Elle peut porter sur des faits , des idées , des opinions , des avis ou sur des sentiments.
L'interlocuteur répond ou non , se sent à l'aise ou frustré , aidé ou agressé , c'est sa perception qui compte et non pas l'intention de celui qui questionne.
- Questions fermées
Elles laissent peu d'initiatives à la personne interrogée . Elles amènent des réponses brèves , laconiques. Elles "ferment" le dialogue , elles peuvent arrêter le flot de paroles d'une personne prolixe.
- Questions alternatives
Elles obligent l'interlocuteur à choisir entre les deux éventualités qu'on lui présente. Elles masquent parfois une troisième possibilité à laquelle on n'a pas pensé. Elles sont dans une certaine mesure inductrices (voir tendancieuses).
- Questions entrouvertes
La réponse est contenue dans l'énoncé ; consciemment ou non on "souffle" la réponse. La personne se sent obligé de dire non pas ce qui est, mais ce qui devrait être.
Ex : Est-ce que..., pensez-vous que..., croyez-vous que...
- Questions ouvertes
En principe , elles laissent à l'interlocuteur une plus grande latitude de réponse. Ce sont les questions que posent les enfants.
Ex : Pourquoi..., comment..., parlez-moi... , et pour...
- Questions d'approfondissement
On recherche plus d'information en prenant appui sur tout ou partie de ce qui vient d'être dit.
Ex : Qu'est-ce que vous voulez dire...? , pourquoi dites-vous...? , comment ça ...?
Ne pas confondre avec des reformulations , ici les interventions sont interrogatives (attitude d'enquête).
- Fausses questions
Ce sont des phrases interro-négatives qui ont valeur d'affirmation.
Ex : Ne pensez-vous pas...? On exprime une opinion , un jugement.
- Questions muettes
Certaines questions se posent en silence simplement par un regard , un hochement de tête , une mimique. D'où l'importance de la possibilité pour chacun d'observer le comportement de l'autre.
- Feux roulants de questions
Eviter les enchaînements trop rapides question , réponse.
Utiliser les "accusés de réception", ils permettent un lien avec la question suivante et transforment un interrogatoire en dialogue.
Ex : oui... et à ce sujet, y a-t-il...? , bien... et dites moi maintenant comment...? , dans le même ordre d'idée est-ce-que...? ,d'accord je : vois... et dans ce cas...?
- Enchaînement de questions
Lorsque plusieurs questions sont posées à la suite , la personne interrogée ne répond vraiment qu'à une d'entre elles (souvent la dernière), n faut donc ne poser qu'une question à la fois afin d'assurer une progression logique.
- Questions trop longues
Scinder la question en deux :
-- Une phrase affirmative ,claire, qui expose l'objet de la question.Ce sera souvent, du reste , une reformulation de ce qui a été dit par son interlocuteur.
-- Une phrase interrogative courte qui est la question elle-même.
- Question sans réponse
Ou réponse non pertinente : reposer la question autrement.
- Questions de confirmation
On est parfois tenté ,pour gagner du temps , d'imaginer la situation et on se contente de "vérifier" en ne posant que des questions sur ce que l'on"croit"
Ex : Je pense que , c'est bien comme cela que vous faites ?
Il est difficile , dans ces conditions , d'oser dire non , si ce n'est pas le cas.
- Questions pièges
Prêcher le faux pour savoir le vrai.
La personne qui s'en aperçoit se ferme très vit. l'échange est plus efficace quand il y a transparence , franchise et naturel.
- Questionnaire
Se servir du questionnaire comme outil de préparation et de synthèse.
Ne pas se servir du questionnaire tel quel : Adapter à la situation et la personnalité que l'on interroge.
- Nécessité des questions
Amener la conversation sur le sujet, commencer à en parler d'une façon naturelle , puis laisser la personne continuer à traiter le sujet en donnant en ordre ou en désordre les informations qu'elle détient.
Par la suite , si l'entretien dévie on commence à poser des questions.
- Techniques utilisées
Ne pas les souligner , les rappeler constamment.
Ex : Si je reformule ce que vous dites... Je vais vous poser une question...
- Les sept questions de Quintilien (1er siècle après J.C. )
Elles permettent de reconstituer les "circonstances":
QUI (la personne) - QUOI (le fait) - OU (le lieu) - PAR QUELS MOYENS (les moyens) POURQUOI (les motifs) - COMMENT (la manière) - QUAND (le temps)
- Note :
Chaque fois que nous posons une question , c'est une intrusion dans le cadre de référence de l'autre.
Celui qui mène l'entrevue crée une situation de dépendance.
Cela renvoie à d'autres situations , pas toujours agréables , où il fallait savoir , où il fallait répondre sous peine de sanction : interrogations , examens ...
C'est peut-être la raison pour laquelle si peu de personnes osent dire : " je ne sais pas ! "