4 - Les problèmes de qualité ne remontent jamais assez en amont
Ils remontent difficilement pour trois raisons majeures :
Il en résulte que les remèdes apportés concernent beaucoup plus souvent les effets que les vraies causes.
Comment faciliter et organiser la remontée ?
Aucun "concepteur universel" ne peut prévoir, en dessinant un assemblage, tous les problèmes que cela peut poser à l'ouvrier monteur, au vérificateur, à l'emballeur, à l'usager...
Le regard critique de chacun de ces partenaires, polarisés sur leur spécialité, lui est indispensable.
Les freins à cette coopération sont bien connus :
6 - L'éducation des fournisseurs est possible
Pour faire de la qualité, l'usine doit partir de matières et fournitures sans problèmes.
Le premier réflexe du fabricant ayant des difficultés avec sa qualité est en effet d'accuser la matière, et ensuite les outils.
Il faut lui enlever ce genre d'argument. Ce n'est pas en multipliant les contrôles à 1'entrée de l'usine qu'on y parviendra ; d'abord parce que c'est très coûteux, ensuite parce qu'on ne fait pas du "bon grain" en extirpant le mauvais grain d'un lot pollué.
Il faut que le fournisseur maîtrise la qualité à chaque étape de sa fabrication et de ses propres approvisionnements.
Il est habituel de distinguer :
Ces actions ne se déroulent pas sans résistances aussi bien à l'intérieur de l'entreprise (bureau d'études) que chez les fournisseurs.
Il faut notamment se garder de dé-responsabiliser le fournisseur par une aide qui tourne à l'ingérence, ou de se lier par une collaboration trop étroite, empêchant le libre jeu de la concurrence.
Mais des contrats de progrès sont possibles, et à travers eux de nouvelles habitudes peuvent s'instaurer chez le sous-traitant.