Communications Post-Mortem : Les 'Book Tests' - Certaines des meilleures preuves, par Michael Tymn
Toute personne s'en remettant au site de référence sur Internet pour des informations sur les médiums de renom du passé, sera probablement amenée à conclure qu'ils étaient tous des charlatans. Les 'debunkers' ont pris le contrôle de la plupart des sites encyclopédiques populaires et leur mission est évidemment de discréditer, dénigrer ou anéantir tous les médiums; ils accusent les chercheurs qui ont conclu à leur authenticité, d'être des dupes et font appel aux pseudo-sceptiques pour rédiger la biographie des médiums.
Heureusement, la Society for Psychical Research (SPR) en Angleterre s'efforce à présenter les faits validés sur la médiumnité et autres phénomènes psychiques sur son site 'Psi Encyclopedia'. J'ai eu l'occasion de travailler sur plus d'une douzaine de biographies et autres sujets traités par ce site, dont un mis en ligne tout récemment, les 'Book Tests'.
Menés par Charles Drayton Thomas, un clergyman du Wesley et membre de la SPR, les 'books tests' (épreuves par les livres) sont regardés comme offrant les meilleurs éléments de preuve de l'existence de l'esprit. Thomas écrit en 1922 : "L'objectif principal de ces exercices, dit mon père, est de démontrer que les esprits font ce qui ne peut s'expliquer par la télépathie de l'esprit humain, une démonstration de nature à expliciter les preuves déjà existantes quant à la paternité des communications".
Thomas s'est particulièrement penché sur l'explication répandue que le medium lit dans l'esprit du consultant pour y trouver ses informations. C'est, dit-il, son père John Thomas, lui aussi clergyman du Wesley, qui lui a donné de façon posthume l'idée des 'book tests'. C'était au début de 1917, pendant une séance avec la medium britannique de renom Gladys Osborne Leonard, que le père et le fils des deux côtés du voile ont commencé à collaborer sur ces expériences.
Thomas père, mort en 1903, dit à son fils que les tests avaient été développés par d'autres dans une sphère plus avancée que la sienne, et l'idée lui fut transmise. À l'époque, Drayton Thomas (il utilisait son deuxième prénom) avait tenu plus d'une centaine de séances avec Mme Leonard, bien que par la suite ce nombre dépassa cinq cent. Il mentionne que les tests étaient secondaires à d'autres affaires dont lui-même et son père avaient discutées et que son père a aussi par ailleurs fourni d'autres preuves de son identité.
Drayton Thomas posait un carnet et une lampe allumée sur une table. Leonard prenait place à quelque distance de lui et après deux ou trois minutes de silence, elle entrait en transe. Tout d'un coup, d'une voix claire et distincte, l'esprit-contrôle nommée Feda, prenait possession du corps de Leonard et utilisait son organe de la parole pour relayer les messages de Thomas père et d'autres esprits. Il n'y avait aucune ressemblance entre la voix de Leonard et celle de Feda, qui parlait comme une jeune fille. En outre, Feda parlait avec un accent et écorchait fréquemment la grammaire.
L'idée derrière les 'book tests' était de communiquer les informations glanées par le père dans un livre de la vaste bibliothèque de son fils. Par exemple, lors d'une des premières expériences, le père dit au fils de prendre sur l'étagère la plus basse le sixième livre à gauche. À la page 149, au trois quarts vers le bas, il trouverait un mot ayant le sens de retomber ou trébucher (falling back or stumbling). Après sa séance avec Mme Leonard, le jeune Thomas rentra chez lui, chercha le livre et à la page se trouvaient les mots : " ... pour qui un Messie crucifié était une pierre d'achoppement insurmontable ". (to whom a crucified Messiah was an insuperable stumbling-block).
Le père expliqua au fils, par l'intermédiaire de Feda, qu'il était en mesure de capter "l'esprit du passage" plus facilement que les mots précis. Cependant, sur une période de 18 mois d'expérimentation, il put collecter de plus en plus de mots et de chiffres, passant progressivement de "impression" à "clairvoyance". Il était tout à fait clair pour le père qu'il expérimentait de son côté autant que son fils de son côté dans la matière. Les 'debunkers' ne semblent pas en mesure de saisir cela, dans leur esprit limité si le libellé n'est pas exact alors il y a fraude.
C'est certain que Mme Leonard n'avait jamais visité la maison de Thomas et ne connaissait pas la bibliothèque. Se rendant compte, cependant, que son subconscient pourrait avoir enregistré les informations contenues dans le livre lu il y a des années de ça, ainsi que son emplacement exact dans la bibliothèque, Thomas décida de mener l'expérience avec les livres dans la maison d'un ami. Il informa son père de son plan pour que celui-ci sache où chercher. Lors d'un de ces essais, Feda dit à Thomas que sur la page 2 du deuxième livre à droite sur une des étagères, il trouverait une référence à la mer ou à l'océan. Elle ajoute que le désincarné Thomas n'en est pas sûr, car il a l'idée mais pas les mots. Lorsque Drayton Thomas prit le livre sur l'étagère dans la maison de son ami, il put lire : "Un marin de premier ordre, vieilli entre ciel et océan".
Lors d'une autre expérience, Drayton Thomas devait regarder à la page 9 d'un livre, où il trouverait une référence à l'évolution des couleurs. Thomas trouva "Le long de l'horizon nord, le ciel change soudainement du bleu clair à une couleur de plomb sombre". Lors d'un autre test, Feda dit à Drayton Thomas de chercher un livre à un endroit précis sur l'étagère, il y trouverait des mots ressemblant à "A-sh-ill-ee" sur la couverture. Feda expliqua qu'elle donnait le son mais pas l'orthographe correcte. Une fois rentré, Thomas alla à l'endroit exact indiqué par Feda et trouva un livre écrit par Mme Ashley Carus-Wilson.
Lors d'un autre essai, Feda rappela à Thomas les quelques cognements étranges qui s'étaient récemment produits dans sa chambre et elle le dirigea vers le haut de la page 17 d'un livre sur la deuxième étagère, cinquième à partir de la gauche. Thomas y trouva un volume de Shakespeare avec les mots: "Je ne te répondrai pas avec des mots, mais par des coups".
Sur une période de deux ans, les chercheurs père et fils ont effectués 348 tests dont 242 ont été jugés positifs, 46 indéterminés et 60 sont des échecs. Le désincarné Thomas a expliqué les échecs par son incapacité à poser l'idée dans l'esprit du medium ou à la distorsion du message par l'esprit du medium. Toutefois, si vous consulter les références citées par les 'debunkers', tout ce que vous trouverez sont les échecs ou les conclusions de soi-disant chercheurs qui n'ont pas obtenu des résultats aussi conclusifs que ceux de Thomas. Pour en savoir plus sur les 'book tests', allez sur le site de la SPR UK.