement de création monétaire est une augmentation artificielle des rendements des investissements financiers. Les retours sur investissement promis créent une concurrence déloyale aux investissements plus traditionnels, ce qui explique largement la désindustrialisation de nos sociétés : les capitalistes n'investissent plus dans l'économie réelle. Et bien entendu, ils n'investissent pas non plus dans le maintien d'un contrat social, ni dans la lutte contre le changement climatique ou la catastrophe écologique.
La bulle monétaire n'a pas besoin d'éclater pour avoir des conséquences délétères!
C'est sans doute ce qui explique plus que quoi que ce soit d'autre, les succès compétitifs de la Chine!
Keywords: bubble financialization money
13 décembre 2025