Les 7 principes d'action
1 - L'objectif de qualité doit être un objectif de compétitivité et de rentabilité
Il est faux que "la qualité coûte cher". Ce qui est coûteux, c'est l'élévation du niveau de performance.
Par contre, l'élimination des incidents fabrication et de défauts de qualité peut rapporter beaucoup d'argent.
Il est donc indispensable de faire ses comptes et de disposer d'une grille d'évaluation des profits et des risques liés à la qualité.
Ci-après, un modèle de grille relatif à une famille de produits donnée et à une classe de défauts particulière :
2- La mesure de la qualité - par la voie statistique - doit devenir familière à l'ensemble du personnel
- "Il n'y a de gestion que du mesurable".
- Pour que la qualité soit gérable, il faut que ses progrès et ses reculs puissent être mesurés rigoureusement et sans contestation.
- Or cette mesure ne peut se faire qu'en utilisant les méthodes statistiques.
- Mais cette nécessité se heurte aux réflexes du personnel (à tous les étages) qui se méfie de la statistique, assimile mal son langage, et qui se laisse beaucoup plus impressionner par l'événement ponctuel ou l'accident spectaculaire.
- Il faut donc d'abord expliquer que l'on ne construit pas un plan d'actions sur des cas particuliers, aussi frappants qu'ils soient pour l'esprit ni sur des montagnes de chiffres rebelles à toute interprétation.
- Il faut ensuite introduire les notions de moyenne, de dispersion et de corrélation, et les faire entrer dans le langage de la maison.
- Les séances de vulgarisation de la statistique doivent atteindre progressivement toutes les couches du personnel :
3 -Les messages de la clientèle et de la concurrence relatifs à la qualité doivent irriguer toute l'entreprise